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L’ANP a gagné une atmosphère sociale hostile aux terroristes.



Souvenir des braves qui n’avaient pas la sympathie de la barbarie !


lundi 25 janvier 2016
par N.E. Tatem


La violence terroriste n’est pas la seule difficulté qui bloque l’émergence économique et l’émancipation sociale en Algérie. D’endémiques fléaux, comme la mauvaise gestion et la corruption, qui sont configurées par la népotique politique de gouvernance en place depuis l’indépendance, créent des mécontentements. Certains jeunes, sans avenir professionnel et victimes des malsaines exclusions, prennent le chemin de l’Europe ou, pour les islamistes, se radicalisent...

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Chute du prix du pétrole 2016 par Populi-Scoop

En Algérie, les fonctionnaires qui mentionnent ces problèmes, en public, de corruption et de mauvaise gestion, sont licenciés ou mis à la retraite, peu importe d’ailleurs le poste qu’ils occupent. Ces attitudes despotiques génèrent justement de nouvelles recrues islamiques qui renforcent les rangs des terroristes. Aussi, la misère sociale en général est l’origine du fléau des "Haragas", le pétrole perd sa valeur et l’Algérie est dans l’impasse.

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L’armée et la police font souvent des patrouilles qui sont très agressives, pour ne pas se laisser dominer par un public à l’éducation civique peu sage. Le soutien du grand public à l’effort antiterroriste est épais, il ne fait aucun doute. Mais aucune appréciation positive n’est donnée aux attaques des manifestations citoyennes et démocratiques. Le retour à un terrorisme plus dévastateur est l’une des phobies qui traverse l’ensemble du tissu social.

Dans la 1ère partie de ce sujet, les terroristes algériens installés en Europe et qui essaient de se retirer de l’activité « politico-criminelle du terrorisme » sont maintenant rattrapés par le problème réfugiés qui déferlent sur le vieux continent. L’Allemagne qui a identifié 2300 clandestins algériens en décembre 2015 arrivés sur son sol, ils étaient 847 en juin de la même année, a demandé aux dirigeants algériens (et à d’autres pays d’Afrique du Nord) de reprendre leurs ressortissants entrés illégalement. L’Allemagne et l’Algérie ont un ancien accord de rapatriement, mais les nombreux migrants illégaux sont sans documents d’identité.

Mais le pays renoue avec la décadence économique avec la fin de l’ère de l’énergie fossile.

Ce qui rend plus facile de faire accepter leur histoire pour les faire officiellement acceptés en demandeurs d’asile : les victimes de persécutions. L’Algérie utilise « ce manque de documents » pour ne pas reprendre les migrants illégaux. Cette situation est commune avec les pays musulmans, qui sont heureux de se débarrasser de ceux qui ne veulent pas rester dans leur pays. C’est plus une mesure de sécurité, afin qu’un terroriste ou un criminel islamique ne revienne pas.

La grande majorité de ces clandestins sont des hommes jeunes et beaucoup d’entre eux se tournent souvent vers la criminalité et le terrorisme islamique occasionnellement. Malgré le problème de rapatriement, l’Algérie a été plus coopérative et utile aux polices européennes et les organisations de renseignement, surtout quand il s’agit du terrorisme islamique. C’est avec la France que la collaboration est étroite en matière de contrôle des islamistes dits « radicaux » susceptibles de prendre les armes.

Officieusement, les responsables algériens veulent rapatrier les terroristes algériens réfugiés en Europe. Ils aident à identifier parmi les clandestins algériens arrêtés en Europe, ceux soupçonnés d’être impliqués dans le terrorisme islamique. Par contre avec les pays du Maghreb et du Machrek, la coopération antiterroriste est différente d’un pays à un autre. La fermeture de la frontière avec le Maroc a cette vertu d’obstruer les liaisons islamistes qui tissent les actions armées. Avec la Tunisie, le perfectible contrôle des confins, entre les deux pays, ne cesse de gagner les bons auspices, malgré la débandade du voisin commun la Libye.

Le nouveau contexte de ruine de la rente nationale ne peut être la raison pour la menace terroriste. Mais la corruption et l’exclusion qui sont à l’origine des départs des jeunes à l’étranger. Sinon ils prennent l’autre chemin, de s’inscrire avec le programme du terrorisme qui, lui par contre, prend en compte les spécificités de l’autocratie qui dirige pour mobiliser. L’Algérie a basé son budget 2016, qu’elle promulgue à travers la loi de finances, sur la fourchette de 35 à 37$ le baril. Or la chute continue et les calculs des équilibres sociaux ne tiennent pas compte de la fin de l’ère des énergies fossiles…


Hocine Malti et le pétrole algérien par Populi-Scoop

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