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Europeana, après Ariane, le réveil du vieux continent.




vendredi 5 décembre 2008
par Hugo Mastréo


Véhicule de la culture et diffuseur des œuvres, Internet permet désormais de consulter des contenus aussi variés qu’utiles... Europeana est le portail à découvrir ! Submergé par le flux d’internautes, il est actuellement en instance pour renflouer ses équipements... Voici la page actuelle, en attendant.

Voir en ligne : Europeana - LE SITE -

Initié par la France, le site « Euopeana » a vu le jour le 20 novembre dernier, à la grande joie des internautes les plus friands de matières culturelles. Avec la présidence française de l’UE (union Européenne) la coïncidence vaut son pesant d’or. Des institutions culturelles de l’hexagone et non des moindres : BNF (Bibliothèque Nationale de France), l’INA (Institut National de l’Audiovisuel) ou le Louvre ont fourni des documents, peut-être même des plus valeureux dont ils disposent.

Au lancement, 1 million de documents sont disponibles, ce contenu sera multiplié par 6 d’ici 2010 avec une réponse au multilinguisme continental. L’instance bruxelloise compte doter cette bibliothèque en ligne de finances adéquates pour accélérer ses performances. 120 millions d’€ sur la période 2009/2010 serviront à booster la numérisation qui est l’opération qui mobilise temps ainsi que moyens matériels et humains pour un usage optimal sur le Web. Et 40 millions pour améliorer techniquement les partages entre des peuples d’un vieux continent fortement versé à un multilinguisme, sa richesse par sa variété.

Image hébergée par servimg.com

On ne sait pas si les Latinophones sont pris en compte ? La traduction automatique ne peut s’imaginer sans une telle enveloppe, 23 langues à fournir. Et au bout de ces deux années, la question des contenus récents soumis aux droits d’auteur à rétribuer va trouver sa solution, des négociations sont en cours avec les éditeurs détenteurs des publications. L’épine dorsale qui fait ressortir les plus actuelles parutions en essais et autres littératures.

Inspiré et dû au farouche concurrent, ayant précédé dans ce créneau de mettre en ligne une bibliothèque, qui est le non moindre incontournable moteur de recherche Google qui a lancé (Google Book Search), Euopeana est venu par une alerte de l’ex président français Jacques Chirac. Il a été promptement soutenu par ses pairs dont : Espagne, Hongrie, Allemagne Italie et ¬Pologne. La touche de fierté pour mobiliser les européanistes est un même un slogan dédié à la numérisation : « mettre en ligne la mémoire de l’Europe ».

Le californien n’a pas été loin que proposer une page de recherche dédiée à son portail. C’est-à-dire dès qu’on indique « Google Book Search », on est dirigé sur une page qui vous demande d’inscrire le titre de l’œuvre recherchée. Il a d’ailleurs réussi sa convention avec les éditeurs qui, depuis 2005 date de la mise en ligne, a été discutée. Avec quelques années d’avance quelques 7 millions de livres sont numérisés.

L’opération de numérisation consiste à rendre en images numérisées, c’est-à-dire la reproduire dans un format image (JPG, GIF…) ou en forme PDF, toute œuvre en support papier ou bien celui de texte (Word) informatique. C’est une tâche non seulement très lourde du fait de la main-d’œuvre qu’elle mobilise. Puisqu’assez manuelle pour durer le temps que les scanners numérisent. Chaque page doit être confectionnée, scannée, pour qu’elle soit prise en charge ou être diffusable par Internet.

L’enjeu d’Internet passe pour une prouesse de l’humanité. Elle offre cet immense partage, aussi virtuel qu’il puisse être, il a la culture dans ces circuits. Tant mieux ! Si on fait de tels délices dans l’esprit de peuples unis : fertiliser la mémoire commune.

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Euopeana, après Ariane, le réveil du vieux continent.