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Le journaliste palestinien au 94 jours de grève de la faim...

Les pénitenciers d’un colonialisme criminel et impuni !

mardi 1er mars 2016
par Rebel Kazimir


Muhammad al-Qiq, le journaliste palestinien qui a mis fin à sa grève de la faim après 94 jours, le vendredi 26 février, protestait contre sa détention administrative (internement sans procès ni accusation qui, le plus souvent est à durée indéterminée) par l’administration de l’occupant sioniste. Cet arbitraire a été condamné par les ONG qui sont impuissantes devant les injustices israéliennes.

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« The Associated Press » a rapporté que le Shin-Bet, le service israélien de sécurité intérieure, a commencé par soupçonner Al-Qiq d’appartenir au Hamas qui dirige Gaza. Ces accusateurs lui collent d’être autres responsable d’actes de résistance, qui sont qualifiés de terrorisme. De son côté Robert Piper, coordonnateur des Nations Unies pour l’aide humanitaire, s’est préoccupé de son cas et la pratique des détentions illégales.


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Les autorités colonialistes de l’Etat hébreu l’ont arrêté le 21 Novembre 2015, à 02h 00 dans son domicile qui se situe à Ramallah. Âgé de 33 ans, Mohammed Al-Qeq travaillait comme correspondant et journaliste avec une sorte d’agence (ou consortium) de plusieurs chaînes de télévision généralistes et spécialisées.

Il s’agit de « Réseau Almajd TV ( شبكة المجد الفضائية ) » qui appartient à un homme d’affaires saoudien nommé Fahad Abdulrahman Ashmemri. Les employeurs de ce reporter de terrain, disposant quatre chaînes gratuites et dix chaînes cryptées, ont été aussi impuissants pour sa protection ou sa défense.

L’accord qu’a obtenu Al-Qeq prédit de le libérer le 21 mai prochain, ce qui lui fait éviter la détention qui pouvait être à perpétuité et ce qui n’était pas aussi l’exigence de l’intéressé qui réclamait sa relaxation. Le captif avait le choix de terminer son traitement, après sa grève de se nourrir, dans un hôpital gouvernemental de son choix dans les territoires occupés en 48. Il a préféré être suivi par une équipe palestinienne à l’hôpital d’Afula.


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Des milliers de Palestiniens, résistants ou simples civils, croupissent dans les prisons israéliennes, en toute illégalité au regard du droit international. Faut-il préciser que, dans les geôles de l’Etat hébreu, les tortures sont des pratiques courantes ?

Le nombre de prisonniers palestiniens détenus en Israël reste inconnu. Même si des statistiques existent, ils sont constamment en hausse. Dans son rapport 2015, l’ONG Human-Rights-Watch a déclaré que l’ONU a identifié que 538 enfants parmi les 1.563 civils palestiniens, ont été tués pendant l’année passée.

C’est aussi lors des deux dernières que le nombre de prisonniers. Les révoltes des jeunes palestiniens sont incessantes et certains observateurs croient à une 3ème Intifadha. Le passage aux attaques avec des armes blanches et ou d’autres formes résistances sont présentes, parallèlement à la voix diplomatique qui ne peut retenir les populations atteintes quotidiennement par les harcèlements de Tsahal.

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