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BHL ouvre les portes de l’Elysée aux Peshmergas



Le projet de délimiter un Kurdistan entre des mains parisiennes


mercredi 1er avril 2015
par Rebel Kazimir


Ce qu’il n’avait pas réussi à créer même pour la Syrie, BHL le tente avec les peshmergas irakiens, voire tous les kurdes. Le philosophe qui a une main dans le chaos libyen et celui de l’Ukraine où il a été accueilli à bras ouvert, a réussi une similaire démarche avec les kurdes dont le combat, sous diverses formes et dans plusieurs régions de l’orient, date de plusieurs décennies. Cette fois, c’est l’argument de la protection des chrétiens du Moyen-Orient qui est mis au devant.

Voir en ligne : Notre dossier : Peshmergas

Les zones majoritairement kurdes sont en clair.

Une délégation des responsables militaires des Peshmergas irakiens sera reçue à l’Élysée, aujourd’hui, par le président François Hollande. Une diplomatie parallèle à l’institution du ministère français des affaires étrangères, qui passe par son forum qui a été refusé par l’opposition syrienne, y compris celle entretenue par les monarchies du Golf arabique comme le Qatar et l’Arabie Saoudite.

A l’invitation de La Règle du Jeu (revue littéraire) dont le directeur est Bernard-Henri Lévy, les principaux chefs Pershmergas du Kurdistan irakien seront à Paris ce mercredi. Ils seront reçus par François Hollande et les autorités militaires françaises, d’après les premières publications citant ce fait. Voici l’article publié à ce sujet ICI.

Reprenant du service, après la vexation qu’il a essuyé en Tunisie en essayant de pénétrer le pays, BHL a décidé de donner un coup de pouce, aux militants armés qui ont, des décennies durant, tenu la résistance de cette ethnie déchiquetée entre principalement tous les trois pays : Iran, Irak et Turquie. Ils sont 900 000 Kurdes à vivre en Allemagne, soit la plus grande diaspora kurde dans le monde, dont celle des USA, d’Australie, du Royaume-Uni et de France.

La question des chrétiens d’orient et des minorités dans la violence terroriste.

C’est la manière la plus ardue, la voie idéale, pour susciter, telle une accélération des faits. Un changement de rapport de force dans ce qui passe actuellement avec l’explosion de l’islamo-terrorisme, dans cette zone du Moyen-Orient où les géostratégies poussent aux conflits.

Tellement l’histoire des Kurdes s’y prête à reconfigurer la géographie régionale, le scénario libyen consistant à trouver des opposants qui tombent dans le besoin de publicité pour des actions politiques de BHL. Des révoltés souvent livrés à la solitude et se retrouvant à portée de toutes les manipulations qui se présentent.

Le projet d’un « grand Kurdistan » est né à la fin du XIXe siècle. Divisés depuis 1639 entre les Empires perse et ottoman, les Kurdes revendiquent à l’époque l’unité d’un territoire où leur peuple, d’origine indo-européenne, vit depuis l’Antiquité. En 1920, après la chute de l’empire ottoman, les puissances alliées promettent la création d’un grand État du Kurdistan. Mais celui-ci ne verra jamais le jour.

En 1923, le peuple kurde est placé sous l’autorité de quatre pays : la Turquie, l’Iran, la Syrie (protectorat français) et l’Irak (protectorat britannique). L’avènement du Daech contribue beaucoup à la concrétisation d’un Kurdistan auquel aspirent un peuple se plaignant d’une invasion de criminels...

Ce sont aussi les chefs militaires et politiques des Kurdes qui combattent l’Etat Islamique qui, après un voyage de BHL (comme en Libye et en Ukraine dont les problèmes ne se sont jamais résolus, sans de grandes douleurs, qui seront reçus à l’Elysée.

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