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Livre de Robert Ménard : VIVE L’ALGERIE FRANCAISE



Né sur une terre dont il efface l’identité : l’Algérien du terrorisme intellectuel !


mardi 12 juin 2012
par Rebel Kazimir


Après un demi-siècle la décolonisation, irréversible de l’Algérie, reste chez certaines personnes, des deux rives, comme une écorchure au fond de la gorge. A chaque respiration, le traumatisme s’excite avec des haines terriblement affreuses, quand les uns citent les autres : algériens et français. Une génétique ancre de passionnelles et extrêmes visions incapables de tourner la page, ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut pas la lire et la comprendre. Négatif, le relationnel entre les deux pays, lui, attend ses jours meilleurs...

A quoi bon criminaliser le colonialisme ? Ses actes sont historiquement ignobles, jetés aux poubelles des mémoires abjectes.

A quoi bon solliciter de l’ancienne métropole coloniale la repentance ? Les crimes parlent d’eux-mêmes. Mais le fond de commerce des rentiers algériens doit tourner... aux bénéfices !

Ce qui dénote que la mémoire algéro-française est sombre, car paradoxalement commune et inconciliable, c’est quand elle est exprimée par des personnalités influentes : philosophes, hommes politiques, journalistes, artistes… Si en France, les deux hommes politiques J-M Le Pen et Lionel Luca jouent sur les deux terrains de la mémoire coloniale et de l’immigration, en Algérie les rentiers qui se sont arrogé des privilèges du fait de leur participation au mouvement de libération, ingurgitent seuls 70% de la manne pétrolière. Ils alimentent des cercles, d’un discours nationaliste dépassé, pour se barder avec leurs gains. Et en faisant de l’histoire du pays un fond de commerce.

C’est ainsi que les ressortissants algériens, harkis et certains pieds-noirs font aussi implicitement de leur meilleure tribune : l’Algérie perdue ! Parmi eux Robert Ménard s’illustre, et à plusieurs reprises, de reproduire le jeu auquel s’adonnent nombreux autres (BHL, Eric Zemmour, Enrico Macias) d’origine algérienne appartenant à la catégorie des apologistes du colonialisme. Nombreux juifs algériens, contrairement à ces trois derniers, ont pris part à la guerre de libération, notamment du PCA (Parti Communiste Algérien), contrairement à ceux qu’on retrouve en défense d’un autre colonialisme…

… Entendre celui d’Israël, spoliateur des palestiniens de leur terre, surtout. Et où celui de faire croire que les algériens étaient bien lotis sous occupation, malgré la conscience humaine universelle se trouve choquée, revient au sens inverse des lectures lucides et édifiantes. Robert Ménard (natif d’Oran), Fils d’un imprimeur proche de l’OAS, a quitté l’Algérie à neuf ans lorsque sa famille catholique, installée en Algérie depuis 1850, rentre en France, à l’indépendance : heure d’une déchirure fatidique et indélébile.

Après avoir mené un parcours, de 1978 à 1989, avec la radio, il s’est distingué dans la scène française avec Reporters Sans-Frontières, qu’il fonda crée le 25 juin 1985, à Montpellier. Organisation très contestée par la corporation des journalistes français et du monde. Maxime Vivas, publia « La face cachée de Reporters sans frontières. De la CIA aux faucons du Pentagone (enquête) » Éditions Aden, Bruxelles, 2007, 266 p. (prix « Lire la politique »). Et Jean-Guy Allard, journaliste canadien ayant travaillé pour Le Journal de Montréal et Le Journal de Québec de 1971 à 2000, est l’auteur de « Le dossier Robert Ménard Pourquoi Reporters sans frontières s’acharne sur Cuba ? »

Si sa verve à défendre la liberté d’expression est marquante, parmi ses opinions les plus choquantes, sa reconnaissance de l’utilité de la torture est à glacer le feu pour l’interprétation qu’on peut imaginer à la liberté ! Quand il commenta, en 2007, l’affaire de l’assassinat de Daniel Pearl. Comme il défenda la peine de mort sur France Inter lors d’un débat sur l’affaire Hank Skinner. En 2011, à l’antenne de RTL ses déclarations en faveur du vote Front national suscitent une certaine émotion. S’en est suivi le livre, Vive Le Pen !

Parmi ses magouilles : Acrimed relève son abandon de la critique des médias français opéré dans le but d’obtenir leur soutien. Michel Collon pointe du doigt le parrainage de RSF par de grands industriels et le gouvernement des États-Unis, et critique une obsession injustifiée anti-Cuba et anti-Chavez. Mais c’est son attaque contre l’acueil des dernières jeux olympiques en Chine qu’il se distingua avec une vingtaine de personnes par une agitation sournoise semblable à celle de l’archaïsme à l’origine du « péril jaune ».

Robert Ménard coécrit « Vive le Pen ! » avec sa campagne Emmanuelle Duverger, et le-voilà qu’il récidive avec « Vive l’Algérie française ! ». Ce livre sorti le 7 juin 2012, se place dans le 50è anniversaire de l’indépendance algérienne, comme une offense à la morale littéraire et aux tentatives de rapprochement entre les deux pays Algérie et France.

A l’image de la haine qui hante certains français (pas tous quand on se rappelle Jeanson et son réseau ou bien l’action de Jean-Paul Sartre), et faite aux combattants qui ont libéré leur patrie algérienne, Ménard assume la colonisation…

On ne verra jamais d’arabes tourner à ses parages, sauf que pour magouiller. Il avait pris les fonctions de directeur général d’un centre pour la liberté de l’information à Doha au Qatar, censé accueillir et soutenir des journalistes persécutés dans leur pays. L’organisme, dans lequel s’y retrouvent Patrick Poivre d’Arvor et Dominique de Villepin, est doté d’une subvention annuelle de 3 millions de dollars par l’émir. Comme on ne peut pas créer de si ignoble offense, l’escroquerie tourna rond… La chaîne Al-Jazeera a finalement pris de l’ampleur, le Qatar joue mieux pour les démocraties !