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Kobané libérée : point stratégique où vit la communauté kurde



La géopolitique dessine l’Etat Kurde que l’Etat Islamique.


mardi 27 janvier 2015
par Azouz Benhocine


Les combats, pour le contrôle de la ville syrienne de Kobané, ont finalement pris fin après 4 mois de pilonnages incessants, que s’échangeaient les combattants Peshmergas et les djihadistes de l’EI (Etat Islamique). La victoire des premiers est maintenant à consolider, tellement l’enjeu, de cette ville stratégique dans l’ensemble des troubles de la région, est capitale pour tous les présents... En fin de lundi 26 janvier, 90 % de la ville de Kobané et de ses environs ont été libérés, s’accordent plusieurs sources à rapporter.

Voir en ligne : Notre dossier : Syrie - Irak - Daesh - Turquie - ISIS

Autour de Kobané, en territoire syrien mais aux confins même avec la Turquie, la forte communauté kurde est ancrée depuis des millénaires sur les territoires à cheval entre à la fois les deux pays mais aussi l’Irak. En effet c’est un enjeu stratégique, pour tous les Etats et les belligérants qui ont, chacun, joué son rôle dans ce qui est désormais la plus grande bataille de la crise syrienne.

NOTRE DERNIER ARTICLE SUR LES COMBATS DE KOBANE : La résistance de Kubané accuse Ankara de complicité avec les terroristes

Bashar vient de se rendre compte que les frappes aériennes de la coalition militaire dirigée par le Pentagone, contre les terroristes de l’EI (Daesh), lui sont désormais utiles. Il espère donc regagner du terrain en engageant pleinement son armée au sol. Son opposition est plus exigeante à son égard, et elle est déjà impliquée dans les combats contre l’invasion islamo-terroriste qui a ruiné leur initiative de débarrasser d’une dictature.

Dans un de ses rapports, la chaîne El-Jazeera a rapporté des armes lourdes ont été introduites dans la ville de Kobané, pendant la journée du lundi 23 janvier, par les Kurdes qui ont gagné du terrain. Ce qui expose les terroristes qui fuient avec leurs armes, dont des chars, aussi aux frappes aériennes organisées par les pays occidentaux.

Cette victoire du GPJ (Peshmergas) intervient une semaine après que ses derniers ont chassé les terroristes de la colline de Mishtenur, surplombant Kobane, à la suite de violents affrontements dans lesquels 11 djihadistes de l’ISIS ont été tués.

Voici le bilan, le seul officiellement proclamé, fourni par l’OSDH (Office Syrien des Droits de l’homme), qui rapporte que les bombardements de Kobane et les affrontements entre l’GPJ (Kurdes) et ISIS ont entraîné la mort de 1 313 combattants, au total. Les plus grosses pertes enregistrées sont les 979 membres de l’ISIS, dont 38 d’entre eux étaient des kamikazes qui se explosé dans la ville et ses environs. De leur côté, les Peshmergas ont perdu 324 combattants, alors que 12 combattants sont de autres groupes rebelles.

D’abord, il y a la Turquie sous un régime islamiste, dit « modéré » qui s’empresse de revendiquer son rôle, dans la victoire des Peshmergas animés par le PKK (Parti des travailleurs Kurdes), l’ennemi intérieur, qui depuis des décennies lutte en Turquie pour l’autonomie des territoires kurdes. Un opportunisme flagrant pour les islamistes d’Ankara...

Puis, quand le dictateur syrien accuse aussi ouvertement son voisin de complicité avec le terrorisme, outre l’opposition et les combattants Kurdes. Cette participation turque dans la libération de Kobané, de l’emprise des hordes du terrorisme de l’EI, tombe à l’eau.

La contre-offensive commencée mi-Novembre, par les troupes kurdes, est un prolongement à la résistance qui s’est installée dès l’arrivée des terroristes en 2013, dans 300 villages de la région, provoquant le déplacement de centaines de milliers de Kurdes.

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