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Un activiste algérien condamné à 6 mois de prison : étude de cas…



Rachid Aouïn enfoncé devant la justice par les islamistes et les ONG


lundi 9 mars 2015
par Damien Djamel Bouch’Raf


Arrêté depuis le 1er mars, le membre du Comité national pour la défense des droits des chômeurs (CNDDC) en Algérie, Rachid Aouine a été placé en détention préventive le 3 du mois en cours, après son arrestation par la sûreté urbaine d’El Biodh d’Oued Souf, wilaya (département) d’où il est originaire. Il a été déféré devant le tribunal d’El-Oued et sera jugé lundi 9 mars, après donc avoir subi l’interrogatoire d’écriture du dossier d’accusation...

Voir en ligne : Notre dossier : Algérie

Pendant les deux jours qui ont suivi la descente de la police à son domicile, suivie de son arrestation, les membres de sa famille ainsi que ceux de la CNDDC ont organisé un sit-in pour réclamer sa libération, mais les forces de l’ordre se sont déchaîné, avec une rude violence qui a causé des blessés, pour le disperser.

Le militant de l’hygiène environnemental et de l’anti-corruption, électron libre

L’activiste algérien prend part à plusieurs actions à la fois, de lutte contre la corruption, des droits sociaux des chômeurs, des dénonciations des cas de torture, des manifestations des citoyens des zones du sud algérien et parmi ces dernières, celle en court, sur l’exploitation du gaz énergétique par la fragmentation des roches, à In-Salah. Des commentaires faites sur Facebook, l’activiste, [Rachid Aouine], est accusé d’« incitation à attroupement non armé », nuance capitale d’une loi qui lui fait risquer jusqu’à un an de prison.

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La prise en charge de son cas par la médiatisation et les ONG internationales des droits humains, qui dénoncent certes un régime autocrate, se retrouvent avec les derniers bastions du militantisme islamistes qui tiennent à intervenir, abusant encore les Algériens en manipulant la situation de ce jeune, à qui la justice a infligé six mois de prison. Par le passé, cette même justice a puni un certain bloggeur (voire sur Populi-Scoop), présenté par les médias comme ayant caricaturé le président, or ce n’était qu’un apologiste du terrorisme.

Une justice qui prête à ne rien communiquer sur sa procédure pour un justiciable commun, est présentée par ces ONG et autres journalistes comme celle de Bouteflika et d’un certain discours sécuritaire, c’est le ministère de la l’intérieur qui se porte partie civile. Cette diabolisation d’un tribunal qui vient de condamner sans rougir, a mesuré et la nature des incitations que fait ce citoyen…

Les Algériens et la rupture avec la manipulation obscurantiste : l’indigence de la théorie du complot pour une justice irréfléchie.

Internet a changé l’activité subversive en Algérie. Les islamistes restent sur ce terrain, avec l’usage intensif de la langue arabe, plus présents et devanciers aussi bien des institutions comme la justice ou bien de la communication des opinions républicaines des démocrates algériens qui trichent en assimilant les islamistes dans leurs rangs.

Les associations détenues par les islamistes et les activistes qui leur sont proches jouent pleinement la carte des ONG qui par le passé ont défendu des terroristes contre l’ANP souillée par des verbiages sur les « généraux »… Mais aussi, un juge ou un tribunal qui traquent une certaine subversion, sont dans l’ambiguïté de la sensibilité reprenant le sujet de la stabilité, le dernier argument de l’armée à propos des manifestations du gaz de schistes.

Un régime pourri jusqu’à la moelle qui tient le discours que certains troubles à la charge de la police, peut-il rendre le cas de cet « activiste » de la citoyenneté adossée aux cercles, comme Rashad et El-Karama… Mais d’un autre côté le mouvement Barakat qui s’implante à le défendre… Rachid exprime une déclinaison du quotidien où l’ONG internationale vienne avec les islamistes, pour un activiste qui suscite l’aspect que la loi a trouvé comme bouc émissaire…

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