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Les réactionnaires plus opportunistes lors d’une assise de crise en Algérie !



L’échec aux intrusions dans les manifestations de tous les vendredis, les islamistes trafiquent à distance...


lundi 17 juin 2019
par Damien Djamel Bouch’Raf


Marquées par la présence des femmes, comme rarement s’étaient faites des manifestations ces dernières années, voire décennies, en Algérie. Les marches du début 2019 comportent une forte présence des élites de toutes sortes, lundi les journalistes et mardi les étudiants. Mais avocats et juges ont précisé qu’ils ont le remord d’avoir failli sous l’autocratie. Ainsi le mouvement étudiant qui semble dresser un diagnostique de psychiatrie collective, en se gardant large distance du sectarisme d’un dogme peu rassurant avec sa contradiction de cruauté.

Voir en ligne : Notre dossier ALGÉRIE

En parallèle au déploiement de l’appareil judiciaire, à l’encontre de l’entourage même de Bouteflika, telle une poudre aux yeux confondue à des règlements de comptes, entre clans, l’Algérie traverse une nouvelle crise politique, d’un type inédit. Avec la cohérence du mouvement social qui, malgré son anonymat qui la conduit, une révolte contre l’obsolète régime épuisé sur le socle de la corruption et par sa logique du népotisme.

- 5è CONTRIBUTION : récidiver le passé ou déployer le projet national dans le millénaire ? 11 juin 2019

En l’absence d’un président de la république, une situation qui semble moindre par rapport à la sédition collective. Elle a été tentée de surmonter le camouflet du 5è mandat, préconisé au malade Bouteflika, le pays est sans réponse depuis, à la doléance populaire. Il est aussi dépourvu d’un programmatique dessein pour l’insurrection ! Cependant les activistes traduisent bien la confrontation, entre folklore pillard de son antinomique démocratie inspirée d’universalisme !

La médiocrité en Algérie a trouvé plus de latitude avec la révolution populaire déclenchée le 22 février. Elle s’apparente davantage à un phénomène ponctuel, révélateur de la tension imposée par l’équipe de l’obscure théologie identitaire. Elle se traduit par des Zitout, Salhi, Karama et moult officines de dégradation identitaire, aux sulfureux discours….

Parmi, tous les muselés au temps de Bouteflika qui se sont trouvés libérés, ces piètres incubateurs de la haine. Ils sont maintenant plus arrogants, seconde équipe réactionnaire abreuvée à satiété d’abord de nationalisme attiré par la religion, puis de régionalisme et de tribalisme antiberbères ! Ils sèment encore l’inquiétude qui a assuré le système, maintenant effondré, de jouir de l’impératif de protéger la communauté nationale.

- Soudan & Algérie : les peuples face aux acharnés gardiens des régimes dénoncés. 6 juin 2019

Avec les premières manifestations, des jeunes habiles se sont présentés dans les rues, pour les nettoyer des déchets. Ils ont paru être des héros. Pourtant plus connue sous « la théorie du Nudge », ce comportement moderne de prise de décision par des groupes et des individus, est la réaction partagée par les jeunes. Incitant au changement de manière assez efficace que l’instruction directe, la législation ou la politique, semblent, après quelques semaines, cette volonté de propreté s’amenuise.

Ce qui laisse place aux opportunistes et aux aventuriers de prendre de force la place des porte-paroles du mouvement populaire, lequel a vécu le 15 juin dernier la conférence dite de la société civile. Cette rencontre, même avec un potentiel humain d’engagés dans les manifestations, est vague sur les mesures pouvant clairement répondre aux aspirations scandées par la frange contestataire de la population tous les vendredis.

Les discours plats, reprenant les mesures déjà imaginées, comme la seconde république qui continue celle qui a été conduite avec une gouvernance défaillante, par les détenteurs de la légitimité de la mémoire historique. Ou bien les actions de liberté pouvant éliminer les entraves de l’émancipation, ne sont reflétées pas dans le projet. S’il y a consensus à réaliser, le vote du président, quand même il manque. Mais pour cette situation, cette réunion a frôlé la vérité.

Participer à notre mini-sondage de moins d’une minute. Anonyme on peut exprimer, sans obligation, son opinion.

Sa question unique est : Qui après Bouteflika ?

Cinq choix ayant trait au profil, au parcours et à la personnalité du prochain président. ICI - MERCI

Nous organisons des sondages et enquêtes. Vous êtes invités à vous inscrire à nos panels. Merci si vous participez.

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