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Julian Assange : l’exaction d’un journaliste.



Web-Journaliste : citoyen qui ravit l’actualité des mains des grands Trusts et des Etats...


vendredi 17 août 2012
par N.E. Tatem


Wikileaks est un site Internet qui, parmi nombreux, fournit des alertes informationnelles. Depuis l’intrusion du Web dans la diffusion des informations, les sources se sont multipliées et, à foison, les Internautes donnent le ton. Nombreux blogueurs, activistes des réseaux sociaux et analystes s’expriment via la toile. Fondé par l’informaticien et cyberactiviste australien Julian Paul Assange, né le 3 juillet 1971 à Townsville dans le pays continent, Wikileaks est aussi, une sorte d’ONG, association à but non lucratif.

En novembre 2010, le site de Wikileaks affirme : « ... les principes généraux sur lesquels notre travail s’appuie sont la protection de la liberté d’expression et de la diffusion par les médias, l’amélioration de notre histoire commune et le droit de chaque personne de créer l’histoire. Nous dérivons ces principes de la Déclaration universelle des droits de l’homme. En particulier, l’article 19inspire le travail de nos journalistes et autres volontaires... »

Peut-on croire que la déontologie, ou l’éthique, des médias a changé depuis l’apparition d’Internet ? Le site nommé Wikileaks a vraiment fait une controverse, d’ailleurs son meilleur et unique scoop est d’exister sur Internet, de ses premiers câbles, quelques 500 000 emails et télégrammes dont la moitié concerne les USA. Qui ont révélé comment le dédain de la diplomatie américaine, basée sur l’activité acharnée de la CIA, se moque et nargue chefs d’Etats et autres représentations d’autres nations.

Julian Assange le fondateur de WikiLeaks, accusé d’étranges faits présumés d’agression sexuelle reprochés en Suède et sur deux filles, séjournait en Angleterre. Il s’est réfugié, le 19 juin après une convocation de la justice britannique en vue de l’extrader, dans l’ambassade de l’Equateur à Londres. Pays auquel il a réclamé l’asile politique. En l’accueillant, Ricardo Patiño, l’ambassadeur a déclaré à la presse « Personnellement, c’est à mourir de rire » en ajoutant : « On l’accuse parce que le préservatif s’est rompu » .

M. Assange, assure n’avoir eu que des relations sexuelles consenties avec ses deux accusatrices suédoises. Il redoute d’être dans un deuxième temps, de Scandinavie, être transféré vers les Etats-Unis, pour y être jugé pour espionnage, après la divulgation de son site. Le Président Rafael Corréa a de son côté soutenu, mettant en exergue le harcèlement idéologique le 21 juin, que son pays l’accueillera s’il "court un danger de mort" .

NOUS AVONS ASSURé EN DIRECT / LA conférence de Julian Assange, écoutée dans la rue, à partir DU BALCON de l’ambassade de l’Equateur.

Il se passe justement un fait, sans nul doute à la fois révoltant et injuste, que la nouvelle ère informationnelle fait réfléchir sur la pratique du métier d’informer. Donner une actualité est aussi un acte citoyen, tel celui d’un pompier qui éteint un feu, un médecin qui prodigue des soins, un flic qui arrête un délinquant et un acte plus lié à une conscience humaine, avant la règle professionnelle.

Ou bien c’est la censure qui ne permet point à un journaliste de faire son travail, voire en se valorisant d’avoir glané et alerté du produit de son investigation.

Faire face aux systèmes de contrôles de l’information, érigée par les gouvernements et les grands groupes, tel est le reproche vraisemblablement idéologique fait au créateur de WIKILEAKS. Car l’accusation d’espionnage, ramène à des juridictions, tribunaux et cours, spéciaux ou militaires dont on ne connait que la prison à vie ou à la peine capitale, comme épilogue. Outre les centaines prisonniers qui croupissent sans jugement à Guatanamo Bay et l’affaire Bradley Manning condamné à la totale d’emprisonnement, sont révélateurs de ce qui attend ce journaliste.

Pour tous les militants de la liberté d’expression, de la presse et de la justice, cette affaire va grandement fragiliser l’exercice du journalisme dans le monde, déjà qu’il est un métier reconnu à risques. Car l’imbroglio par lequel le reporter Julian Assange risque la peine capitale et pour moindre condamnation la prison à vie, que prononcera une justice qui vient d’exécuter un malade mental reconnu par les praticiens médicaux, est aussi peu crédible, voire un montage mensonger, manigancé dans la Maison Blanche, à l’instar de celui qui a permis d’envahir l’Irak...