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Algérie : 6, 8, 10, 12… terroristes abattus et 2 ou 3 voitures pleines d’armes ?



Dans la bourrasque de l’insécurité, l’armée algérienne recherche vainement une république.


jeudi 21 juin 2012
par N.E. Tatem


Après un demi-siècle d’indépendance, l’armée algérienne est mise toujours au banc des accusés. Club de maffieux pour certains algériens, et pour d’autres une institution à construire. A l’instar de tous les pans des appareils constitutifs d’un Etat, encore jeune et en gestation, sa mission reste aléatoire et indéfinie. Les implications sécuritaires sont maintenant plus dangereuses et déstabilisatrices, du pays, que lors des destitutions de Ben Bella, Chadli et Ali Keffi pour ne citer que ceux officiellement écartés par les militaires.

Très attendue pour des explications sur la mort de Mohamed Boudiaf, voire de toute sa gestion de la vague terroriste qui s’est soldée par environ un quart de millions d’Algériens de victimes de l’islamo-terrorisme en 20 ans, l’armée algérienne a belle poire de paraître la grande silencieuse, elle est aussi derrière les grands chamboulements historiques et contemporains que traverse l’Algérie depuis la couverture de la souveraineté nationale. Et maintenant la question sécuritaire est cruciale, des faits viennent étayer de réels dangers ou menaces ! L’AQMI et ses relais (notamment en Europe), un vrai casse-tête !

Premièrement…

Selon l’agence tunisienne TAP Trois voitures, bourrées d’armes en provenance de Libye et transitaient par la Tunisie pour rejoindre l’Algérie, circulant dans l’extrême sud de la Tunisie ont été détruites par l’armée tunisienne dans la nuit de mercredi à jeudi. Le fait a eu lieu à 100 km au nord de la zone des trois frontières : Libye, Tunisie et Algérie. Les occupants des voitures ont ouvert le feu en direction d’un appareil qui survolait la zone, celui-ci a répliqué, détruisant les trois véhicules.

Et d’après l’AFP qui a aussi l’information, le commandant en chef des forces américaines pour l’Afrique (Africom), le général Carter F. Ham, avait mis en garde contre la menace de groupes terroristes, particulièrement Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et l’accroissement de la contrebande d’armes en Afrique. Le trafic d’armes en provenance de Libye a explosé depuis le conflit qui a fait chuter le colonel Kadhafi en août 2011, et le sud désertique tunisien entre la Libye et l’Algérie constitue un territoire immense et incontrôlable.

En second lieu.

L’embuscade des militaires, dans la nuit de mardi à mercredi dans la région de Takhoukhth (25 km du chef-lieu de la wilaya de Tizi Ouzou), qui a visé un groupe terroriste en Kabylie, était préparée. Elle a eu lieu sur la RN30, plus précisément à l’intersection qui mène vers la commune d’Aït Mahmoud, dans la daïra de Beni Douala. Lors de laquelle 12 terroristes ont été abattus, selon des sources sécuritaires.

Après la mise hors d’état de nuire de l’émir de Takhoukht, Mohand Ouramdane, alias El Khachkhache, et son adjoint Meziane Bessallah abattus par les forces de sécurité respectivement les 2 janvier et 12 mars derniers, la région de Tizi-Ouzou a connu une recrudescence des éliminations des hordes terroriste dans la région.

Selon des informations concordantes et recoupées auprès de plusieurs sources, l’opération a été déclenchée à 21h 30. Quand un important groupe armé se préparait à attaquer le cantonnement militaire situé dans la région. Cette information a été différemment rapportée par les médias algériens. Selon ces diverses sources, les assaillants étaient venus, à bord de deux véhicules, quand ils sont tombés nez à nez avec les éléments de l’ANP. Dès lors, un violent accrochage entre les deux parties commença.

Et troisième fait important en cet été… qui ressemble à celui de 2010.

Sur un autre front, des frappes aériennes non sont signalées dans le Nord du Mali, ciblant des véhicules de terroristes. Les diplomates algériens, au nombre de sept, sont toujours détenus par le groupe terroriste du MUJAO. Le rapt de ces employés du consulat à GAO remonte à plus de 2 mois, le 5 avril dernier, et la menace de leur exécution a faite dernièrement. Les terroristes du MUJAO réclament la libération de 30 de leurs acolytes et pas des moindres, détenus dans les prisons algériennes, mauritaniennes et maliennes. Ils demandent également une rançon de 15 millions d’euros si les autorités algériennes espèrent la libération des sept diplomates.

Notons enfin que depuis l’année 2012, l’armée algérienne livre une difficile bataille contre les poches d’insécurité qui n’ont pas tari depuis 1990. Dernièrement le Wali d’Ilizzi a été kidnappé, une cache d’armes lourdes (des missiles) a été découverte à la frontière libyenne et la ville de Tamanrasset a vécu son premier attentat terroriste…