POPULI-SCOOP : Info citoyenne & Actu critique

 


Afghanistan : une martyre que les religieux ont faussement accusée



La femme toujours victime d’horreurs et de crimes islamistes


mardi 24 mars 2015
par Azouz Benhocine


Accusée d’avoir brûlé un exemplaire du coran, le livre de l’islam, et non de l’avoir souillé par une une quelconque salissure, une femme afghane, répondant au nom de Farkhunda et âgée de 27 ans, a été lynchée par la foule surexcitée en plein rue. Avant de rendre l’âme, elle a été battue, écrasée avec une voiture et enfin son corps mis en feu, avant qu’il ne soit jeté dans une rivière de Kaboul.

Voir en ligne : Notre dossier : Afghanistan

Après ce crime collectif, qui s’est déroulé jeudi 19 mars et commis par plusieurs hommes, sous les regards indifférents de policiers complices, la femme s’avère innocente des faits qui lui reprochés. C’est le ministre de l’Intérieur, Noorul Haq Ulumi qui a déclaré devant la chambre basse du parlement afghan, qu’elle n’avait pas commis ce qu’il lui est reproché.

Articles simlaires.
- Crime d’honneur au Pakistan, femme lapidée en plein rue
- Livre : ma Vie à contre-Coran, une femme témoigne sur les islamistes

Lors de son enterrement, dimanche 22 mars, des centaines de personnes se sont spontanément présentées à ses funérailles. Mardi, 24 mars, Des milliers de personnes ont défilé dans la capitale afghane, réclamant justice pour cette femme que des soi-disant érudits de l’islam l’aient impunément tuée.

C’est après coup que le profil et les détails sur la personnalité de Farkhunda ont été connus. Il s’avère que c’est une femme pieuse. Lors de la cérémonie d’enterrement du dimanche matin, ce sont des femmes, militantes et membres de la société civile qui ont porté au cimetière le cercueil de la victime, pour apporter un cinglant démenti à la fausse accusation qui a causé son lynchage.

Un vent de changement de mentalité se dessine en Afghanistan.

Pour uniquement 3000 manifestants, selon les organisateurs, c’est l’un des plus grands défilés qu’a connu la capitale afghane, ces dernières années. Les manifestants ont appelé à une action contre les fonctionnaires et les chefs religieux qui avaient initialement soutenu le meurtre de Farkhunda, disant son assassinat était justifiable si elle avait brûlé des pages d’un Coran.

Les défiances contre les religieux, prenant la de résistance populaire, deviennent plus fréquents que par le passé, quand les talibans et Al-Qaïda tenaient le pays. Cette protestation pour cette femme massacrée sur une fausse accusation, est des plus imposantes qu’a connu la capitale Kaboul.

Depuis ce crime, 13 policiers ont été suspendus et environ une vingtaine de personnes arrêtées. Mais eu fur et à mesure que passaient les jours, la colère montait. Parmi la foule, étaient présents d’éminents militants des droits de l’homme qui se sont organisés ces dernières années.

Parmi ces derniers, Fatana Gailani, le chef du Conseil des femmes de l’Afghanistan. L’incident serait un nouveau catalyseur pour le changement dans une société traumatisée par la guerre, la corruption et le manque de leadership pour un changement qui libère l’emprise des religieux et des islamo-terroristes.

Pour rappel, le complot de l’Arabie Saoudite, des islamistes et de la CIA contre l’Afghanistan, afin de déloger un pouvoir communiste, a ruiné les libertés et mis les droits des femmes sous la conduite de la charia islamique. Outre bien sûr la tragédie de l’islamo-terrorisme qui se déverse sur le Monde.

Répondre à cet article