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Luc Besson lance avec Orange un site Web pour faire participer les cinéphiles à la production cinématographique.



Les internautes conviés à la co-production par Luc Besson et Orange...


mercredi 2 juin 2010
par N.E. Tatem


Si, de nos jours, une œuvre cinématographique française peut être considérée accomplie et performante, c’est bien celle de Luc Besson. Car elle associe les deux traits essentiels, la création et le business qui se situent en amont des bobines projectibles en salle. Et sont 2 actes précurseurs et primordiaux, à tous films pouvant être considérés aboutis

Voir en ligne : La nouvelle société de Luc Besson avec Orange.

La maîtrise de Luc Besson de la gestion managériale est de haut vol, c’est-à-dire reconnue par sa dynamique compétence. Et elle allie bien les aptitudes fondamentales, qui sont le goût du risque, l’anticipation et l’assimilation des connaissances, pour ce cas du 7ème art. Ces critères sont des exigences essentielles pour toute entreprise, sans eux aucunes ambitions n’a droit à l’existence.

Dans les films de Luc Besson, on remarque aussi une indélébile emprunte de sa verve érudite pour le spectacle de grands publics. Mais aussi il dispose désormais de la ressource certaine et essentielle qui lui permet de s’en passer, en ayant fondé ses propres moyens, des négociations auxquels sont soumis et ont obligation de les surmonter, avec d’énormes difficultés, très souvent les cinéastes pour que leurs travaux aient vie et soient montrés aux auditoires.

Avec une ironie, profusément ludique chez les critiques, on renâcle fièrement qu’il sauve l’honneur du pays de Godard et Depardieu en la matière. Et dans une époque, déjà longue de quelques décennies, où le règne d’Hollywood n’a pas eu d’égal. Puis présentement les pays émergeants y mettent les bouchées doubles, à travers Bollywood l’indienne et Nollywood la nigériane pour ne citer que ces 2 cas, sa capacité à surmonter les obstacles indisposant habituellement les créateurs peut-être considérée unique dans le monde.

Dans le cheminement de son aventure artistique et intellectuelle, il vient de lancer Weareproducteurs.com. Il s’agit carrément d’une société où tout un chacun peut être producteur, à travers un site Web qui ambitionne d’associer les internautes aux actes décisionnels : la sélection du staff (acteurs, musique et scénarios) ainsi du financement de production, et bien au-delà aussi, la promotion.

On ne peut pas d’ores-et-déjà prédire si cette expérience se limite au film prévu pour l’automne 2011, ou bien un souffle qui s’étale sur le la longue par une société de production ? Les prouesses du réseautage du Web qui ont, non pas seulement faculté de créer des apéros géants, peuvent-ils aussi soulever des investisseurs et dénicher les talents sélecteurs des meilleurs textes ?

Cependant son initiative tombe à pic du point de vue que l’éclatement des réseaux sociaux, communément visibles sur Internet, arrivent à susciter des liens qu’on croyait inertes car virtuellement incités. Et quand s’implantent avec enthousiasme les mœurs participatives qui marquent grandement le changement d’époque, de société et de relations humaines, l’idée ne manque de génie.

Tout le monde sait que les amoureux du cinéma abondent au niveau des salles, delà à vouloir les associer, c’était inimaginable. Quoi que pensent aussi les professionnels qui ont détenu jusqu’à là les centres opérationnels à l’origine des œuvres, les changements des modes de vie que connaît l’humanité augurent de nouvelles perspectives et dans même les actes banaux et quotidiens. Les cinéphiles ne faisaient qu’applaudir. Même si d’éventuelles volontés aspiraient par le passé à contribuer dans les domaines qui les tiennent à cœur, et à tous les échelons des activités auxquelles ils désirent participer, le « milieu », au sens de cercle d’initiés, reste bien un cadre cloisonné de spécialistes et bien sûr un véritable carcan où se sont établis des noms. Il n’y avait pas de perspectives pour que s’élargissent les contacts et osent indiquer un point de jonction. Telle est la vertu du Web, apportée par les mutations contemporaines.

Avec l’explosion de le-économie, il y a quelques semaines Marc Dorcel proposait, la même chose, de devenir producteur d’un film pornographique. Et une autre expérience, ayant la même veine, existe déjà. Ces 2 sociétés sont aussi à découvrir.