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Les certitudes de la réforme du "Code du Travail" coincent en France

Le mauvais quart d’heure de Manuel Valls devant la mobilisation

jeudi 3 mars 2016
par jaco


Fissure chez les 11 syndicats, à l’issue de la réunion du 3 mars, à propos de la réforme du code de travail : réécriture et rejet se divisent. L’unité pressentie le 23 février dernier est partagée. Cinq des 11 organisations exigent des modifications du projet et 7 le rejettent en bloc. Des manifestations disparates son programmées pour lesquelles les centrales tiennent dans la différence et peu de division visible.

Voir en ligne : Notre dossier : France

La pétition qui explose en l’espace en 10 jours, elle fait 1 million de signatures contre la réforme : ICI. Il est important de savoir qu’on peut signer plusieurs fois à cette pétition, selon la méthodologie fixée que ses initiateurs.

Populi-Scoop vous propose (selon une méthodologie participative) d’être parmi les POUR ou les CONTRE. Et puis d’exprimer votre avis, dans ce mini sondage (moins de 10 secondes) de choisir une réponse sur deux en cochant une case. Il est en fin de cet article. Ou bien, accédez directement à notre Sondage-débat : ICI.


Non à la loi EL KHOMRI - GERARD FILOCHE MEMBRE... par Populi-Scoop

Avec un paysage social peu reluisant, du chômage en croissance libre est aussi celui du front syndical qui n’a d’autres modes d’expression que la violence, la France se prépare à détricoter l’une de ses vieilles loi sociale « le code du travail ».

Les 5 syndicats, qualifiés de réformistes, admettent une parti des changements. Ils ont plusieurs propositions, dont le retrait de l’article plafonnant les indemnités prud’homales pour licenciement abusif.

Et les seconds, s’engagent déjà dans le bras de fer avec le gouvernement Valls, rejettent toute la réforme. Les manifestations du 9, 12 et 31 mars feront des révisions de positions... L’arsenal juridique dont la première ébauche date de 1910, compose un recueil d’une dizaine livrets. Il assure les travailleurs devant les licenciements, sans des indemnités conséquentes.

Dans "le code de travail" français figurent les textes juridiques et réglementaires, profilant les droits employés sous contrat de droit privé. Ce paquets de lois, de décrets et de circulaires régule les relations de travail patrons-salariés. Les fonctionnaires de tous les grades du secteur public jouissent de statuts particuliers.

A l’origine des entorses originelles, récentes et féroces, aux protections des travailleurs français, l’avènement de l’union continentale de l’U.E. dont le libéralisme s’appuie sur la mondialisation, mais aussi advient pour beaucoup de situations de l’attitude capitaliste des nouvelles institutions continentales.

Leurs orientations font la part belle aux entreprises qui, en élisant leurs sièges sociaux dans des paradis fiscaux, échappent aux fiscalités. Et c’est au détriment de l’emploi que l’actionnariat transcontinental s’assure ses premiers intérêts, en rognant les charges dont celles dites salariales.

Les dirigeants français, de la gauche, tiennent le discours réformiste, pour faire passer ce qui est désormais la loi « El-Khomri ». Ils ont déjà tenté l’éventualité de démanteler l’horaire réglementaire des 35 heures hebdomadaires, que le salarié ne peut dépasser sans compensations et avec limite horaire de leur étendue.

Le climat des réformes sociales s’est plus animé avec l’arrivée de Français Hollande en butant sur l’idée de libérer les entreprises. Soit, de permettre même, à ces dernières, d’intensifier le chômage, le casse-tête du gouvernement Manuel Valls.

Admettre que les opérateurs économiques recyclent, avec une flexibilité inopinée, leurs personnels, en les précarisant les contrats de travail, il faut le faire quand on est de gauche. Le précédent commis sous Chirac a valu une colère…

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