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LE CHINOIS QUI INFLUE SUR L’AVENIR DES USA



Un communiste qui ne rougit pas des assauts de performance de son peuple laborieux !


lundi 13 février 2012
par Rebel Kazimir


Jamais un officiel étranger n’a été attendu, le 14 février, de cette manière pour sa visite aux USA que Xi Jipping. Le numéro 2 chinois, vice-président, est vu comme le prochain successeur à Hu Jintao. Avec ses particularités, comme son séjour au pays de l’Oncle Sam en 1985, son admiration affiché pour le cinéma d’Hollywood ou bien la scolarité de sa fille à Harvard, il suscite tant de curiosité. Outre qu’il est considéré comme celui qui a une stature internationale par rapport à tous ses prédecesseurs.

A l’étranger, où les relations entre les deux puissances sont suivies de près, ce déplacement ne passe pas inaperçu dans les sphères diplomatiques dans un contexte de litiges et de concurrences entre les deux puissances. Et une considération particulière, à propos de sa rencontre avec l’occupant du bureau ovale, pour surtout la puissance de son pays. Les Etats-Unis s’en sortent plus rapidement de la crise que l’Europe.

Obama a réussi sur la création d’emplois en 2011, mais aussi sur l’augmentation des exportations vers la Chine où l’explosion de la consommation est effrénée. L’élargissement d’une classe moyenne, au pays de Mao, est due aux entrepreneurs qu’aux travailleurs.

Xi Jipping a programmé des visites aux institutions américaines : le Département d’État, le Pentagone et le Capitole. Ainsi que des rencontres avec les dirigeants américains et hommes et femmes d’affaires chinois installés aux USA.

La diaspora chinoise qui a montré une dextérité de haut-vol, dans tous les continents, est considérée comme le fer de lance des options économiques chinoises nouvelles. Notamment l’ouverture sur un capitalisme, qualifié jalousement comme l’esclavage moderne quand il est chinois. Pourtant la réalité impose une puissance universelle qui améliore les conditions de vie de nombreux chinois, et sous la conduite du PC -Parti communiste-.

La Chine n’est pas aimée par l’électorat américain. Ses politiques commerciales et monétaires sont blâmées comme les causes de perte d’emplois dans le secteur manufacturier des États-Unis. Mais puisque la Chine détient des centaines de milliards de dollars de la dette des États-Unis, elle est devenue incontournable. Et les prétendants aux prochaines élections présidentielles américaines sont impuissants devant la force du dragon asiatique.

Lors du discours musclé d’Obama au sommet Asie-Pacifique à Hawaï en Novembre, la Chine a été désignée comme agissant d’une manière préjudiciable à l’économie des États-Unis du fait de pratiques commerciales autonomes et monétaires, jugées manipulées or c’est de la souveraineté du pays qu’il s’agit dans la gestion de la monnaie. Sa force militaire de plus en plus ambitieuse, ne laisse pas indifférents le monde hostile des USA.

Mais on ne s’en passe pas de composer avec… La mise en branle de la limitation de l’accès des produits chinois au marché américain, sous le qualificatif d’usages déloyaux en commerce, est brandie mais reste inopérante. L’adversaire républicain en vue de Barack Obama, Mitt Romney ne cesse de dire que son rival en poste à la tête de la 1ère économie du monde n’est pas assez dur envers la Chine. Et dans un discours tenu aux cadres de technologie, à la veille de l’arrivée du visiteur chinois, Romney a indiqué que la Chine est le « modèle autocratique » du capitalisme. Et pourrait à terme menacer la liberté des États-Unis.

Les questions habituelles brandies à l’égard de la Chine, comme les droits de l’homme, sont mise en berne par les deux camps américains. Et aucun n’est encore capable de montrer une quelconque adversité, y compris sur le dossier qu’habituellement la Dalaï Lama met en avant. Si Obama a pour 4 autres années, s’il est élu. Le nouveau leader chinois aura pour 10 ans. Et là, les Etats-Unis à partir sauront, à qui ils auront affaire !