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SARKOZY EN SYRIE, CE 3 ET 4 SEPTEMBRE 2008…



… ne sera pas commenté, ni analysé, par Richard Labévière.


mercredi 3 septembre 2008
par Hugo Mastréo


A la veille de la visite de Nicolas Sarkozy en Syrie, le président du pays d’accueil s’est exprimé sur France-3 ce mardi 2 septembre d’une manière à garder le cap sur les positions qu’il a toujours maintenues. Attendu pour ce mercredi et jeudi, 3 et 4 septembre, à Damas pour un sommet quadripartite regroupant : Syrie, France, Qatar et Turquie, Sarkozy est privé de l’un des meilleurs observateurs exerçants dans les médias français du service public.

Voir en ligne : Lire notre pérécedent sujet sur le licenciement abusif de Richard Labévière

Aux non-voyants cet article est vocalisé en MP3, écouter la version phonétique.

Cette quadripartite regroupe : Syrie, France, Qatar et Turquie. Sarkozy est privé, pour la circonstance, de l’un des meilleurs observateurs exerçants dans les médias français du service public.

Fortement précautionneux, Bashar Al-Assad a mis les points sur les « I » quant à l’actuelle administration américaine dont le règne est jugé, y compris par une majorité d’américains, des plus sombres qu’ont connu les USA. Il lui a endossé la fermeture, jusqu’à là, des perspectives de dialogue constructives de la paix. L’hôte de Sarkozy fait état d’une appréciation, histoire de préserver la volonté affichée par l’Elysée, de la démarche « il y a une nouvelle ère fondée sur la politique nouvelle de la France, une politique réaliste, pragmatique qui a pour but la réalisation de la paix et qui croit au dialogue »« Donc nous pouvons dire qu’il y a une nouvelle ère qui permettra de rechercher la stabilité », a-t-il souligné.

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Dire que le journaliste, Richard Labévière, écarté pour avoir interviewé Bashar Al-Assad voit maintenant qu’on s’implique et on fait à sa place ce qu’il avait entamé depuis longtemps et s’est même spécialisé en écrivant des ouvrages et d’innombrables articles à ce sujet. Son limogeage injustifié, discriminatoire est l’un des actes du "Maccarthisme" pro-israélien en France qui minent les efforts, biens difficiles mais les seuls espérés par l’humanité toute entière, de paix au Proche-Orient. Le président syrien a relevé avec une clarté encore plus audible que l’on s’attenait point : « Nous disons depuis plusieurs années que l’Europe est absente et qu’elle devrait jouer un rôle important dans toutes les questions importantes qui émergent aujourd’hui dans le monde ».

Le jounaliste et anlyste RICHARD Labévière

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La mise en quarantaine du journaliste va explicitement dans ce sens négativiste et dangereux qui perdure avec des préjudices accablants pour la paix. Laisser toutes les latitudes aux manœuvres préjudiciables d’une administration étatsunienne complètement décriée et perpétuellement contradictrice des moult efforts constructifs. Mais surtout, en ce concerne Mr. Labévière, priver l’opinion française d’abord et surtout elle, du fait d’un héritage gaullien de valeur consistant en une indépendance par rapport à l’atlantisme, particulièrement après sa révocation, d’un versant non négligeable et incontournable des évolutions, et de leurs interprétations richement commentées, dans cette région du monde. Ce grand reporter d’un service public a de réelles facultés dans la maîtrise de cette matière et nous y arrivons à une invalidité, bien médiocre, qui nous contente de verbiages laconiques à propos de cette visite.

Convoquée par la Syrie, cette rencontre regroupera outre les deux présidents français et syrien, le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan et l’émir du Qatar Cheikh Hamad ben Khalifa Al Thani. Le président français y va suivie d’une délégation des plus réduites. Accompagné par Bernard Kouchner, le ministre des affaires étrangères et seulement deux chefs d’entreprises, le PDG de Total Christophe de Margerie, qui pourrait conclure après la visite un accord pour étendre les sites pétroliers exploités en Syrie, et Jacques Saadé, président du transporteur maritime CMA-CGM, intéressé lui par le développement du port de Latakié. Cette réunion est en réalité un prolongement de l’ébauche UPM (Union pour la méditerranée) du fait que les contacts israélo-syriens connaissent un réchauffement.

Quand l’UPM (Union pour la méditerranée) passe sous la botte américaine, via Sarko et d’autres pions

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L’UPM a permis des initiatives louables d’ouvrir, comme briser, l’isolement de Kadhafi ainsi que du président syrien. Lequel depuis 2002, a reçu Jacques Chirac, était l’une des têtes à abattre de l’axe du mal et des pays voyous à détruire selon la politique américaine qui s’est estompée du fait de l’évolution de l’opinion mondiale avec le problème irakien, l’enlisement en Afghanistan et bien d’autres agressivités. Toutes les froideurs dominatrices sont relayées, avec un acharnement regrettable et avilissant de l’autonomie de la diplomatie Française en mesure de créer des alternatives de paix, par des ONG comme R.S.F. (Reporters Sans-Frontières) et des personnalités, y compris de la gauche socialiste inconséquente sur les questions proche-orientales, totalement inspirées par l’idéologie ultralibérale et conservatrice d’outre-Atlantique. Ce sommet comporte deux points essentiels.

Le premier s’inscrit dans la continuité du projet UPM qui a mis au devant l’acceptation d’Israël, par les autres partenaires, dans ce contexte qui propose de nouvelles relations européennes avec les Etats de la rive sud. Dans ce cas, seule une paix qui met fin à la spoliation des palestiniens de leur terre donc l’arrêt des colonies et la résolution de la question de Jérusalem comme capitale commune à deux Etats que les palestiniens admettent. Alors que la seule résolution onusienne existante à ce jour, concernant le sujet de cette cité, préconise cette ville sainte revenant à un Etat palestinien indépendant. Les autorités françaises continuent, comme pour mettre un wagon tricolore à la traîne de la locomotive USA, d’insister qu’ils parrainent derrière (mais pas avec) l’administration américaine « les discussions entre la Syrie et Israël, jusqu’à elles passeront au stade de la relation directe ». Cependant Paris attend en particulier « dans les deux-trois mois qui viennent au maximum... » l’échange des ambassadeurs entre les deux pays.

Le second point est de charger la Syrie, jugée proche de Téhéran tout en oubliant que même Hugo Chavez le vénézuélien ou bien la Russie et tant d’autres comme l’Algérie dont le président Bouteflika vient d’y effectuer une visite le sont aussi dans cette position, à faire entendre aux iraniens les mises en garde répétées concernant le programme d’enrichissement nucléaire. « Le temps ne joue pas en faveur d’une issue pacifique négociée », note-t-on à Paris.

Et là aussi, la sourde oreille des intégristes au pouvoir au pays des perses incombe-t-elle vraiment au Président syrien ou à l’Etat qu’il préside ?

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