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L’insipide révision de la constitution qui échappe aux Algériens



Depuis le 3ème mandat du président, la panne de la république


lundi 13 avril 2015
par Damien Djamel Bouch’Raf


Ebruiter que le projet de révision constitutionnelle est prêt, voilà une "Nième" comédie que les Algériens consomment stoïquement, sans réagir. La population indifférente, la classe politique de la majorité "officielle" adhère au partage de la rente et l’opposition est aplatie au régime de l’impuissance. L’Algérie a pourtant croisé une pétition bien prometteuse : APPEL A FAIRE FRONT CONTRE LA REVISON DE LA CONSTITUTION AVANT LES ELECTIONS PRESIDENTIELLES D’AVRIL 2014... Nous y sommes donc !

Voir en ligne : Notre dossier : Algérie et révision constitutionnelle

APPEL A FAIRE FRONT CONTRE LA REVISON DE LA CONSTITUTION AVANT LES ELECTIONS PRESIDENTIELLES D’AVRIL 2014

Nous demandons au Président de la République de ne pas réviser la Constitution avant les prochaines élections présidentielles, nous y voilà.

Le vacarme autour de la révision constitutionnelle est revenue comme un rhume de printemps en ce mois de mais 2015 en Algérie. Un cinéma organisé, via certains médias, par l’alliance présidentielle semble secouer le grand sommeil du raïs. Sinon se distinguer à travers sénat et assemblée nationale, interposés en des partis dominants ces institutions électives du pays, on a parlé du délabrement constitutionnel…

Voir aussi :
- ALGERIE : La RDN « Révolution Démocratique Nationale » reportée… PARTIE REMISE !
- Algérie : impérative élection et facultative révision constitutionnelle
- Dernier sujet - L’Algérie : données reluisantes jusqu’à 2013.

L’opposition démocratique a vu partir en vrilles ses plumes quand le FFS se mis en discordance avec les restants des personnalités et partis se situant en dehors du pouvoir. La constitution ne la concerne pas. Mais le débat de cette opposition est dégradé de son objectif de démanteler le régime, à celui du contenu de la revendication. Les opposants sont déconnectés de cette primordiale révision de la première loi du pays.

Une histoire de coqs recherchant le leadership dans le poulailler, voilà comment se présente les partis gravitant autour de Bouteflika. De l’autre camp aussi, la société civile est inaudible.

Donc c’est au président du conseil constitutionnel de rompre lui aussi le silence. Mr Mourad Medelci dit n’avoir pas de saisine de la part du premier magistrat du pays, dans ce sujet de l’APS. Donc on ne voit même pas de projet, mais on fait du vacarme. Ouyahia a terminé une mission, de consultations, restée muette...

Le protocole des politiciens qui ont la gouvernance de la rente

Ont soulevé la révision tant attendue, des déclarations de Saâdani, Bensalah et Larbi Ould Khelifa, respectivement secrétaire du parti FLN le 1er, membre du RND pour le 2ème et président du Sénat, puis du parti FLN aussi le président de l’assemblée nationale pour le 3ème.

- Ce dernier a annoncé, à la Télévision nationale, avoir reçu une mouture du projet «  il y a 15 à 20 jours  » et que «  la révision constitutionnelle sera profonde  ».

- Amar Saïdani, en prise avec une sédition dans son parti, soulève tantôt la révision constitutionnelle tantôt un changement de gouvernement, cherchant à briller.

- Et le président du Sénat, rejoignant le discours qui a pour pertinence la démagogie d’un sérail navigant en plein paix sociale, a eu ce commentaire : «  la séparation des pouvoirs, l’indépendance de la justice, les libertés individuelles et collectives  ».

Les spéculations ne diffèrent pas mais provoque un fatras débridé. Un tel débat sur la constitution, dont l’Algérie profonde ne fait qu’ignorer, est suspendu à la saisine. Si l’Algérie a surmonté d’avoir trouvé son unique présidentiable, que la diplomatie internationale visite continuellement comme une thérapie au vide politique et au retard d’un pays déshérité de sa constitution, elle se résigne à laisser faire.

Bien avant que le président se soit reconduit pour un 4ème mandat, le projet de révision de la constitution algérienne était sur table, un trou béant dans un système juridique qui vit sans repères. Un Etat sans constitution porte surtout le déficit flagrant et voulu : aucun projet national que la société peut se permettre de défendre...

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