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ÊTRE NON-MUSULMAN APRES LE PRINTEMPS ARABE !



Les chrétiens d’Orient sous la menace des frères.


lundi 19 mars 2012
par Azouz Benhocine


Les coptes d’Egypte viennent de perdre, Chenouda III, le patriarche de l’église qui a largement débordé de sa mission d’homme de culte, à celui d’avoir fait expression de l’opinion politique de la communauté religieuse qu’il a représentée. Tout en dénonçant la politique discriminatoire à l’égard des coptes, il était hostile à Israël.

Sa véhémence pour la sagesse est reconnue, du point de vue qu’il a contenu les ardeurs de la confrontation ethnique et religieuse à la fois ! Voilà 40 années qu’il est à la tête l’église orthodoxe égyptienne.

Il fut emprisonné, assigné à résidence de 1981 à 1986 au monastère de Wadi Natrun, au nord du Caire, pour ses critiques ouvertes contre le régime, particulièrement au temps de Saddat. Il ne cessa de dénoncer les accords de Camp David. Avec Mounarek, au contraire il salua le régime. L’homme a marqué l’espace social et politique de son pays. Les 7 à 10% d’Egyptiens de confession chrétienne, le vénéraient comme le 117e pape successeur de saint Marc sur le trône papal d’Alexandrie.

Les communautés non musulmanes d’orient sont marquées par des faits en Irak et en Egypte principalement. La pression islamiste est outrageusement « salafiste », et jusqu’à preuve du contraire, porteuse des premières menaces à l’encontre des non-musulmans. Certains touristes n’y voient pas du bon regard les fous d’Allah !

Tant en Egypte, en Tunisie, en Libye et au Yémen, la valse de la mort est à l’attaque des médias sous le prétexte d’encadrer les mœurs. L’inverse reste, de loin, à prouver ! La femme égyptienne est violée dans la rue, quand elle s’expose d’une manière insouciante. Un article de populiscoop, en a rapporté une image terne du passé et du présent des femmes au pays de Nafertiti. Cet autre article parle de la plus oubliée des égyptiennes, la femme rurale.

VIOL D’UNE FEMME EN EGYPTE

La violence touche même le Nigeria, notamment la communauté chrétienne qui compose à moitié égale, avec les musulmans, la population du plus grand pays africain. Les actes criminels du groupuscule terroriste Boko Haram (Voir notre article) sont à l’image des actes d’Egypte au regard des millions d’êtres qui se partagent une même patrie.

La particularité de la pseudo-idéologie de l’islamisme est d’être traversée par trois tendances à forces potentiellement égales.

1- Les politiciens qui ont déjà pieds dans les institutions, en Egypte et en Tunisie légitimés par les élections.

2- Les "SALAFISTES" qui s’attaquent aux femmes, aux médias et aux non-musulmans.

3- Les terroristes, ouvertement versés à la violence crimnelle du terrorisme.

Ennahdha qui jure par la démocratie en Tunisie, ses représentants ont été plus que complaisants avec les sièges des campus, des médias et d’autres faits agressifs attribués aux « salafistes ». Le terrorisme s’est y en outre manifesté par quelques actes, et les tunisiens en général ont vécu la cruauté et l’insécurité du voisin l’Algérie !

Il est fastidieux de revenir aux échos d’Al Qaeda au Yémen et de la logique islamiste du CNT libyen. Pour les égyptiens, la page d’un monsieur qui savait contenir les peurs et prônait la tolérance pour ne pas répondre à la brutalité, par une même barbarie, est tournée ! L’inquiétude est cet imprévu que signent contre toute l’humanité et nombreux pays sur Terre, la pseudo-idéologie… Qui gobe le fruit du Printemps Arabe ! Qui happent les espoirs des peuples en la démocratie !