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Alliance islamique antiterroriste : contrefaçon sur l’identité de l’ennemi.

L’islam dans la diplomatie saoudienne, une carte d’influence négative

mercredi 16 décembre 2015
par Azouz Benhocine


Première préoccupation diplomatique et sécuritaire sur Terre, le terrorisme intéresse enfin les États dits musulmans. Dans une certaine opacité que les agences et les journalistes ne déchiffrent point, « alliance militaire islamique » est déclarée avec un bon paquet d’ambiguïtés qui dénote une nouvelle abjecte manœuvre de l’empire des Ibn-Saoud qui applique la « charia » à coups de barils, de pèlerinages et de djihad servant son modèle de société.

Voir en ligne : Notre dossier : Arabie Saoudite.


L’alliance islamique antiterroriste conduite... par Populi-Scoop

Heureusement pas tous les pays, incollables pour leur attachement à la religion précisée par le Coran, sont partants dans ce projet qui cache d’emblée, selon la formulation des initiateurs, «  tous les terrorismes  ». 5 pays se sont désintéressés officiellement de cet accord islamique présidé par l’Arabie Saoudite qui abrite aussi le siège, le centre conjoint des opérations, de ce pacte.


- La justice d’Arabie Saoudite à double standard et cas du britannique pris avec du vin
- National-Géographic censuré en Arabie-Saoudite pour une image du pape à sa "une".
- L’Arabie Saoudite bat son propre record des exécutions à la peine de mort
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Une dizaine d’autres pays, membres de l’Organisation de la coopération islamique « OCI » (voir carte ci-dessous) qui compte 57 membres, disent rejoindre ultérieurement... Aussi tardive que jouant sur une géostratégie d’influence, cette "alliance islamique antiterroriste" désire être un nouveau acteur dans une crise dont le "Mentor : l’Arabie Saoudite" est au cœur du problème.

Les pays occidentaux et les États-Unis intéressés par la présence de soldats au sol, en Syrie et en Irak, pour combattre la nébuleuse qui a succédé à Al-Qaïda, saluent ce nouveau partenaire. L’Arabie Saoudite appartient déjà à l’autre regroupement d’armées pilotées par la première puissance, les USA. La monarchie qui abrite les monuments sacrés de l’islam, s’est arrogée l’islam officiel de l’« OCI » (voir carte ci-dessous), le mettant à son service...

Contrecarrer l’alliance Iran-Russie-Assad présente au sol, avec...

Et de leurs côtés, bien fédérés, après la mort de Benladen, pour un sanctuaire nommé l’Etat Islamique, les militants qui aspirent à appliquer la loi divine inspirée de l’islam affluent dans cette région. Avec eux aussi les vendeurs d’armes ainsi que les trafiquants de pétrole et de vestiges archéologiques se frottent les mains... Malgré les lourdes défaites et la perte de territoires, l’épuisement des capacités de frappe du Daesh ne semble facile ou rapide.

Le manque d’unanimité d’une force sunnite à laquelle ont véritablement appelé les saoudiens, s’explique par les expériences vis-à-vis de cette insécurité qui est alimentée par moult et absolues hypocrisies... Mohamed bin Salman, prince héritier au poste de ministre saoudien de la Défense a déclaré le «  souci du monde islamique à combattre le terrorisme  », précisant qu’il ne s’agit pas de viser uniquement les djihadistes de l’État islamique, mais “tous les terroristes“ . Ce qui ne détermine pas clairement l’ennemi.

… 20 000 soldats de l’alliance islamique et un budget annuel de 5 à 7 milliards.

L’absence d’autorisation constitutionnelle permettant aux décideurs d’impliquer les nations qu’ils dirigent, se pose pour l’Algérie. Pays dont le triste passé n’a pas été perçu en son temps. Néanmoins le principe de précaution est visiblement en vigueur pour l’Irak, la Syrie, l’Iran et la principauté d’Oman qui ne participent pas avec des justificatifs géostratégiques et pour d’autres raisons idéologiques.

Cette dernière, monarchie du Golf arabique, a usé de neutralité dans la crise syrienne. Elle dialogue avec le Daesh et a obtenu la libération d’otages de divers pays. Certains experts voient qu’Oman utilise ses propres ressortissants au sein des groupes terroristes opérationnels en Syrie dans ses relations avec les criminels.

D’après les forces en place, c’est la 3ème alliance à se déclarer présente en Syrie et en Irak (deux pays absents). La 1ère fut celle conduite par les États-Unis, regroupant 65 nations. Elle s’est faite la renommée d’avoir des frappes « inefficaces ». La seconde plus cohérente, c’est la Russie prend en charge une partie du combat de son allié traditionnel, le régime en place. La Russie retrouve l’Iran à ses côtés. Et enfin, la toute dernière revient à 34 pays musulmans, au discours confus et incohérent...

Les pays formant la coalition islamique, du moins ceux pleinement engagés sous la conduite de l’Arabie Saoudite.

Arabie saoudite, Autorité palestinienne, Bahreïn, Bangladesh, Bénin, Comores, Côte d’Ivoire, Djibouti, Égypte, Émirats arabes unis, Gabon, Guinée, Jordanie, Koweït, Liban, Libye, Malaisie, Maldives, Mali, Maroc, Mauritanie, Niger, Nigeria, Pakistan, Qatar, Sénégal, Sierra Leone, Somalie, Soudan, Tchad, Togo, Turquie et Yémen.

Carte de l'organisation
«  OIC map  » par Miihkali and Vardion who made that world map — I used in source this one, but I made painting myself (wow !). Sous licence Domaine public via Wikimedia Commons

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