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La Russie prend la place qu’on lui a déniée



Des séditions dans la diplomatie hostile à Moscou


vendredi 10 avril 2015
par Hugo Mastréo


Le chef du gouvernement grecque Alexis Tsipras s’est rendu à Moscou, ce qui a donné un traitement médiatique incroyable par rapport aux réalités. Qualifié en visite de travail qu’une demande de crédits qu’Athènes n’arrive à les obtenir en Europe unie, le gazoduc russe arrive par l’Europe de l’est en abandonnant l’Ukraine, la géographie de son itinéraire est changé désormais. Mais il n’est pas le seul à défier la doxa atlantiste qui incite à la guerre, voire celle qui entretient le plus ancien conflit au Proche-Orient de la colonisation de la Palestine par l’Etat hébreu.

Voir en ligne : Notre dossier : Russie et Poutine

Une délégation de parlementaires français du parlement et du Sénat effectuera une visite officielle en Russie du 9 au 12 avril, conduite par le président de la seconde chambre. Elle assistera au colloque "Avenir de l’Europe. Réalités et perspectives". C’est aussi l’un des rapprochements qui prépare un avenir très proche, de l’anniversaire de la 2ème guerre où la Russie compte se réhabilité dans les opinions qu’on croyait en adversité.

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Les analystes économiques de plusieurs agences, dont la célèbre « Bloomberg », n’en reviennent pas, l’économie russe se porte bien. Les sanctions du camp occidental font subir davantage un revers aux pays qui les ont suivies et décidées, alors qu’une croissance de +0,4% au quatrième trimestre de l’année 2014, est globalement jugée positive puisque l’hostilité américano-européenne, n’a eu aucun effet.

Plus frappant aussi, après que le rouble a vacillé en fin 2014 face à une spéculation féroce, il est vite redevenu une des monnaies les plus performantes sur Terre depuis le début de 2015 avec une appréciation de +4% qui tenu sans relâche pendant le 1er trimestre. Plus surprenant encore, un retour massif des investisseurs internationaux sur le marché des obligations et des investissements russes. Ils ont généré une croissance de 7%, lors de cette première période de l’année.

Il y a quelques semaines un autre groupe de députés a aussi été à la rencontre du dictateur Bashar Al-Assad, qui a plongé son pays dans une guerre civile et est devenu incontournable pour contrer le premier Etat terroriste de l’islamisme armé proclamé sur les territoires à cheval entre la Syrie et l’Irak. Si la situation syrienne n’est pas liée directement à la Russie, la position de cette dernière est finalement prise en considération.

Mais c’est le 60ème anniversaire de la seconde guerre mondiale où le rôle de l’ex URSS est historiquement reconnu dans la chute du nazisme hitlérien. L’une des premières personnalités a déclaré qu’elle sera officiellement présente à cette commémoration, c’est le président tchèque.

Le tollé cette fois a été exprimé par l’ambassadeur américain, lequel a été nié par les européens et la classe politique du pays. Les festivités du 9 mai prochain en Russie ont été dans la réplique du président tchèque, Milos Zeman qui a rappelé la libération de son pays par l’ancienne puissance communiste.

A cela se rajoute le rapprochement avec la Hongrie, le président Orbán a reçu Vladimir Poutine le 17 février à Budapest pour une visite qualifiée de "précieuse" par la presse hongroise. Cet autre rapprochement avec la Russie a été sanctionné par la signature de plusieurs accords économiques, à la barbe

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