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CONTESTATION DES MONARCHIES ARABES



Des peuples brimés espèrent le démantèlement des pires régimes !


dimanche 20 mai 2012
par Azouz Benhocine


Parmi les 22 pays regroupés au sein de « la ligue arabe », plutôt une langue qu’une identité avec ses fondements politiques qui amalgament ces entités étatiques, ceux qui devaient s’attendre aux révoltes de leurs populations, c’est bien les monarchies. Que cela soit dit, les raisons ne manquent pas. L’influence de l’Iran, le terrain plus fertile pour Al Qaeda et la colère grandissante des subversions...

Le démantèlement des pléthoriques monarchies arabes, est inscrite comme une tâche historique dans les aspirations des peuples, sans ça le fameux PRINTEMPS ARABE restera à jamais inachevé !

Manifestation en Arabie Saoudite, les chiites en 1ère ligne.

Dans cet ensemble arabe ceux qui redoutent, vraiment et le plus des insurrections dignes d’être portées comme révolutions, ce sont les royaumes. Leurs appareils répressifs nonobstant, comme nulle part dans le monde, veillent au grain… Car le vent de révolte généralisé est encore vivace, et les experts le considère inépuisable tant que les choses demeurent telles quelles !

Les disparités, les brimades qui ne laissent point place aux libertés et les injustices sont tellement inégalitaires, au point que la criminalité des privilégiés est impunie. Les systèmes économiques institués, sert pleinement et sans partage princes et monarques. Alors qu’à la majorité de la population, on octroie le minimum vital. Il n’ait besoin d’aucune étude ou enquête pour exposer les situations des populations de ces dictatures féodales. Les dirigeants en place le savent, il ne faut laisser aucune chance d’opposition à leurs règnes absolus. Les répressions, peu médiatisées, sont inhumaines contre les protestations.

Pour parer aux éventualités d’émeutes contestant ces régimes, les princes, rois et gouvernements du Golf réunis, à la mi-mai, au sein du Conseil de Coopération du Golfe (CCG), projettent de créer une union à l’image de l’européenne. Chose que les populations de la région, éprises d’atteindre un modique sens à leurs libertés, redoutent en refusant tout soutien au projet. Ils savent que les réformes, que dessine de cette union, est une façade qui ne fait point de concessions. Une manœuvre ridicule !

Les dirigeants lorgnent timidement, de s’inspirer de l’avancée de la Turquie avec un islamisme pragmatique, or l’espace républicain et d’alternance est complètement inexistant. Tout en craignant qu’Al Qaeda pénètre les cercles des croyants qu’ils gouvernent à la poigne de la charia et autres formes de dictatures, les monarques arabes sont acculés... Histoire de mettre en place la parade qui apaise les subversions, ils promettent des changements. En réalité, tous les moyens sont bons pour ne rien modifier.

L’union du Bahreïn et de l’Arabie Saoudite est déjà sur rampe de lancement… Ces deux royaumes comptent entraîner la région, en tentant un accord avec les autres principautés de la région, associant seulement dirigeants et sans l’aval démocratique dû aux peuples.

Cependant ce qui les préoccupe, avant toute autre idée de liberté, c’est l’influence grandissante de l’Iran. Les populations de Bahreïn et de l’Arabie Saoudite sont majoritairement, à plus de 60 %, chiites. Les gisements du pétrole saoudiens se situent globalement dans les zones où les populations sont chiites. Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a fait une visite surprise à une île revendiquée par les Émirats arabes unis pendant le mois d’avril 2012, attisant les craintes des dirigeants du Golfe. Outre que l’invasion de l’Irak, en 2003, a débouché sur des alliés de l’Iran qui sont actuellement au pouvoir à Bagdad.

Une spécificité capitale est réservée à l’Arabie Saoudite. A l’instar de nombreux musulmans du Monde, la contestation de la famille des Ibn-Saoud, qui se compose de quelques dizaines de milliers de personnes, comme gardienne des lieux saints communs à toute la communauté musulmane, commence à être soulevée… Les peuples musulmans se questionnent désormais, de quel droit une famille monte la garde du tombeau du prophète, contre une taxe de séjour avoisinant les 1500€ pour chaque Hadj effectuant un pèlerinage ? Un pécule assuré annuellement aux princes prédateurs !

Maintenant, l’Arabie saoudite et Bahreïn cherchent à renforcer leur union. Les discussions plénières sur la question ont été assez abordées, mais pour l’instant elles sont reportées à décembre. La formulation faite déjà publiquement est : « La souveraineté à chacun des deux, et distinctement en tant que membres de l’ONU. Mais ils s’unissent dans les décisions concernant les relations étrangères, la sécurité, militaires et de l’économie. »