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Tunisie : Marzouki fustige les féodalités arabes.



La plus infecte monarchie riposte à l’aspiration vitale du Printemps Arabe.


samedi 28 juillet 2012
par Azouz Benhocine


Depuis le déclenchement du Printemps Arabe, en janvier 2011 en Tunisie, la situation des sujets des féodalités arabes n’a jamais été abandonnée par les révolutionnaires et démocrates conséquents. Des familles, limitées à quelques milliers de personnes, régnantes par on ne sait quelle légitimité sur des millions d’êtres ? Et elles accaparent les richesses, laissant dans la misère la majorité des peuples, le plus souvent soumise aux pires esclavages. Et quand le nouveau président tunisien, en transition pour un Etat avec une nouvelle constitution, parle des rois, il s’agit bien de la félonie des rois ARABES !

En effet la pléthore de royaumes, les comportements indécents des princes, les conditions d’existence de la femme et bien d’autres ignominies de ces régimes relevant d’un autre âge deviennent insupportables aux yeux des peuples révoltés pour leur avidité aux libertés.

Historique vidéo -3 PARTIES- Marzouki et Julian Assange de Wikileaks : LE MONDE DE DEMAIN !

Une répression inhumaine, et peu accusée par les médias, asphyxie ces peuples. Dans ces royaumes le népotisme fait légion, seules quelques personnes et familles se partagent moult privilèges au détriment d’une citoyenneté factice à peine reconnue au reste du peuple.

Marzouki réfute le baisemain monarchique.

Parmi les figures marquantes de cette grande transformation du Monde Arabe, Mohamed Mancef Marzouki dont l’éloquence du verbe est comparée au père de la nation tunisienne Bourguiba. Il vient de répéter, à l’instar de nombreux observateurs et analystes qui ne cessent de soulever ce sujet, que la nature de la royauté : « … même si elle cohabite avec des valeurs d’égalité, de libertés individuelles et autre droits de l’homme, reste un régime antinomique avec la démocratie. »

C’était devant l’assemblée constituante réunie lors de la commémoration de la proclamation de la république, le 25 juillet 1957. Audacieusement, il qualifia peu importe lequel des rois arabes d’ailleurs « A la tête de l’Etat, se retrouve un citoyen qui bénéficie d’un droit dont il est seul dépositaire, il y reste à vie et le transmet à un héritier de son choix sans que le peuple ait son mot à dire » critiquera Marzouki. Qui peut mieux dire ?

La levée de bouclier est venue des missionnaires larbins affidés à la monarchie marocaine, l’une des plus illégitimes du Monde. Abusant d’une relation imaginaire avec l’islam, la famille alaouite régnante au Maroc se prescrit aussi avec une fictive lignée par rapport prophète de l’islam.

Parce qu’à son discours assistait l’ambassadeur marocain Najib Zerouali, lequel ne s’est empêché de répliquer. Mais nombreuses personnalités liées à la famille régnante dans l’ouest maghrébin, ne se sont pas retenues de réagir. Dont Souad Sbaï, députée italienne d’origine marocaine qui a reproduit mot-à-mot les propos du diplomate, faute d’être créative d’une argumentation acceptable.

Premier producteur mondiale de drogue, le cannabis, et colonisateur du Sahara occidentale depuis presque 40 ans, et qui s’est illustré à l’indépendance algérienne en 1962 par l’invasion de son voisin d’une manière expansionniste, le Maroc partageant avec la Tunisie l’appartenance au Maghreb.

Il n’était pas le seul à être visé par les propos de Marzouki. Mais c’est à la plus rebutante monarchie, du Maroc, d’être en riposte d’un espoir vivace du Printemps Arabe : terminer avec les monarchies infâmes.