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Bashar, les syriens disent : 42 ans Basta !



Les idées fantoches donnent une mission impossible à Lakhdar Brahimi !


samedi 18 août 2012
par Azouz Benhocine


Le pire régime familial, et illustre par sa criminalité parmi toutes les despotiques gouvernances arabes chassées par les peuples dès début 2011, se cramponne désespérément au pouvoir en Syrie. Et sans moindre perspectives qu’il puisse demeurer. Le lynchage de son leader Bashar Al-Assad est pour demain, sinon la Russie sera sa protectrice et pourquoi combien d’années après ?

La farouche volonté des syriens vaincra les arsenaux, puisque le retour à la paix ne peut plus désormais taire la guerre civile. Et Lakhdar Brahimi sait que le mouvement révolutionnaire, est noyauté par l’étranger et par les vandales de la truanderie locale, que Bashar et son entourage compte sur les militaires encore loyaux. Ces derniers se battront encore, car les rebelles jurent de toutes les pires vengeances.

A quels massacres s’attendent les militaires qui soutiennent Bashar, armes à la main ? Les actes criminels des rebelles sont dénoncés et par l’ONU, la férocité des révolutionnaires bloque les redditions des soldats...

Doyen des diplomates algériens en activité, cet émissaire est surtout, ce qu’on le dit pas, proposé principalement par la ligue arabe. Où il jouit d’un statut de prestige et organisation de laquelle aussi, il serait porteur d’une fausse alternative. Celle d’un cessez-le-feu et la mise en place d’un comité de transition, la seule manière de sauver le baâth.

Il avait refusé une première fois la mission, déjà qualifiée d’impossible, où Kofi Anan n’a rien pu faire. Pour ceux qui ne le savent c’est avec Lakhdar Brahimi que les USA peuvent s’impliquer, Kofi Anan est qualifié par la Maison Blanche comme plus gauchiste. L’Algérien revient boucher un trou béant, pour une médiation aléatoire et sans solution apparente dans les rouages inopérants de l’ONU. Il a déjà parlé de mois, il compte y rester pendant des sornettes et des échéances.

Le comportement de Bashar et des impérialistes est, identique, de mettre à genoux l’entité syrienne qui est amputée d’une partie de son territoire, aux mains d’Israël, le Golan. Pays aussi exposé au conflit du Proche-Orient à la première ligne, même quand l’Iran désire se doter de l’arme nucléaire !

Les diplomates arabes qui n’ont jamais rien pu faire pour d’autres conflits plus inadmissibles comme l’israélo-palestinien, sont ceux à qui l’ONU fait appel. L’organisation internationale n’a même pas condamné l’attentat qui a visé sa propre délégation en Syrie !

Cependant elle comptabilise, en cette mi-août, pour renouer avec son rôle humanitaire, le bilan de plus de 18.000 personnes sont mortes. Ses chiffres, des plus officielles au Monde, avancent aussi quelques 170.000 syriens de tous âges ont fui le pays à la suite des combats. Ils sont répartis en Turquie, en Jordanie, au Liban et en Irak. Outre le déracinement d’environ 1,2 millions de personnes errant dans le pays, de régions en régions via les liens de famille et abris ponctuels. Beaucoup vivent dans les écoles ou autres bâtiments publics, selon des constats des fonctionnaires de l’ONU.

Le chef de la délégation humanitaire de l’ONU, Valerie Amos, a mis fin lui-aussi à sa tâche en Syrie, où la révolution bat son plein. 42 années de baâth, la dynastie Assad n’aura pas de fin heureuse "en Happy End" ! Une nouvelle génération aspire à changer l’Histoire ! Le chef de la délégation humanitaire a déclaré jeudi, 15 août, "... jusqu’à 2,5 millions de personnes ont besoin d’aide, nombre appelé à être revu à la hausse, tant le dictateur et ses clans dirigeront."

Révolutionnaires ou bien simples valets des monarchies, les syriens croient plus à : "Irhal" 42 ans, Basta !

Ce qui est trop frappant dans ce conflit interne à un pays dirigé par le pire parti unique, le Baâth, où la famille Assad pratique un discrétionnaire népotisme maffieux à l’encontre de la population, il y a aussi de part le monde les fameuses visions, anti-impérialistes. Sous prétextes de manipulations ou bien de l’ingérence du trio, "Arabie-Saoudite, Qatar et Turquie", considérés comme pions de l’OTAN et du Pentagone.

Ces opinions souvent formulées par des personnalités et des analystes crédibles nient que le peuple syrien, voire son avant-garde révolutionnaire, est derrière la révolte contre un régime largement illégitime au regard des intérêts de la famille du despote... Du moins, après plus de 4 décennies, il est insoutenable. Une jeunesse décidée, que cela agace les bienveillantes idéologies, veut le chasser du pouvoir ! Son combat est celui de vie ou de mort !

Il y a 18 mois les syriens ont manifesté pour faire transiter le pays sur un changement démocratique, le baâth a préféré alimentées des contre-manifestations, par autisme aveuglé de ses capacités répressives. Puis le régime a déployé la punition collective contre le peuple aspirant à l’alternance au sommet d’Etat et l’arrêt de l’héritage dynastique du pouvoir. Delà, il ne fallait s’attendre à l’éclatement de la lutte armée.

Brahimi, qui a démissionné de sa mission onusienne concernant l’Irak et l’Afghnistan en 2005, est attendu par les diplomates du monde plus que son prédécesseur. Pour le changement, s’il est arrivé plus imprégné du cas syrien après l’éloignement de M. Annan. Ce dernier s’était plaint que son plan de paix en Syrie a été entravé par un Conseil de sécurité divisé. Ban Ki-Mon croit aux discussions de plans pour une nouvelle approche sur la Syrie.

Dans une interview avec France télévisée 24, Brahimi a déclaré qu’il allait bientôt rencontrer le Conseil de sécurité pour une discussion sérieuse. « Ils me demandent de faire ce travail. S’ils ne me soutiennent pas, il n’y a aucun travail à faire. Ils sont divisés, mais j’espère qu’ils vont s’entendre sur quelques choses minimums et nécessaires.  »

Cette ONU là est à mettre à la poubelle ! Et ce n’est pas uniquement un révolutionnaire syrien qui le penserait. Elle doit aussi dégager et laisser place à l’Histoire de s’accélérer, pour réduire le temps des souffrances...

Moments récents du diplomate algérien, Lakhdar Brahimi.

Travaillant pour l’ONU en Haïti et en Afrique du Sud, Lakhdar Brahimi fut nommé représentant spécial pour l’Afghanistan et l’Irak en 2001. Fin 2005, Lakhdar Bahimi s’est retiré de ses fonctions. Suite à l’attentat du 11 décembre 2007 dans lequel 10 membres du personnel avaient été tués par la bombe placée à l’extérieur des bureaux du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, le Secrétaire général Ban Ki-moon nomme Lakhdar Brahimi pour mener une enquête.

Lakhdar Brahimi a reçu, le 5 novembre 2010, le Prix spécial du Jury de la Fondation Chirac pour la prévention des conflits1, pour son travail de réconciliation au Liban, en Afghanistan et en Irak.

Le 17 août 2012, il accepte de succéder à Kofi Annan comme médiateur international en Syrie