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La nouvelle barbarie des lois saoudiennes

Une justice primitive au royaume de la criminalité islamique

mercredi 11 décembre 2013
par Azouz Benhocine


La relégation à perpétuité vient de connaître un nouvel durcissement en Arabie saoudite. Après qu’elle était largement appliquée pour éviter la peine capitale, au point que le pays recèle 30 000 condamnés à vivre le restant de leur vie en prison. La-voilà devenue une arrestation illimitée sans nécessité de jugement. Mais tout le système judiciaire de cette monarchie réactionnaire est sujet à critiques, dans un Monde qui a une diplomatie silencieuse

Voir en ligne : Notre GRAND DOSSIER : Arabie Saoudite

Ces 30 000 internés, après avoir été arrêtés sans aucun mandat et n’avoir jamais eu droit ni à l’aide d’un avocat, ni à un quelconque procès, est la forme aveugle qui puisse encore exister sur Terre en matière de droits humains. La majorité d’entre ces prisonniers ont été appréhendés, sous le prétexte de la vaste guerre antiterroriste lancée au lendemain des attentats du 11 septembre 2001.

La peine de mort qui souvent est, de son côté, une décapitation sur une place publique, au même titre que les très fréquentes amputations des mains des voleurs, se veut une cérémonie publique. La peine capitale n’épargne que rarement les plus démunis ou bien les étrangers issus des pays pauvres, mais ménage les nantis du royaume ainsi que les ressortissants des nations puissantes.

Arabie Saoudite : qu'est-ce que vous cachez ? Comme injustice primitive, le royaume qui abrite la tombe du prophète de l’islam fait la risée du Monde. Dans une action d’Amnesty International datant de 2009, le principal slogan était - Arabie Saoudite : qu’est-ce que vous cachez ?, tellement la justice dans ce pays n’a aucune valeur et s’exerce de la manière barbare et opaque.

Voici la vidéo d’un officiel qui avance le chiffre de 30 000 prisonniers à perpétuité en Arabie Saoudite

L’entassement des prisonniers en Arabie Saoudite

C’est en septembre 2012 que le projet a été proposé à une commission mise en place au sein de l’Assemblée consultative saoudienne, qui est l’assemblée nationale dont les membres sont désignés par le roi. Alors que le débat portait sur la suppression de la détention préventive, ou bien simplement son allègement, qui était de fixée à 6 mois, et ce avant l’ouverture du procès ou bien l’absence d’accusation.

Donc elle dépasse pratiquement toutes les « garde-à-vues » existant dans le Monde, allant de 24 heures à une semaine selon les pays. Or l’amendement qu’a accouché l’assemblée, le 22 novembre 2013, permet aux juges saoudiens d’étendre indéfiniment le temps de détention. Même si aucun dossier d’accusation ne devait être établi contre le détenu. Ce qui élimine toute limitation de la durée d’une arrestation.

La nouvelle modification a été ratifiée par le roi parmi une série de révisions, ce qui lui donne valeur de loi, entrée en vigueur ce vendredi 6 décembre. La commission gouvernementale pour les Droits de l’homme a remercié, avec d’élogieux propos (consulter ici dans le Journal Al Riyadh en langue arabe), le roi pour son approbation des amendements.

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