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L’alerte algérienne contre les djihadistes se tourne vers la coopération...



4 "C" : Conflit - Confinement - Conciliation et arrive la Coopération (avec partenaires)


jeudi 2 avril 2015
par Hugo Mastréo


Dans un article de Florence Gaub, de l’Institut d’études de sécurité de l’Union européenne (IES), publié sur ISN (un site d’informations allemand) spécialisé en relations internationales et sécurité, l’expérience algérienne, en matière de lutte contre le terrorisme local, est présentée sous la formule des « trois C » (Conflit, Confinement et Conciliation). Pour cette experte, c’est une démarche concluante, mais l’avenir demeure incertain et la menace présente, dans sa nouvelle version après le "Printemps Arabe". Elle n’est plus interne, comme par le passé. Donc un "4ème C" (Coopération avec les voisins et le Monde) est en perspective d’être rajouté.

Voir en ligne : Notre dossier : Algérie

Voici le sujet en question, sur L’Algérie

L’Algérie reste largement épargnée des troubles surgis depuis 2011 dans son environnement géographique. En dépit de l’illégitimité du pouvoir qui a même arrogé un 4ème mandat à Bouteflika, physiquement avachi par la maladie, le pays a traversé la période des contestations, mais est aujourd’hui en alerte contre le "djihad".

L’armée de l’Algérie, qui a toujours été l’épicentre de la politique du pays, se prépare à ce qui l’attend d’être encore une autre bataille cruciale contre le terrorisme. Il a été fait usage des trois C, utilisés avec succès au cours de sa lutte contre le terrorisme dans les années 1990, le confinement, conflit et conciliation, maintenant il faut ajouté une nouvelle pratique : la coopération avec les partenaires.

La prophétie de la conciliation accomplie.

Quand l’attaque de Tiguentourine, à In-Amenas, est arrivée, la crise malienne vivait l’intervention des pays africains soutenus par la France. Bien que les assaillants qui ont visé le site gazier du sud-est, venaient de l’ouest africain, ils ont transité par la Libye où ils ont certainement acheté leurs armes. Et d’où il leur a fallu traverser seulement 30 km, pour accéder à L’Algérie. Depuis l’Algérie a adopté une nouvelle stratégie de lutte contre le terrorisme qui espère toujours à se raviver.

En effet, les noyaux de criminels qui rodent en Algérie ont des difficultés de recruter, depuis même les années 2000. Cependant le récent assassinat du touriste Hervé Gourdel et l’attentat qui a visé l’armée, le lendemain de l’élection du controversée du 4ème mandat au président (22 morts), sont l’œuvre du même groupe, considéré comme le plus fourni d’hommes armés, et qui a été démantelé depuis. Maintenant, la Libye est le foyer que l’Algérie tente d’apaiser.

Les éléments isolés à l’intérieur et la porosité des frontières.

Nos articles : l’insécurité en Algérie
- Algérie : le DRS et le grand trou noir.
- Les djihadistes algériens parlent à visages découverts
- Le général Toufik, Mohamed Médiene, bat le record mondial de longévité au poste de chef de services secrets.

Aussi bien l’attaque de Tiguentourine que le désordre libyen ont accéléré une réforme des services secrets, le fameux DRS qui avait été le principal organisme, face à la menace du terrorisme. Une nouvelle présentation, des hiérarchies et répartition des tâches, l’a restructuré. L’affaire d’In-Amenas fut un échec pour les services secrets, du fait qu’ils n’ont pas anticipé son évitement, avec le renseignement. Le DRS fut revu à la baisse devant les forces d’intervention...

Trois des unités de base du service, les sous-directions ont été enlevées : la sécurité militaire, la Direction de la police judiciaire ainsi que le centre de communication et de la documentation, qui est en charge des relations avec les médias. Leurs missions, même certaines archives (fichiers) du ministère de l’intérieur et de la gendarmerie, ont été rattachées directement au chef des forces armées et du personnel. Le renforcement des forces d’intervention par rapport aux renseignements est perceptible par l’augmentation du nombre de régions militaires, passant de 7 à 8.


- 1 - Confinement : empêcher les terroristes venant de l’étranger à venir exacerber la menace interne, toujours dilettante quand de plus jeunes Algériens risquent de se faire enrôler par des "djihadistes" aguerris, venant de Libye, du Mali et de Tunisie.

- 2 - Conflit : cela signifie la guerre. Le dispositif de défense de l’Algérie est plutôt restreint. L’article 26 de sa constitution interdit essentiellement l’utilisation de la force contre d’autres pays et limite ainsi le déploiement de l’armée uniquement sur le territoire algérien. D’où les positions pour les conflits du Mali et du tout dernier du Yémen... Donc, l’ordre intérieur est indiqué dans l’esprit de la première loi nécessite l’élimination des foyers récalcitrants.

- 3 - Conciliation : pardonner aux repentis aux mains propres. Amnesty et réconciliation, est une boîte à outils anti-terrorisme. La Décennie Noire a été violente et traumatique, avec 150 000 personnes tuées, jusqu’à 10 000 disparus et des dommages évalués à 20 milliards de dollars des infrastructures. Le gouvernement a accordé l’amnistie à tous ceux qui ont renoncé à la violence dans les quatre mois qui ont suivi la promulgation de la « loi de concorde civile.

- 4 - Coopération : plus on a de fous dans le monde arabe et musulman, plus les "djihadistes" auront tendance à regagner les foyers de troubles. La Libye point chaud dans le paysage algérien !

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