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Bouteflika à l’AFP, l’indigence du langage rentier !

Désarmé de propositions : seul un couscous pittoresque pour François Hollande !

 

jeudi 13 décembre 2012, par Azouz Benhocine

L’interview de Bouteflika à l’AFP, à la veille de la visite du président Français requiert une double analyse. A la fois l’interprétation politique, et au regard d’un président qui a torchonné la constitution de son pays, inévitablement le contexte sociétal algérien n’échappe pas aux implications de l’interviewé. Ces dernières sont attelées, comme un chariot, aux visions du personnage. Qui est aussi l’excentrique et ancien golden-boy ayant estampillé de son image la diplomatie de l’Algérie qui se disait révolutionnaire, mais ne l’est plus !

Voir en ligne : Notre dossier : ALGERIE

Et sur plan culturel (ou cultuel) la société algérienne, traîne ses lourds retards reflète la "tartufferie" d’une religion criminalisée par son terrorisme. Société et communauté nationale réduite à l’inconséquence, elle se doit un travelling sans les flous qui lui font rater des enjeux, voire les intérêts capitaux pour son avenir.

Nous ne pouvons point soumettre à notre considération un tel dialogue de l’agence de presse française -AFP- avec le raïs algérien, sans vous la livrer. Lire en document joint, l’interview en PDF. Et suivez notre appréhension.

PDF - 82.7 ko
Interview Président Bouteflika à l’AFP, décembre 2012
Exclusif, document de POPULI-SCOOP : Interview du raïs algérien Boutefilka à la veille de la visite de François Hollande, décembre 2012.

Usant d’autosatisfaction, le président algérien reste dans le discours qui n’observe toujours pas une perspective dans les affaires algériennes et les questions essentielles du Monde.

L’opacité dans laquelle vit l’Algérie, aidant à contourner l’essentiel, permet à Bouteflika, sans moindre subtilité ou incident, ainsi de s’accaparer un 3ème mandat en modifiant à la hussarde la constitution. Tel est, pour nous l’esprit, de ces réponses à l’interview qui a été confectionné à partir de questions écrites et de réponses de rédacteur… " Un 3ème mandat, comme un soin" ou l’ironie du destin placebo !

Cette interview est inévitablement le discours plat de l’idéologie qui a gouverné depuis 1962. Et qui a été ouvertement défiée par feu Mohamed Boudiaf et un degré peu mineur par un certain Liamine Zeroual. Ces deux parenthèses dans la présidence algérienne restent certes radicalisées, mais de loin elles ont été plus acharnées à surmonter les crises incessantes et effrénées qui jalonnent 50 ans d’indépendance. Le "régime", ainsi nommé par les algériens, maintient, à travers l’héritage historique et la vocation rentière, son règne. Du fait de la forte prépondérance de la manne pétrolière, il gère son destin plus qu’un pays.

L’aspect des relations franco-algériennes qui s’attend au déplacement de François Hollande, dont la date vient d’être fixée du 19 au 20 décembre, reflète cette immuable et récurrente absence de propositions concrètes du côté algérien. L’avenir reste prisonnier des visions du passé, aucun projet. Y compris la communauté algérienne vivant en France ou les décideurs français, restent sur leur soif. La chape que badigeonne l’ancien rapport à la l’ex métropole coloniale, entretient les incertitudes. Demain une visite, mais point de résolutions dûment définies.

A propos du « Printemps Arabe » Bouteflika se félicite de l’ouverture démocratique de 1989, alors que par le passé il qualifia à plusieurs reprises le « 5 octobre 1988 » comme un complot. Mettant comme de coutume le voile sur la réalité d’une insurrection populaire qui a coûté 500 morts et a fait passer des milliers de jeunes algériens à la torture du redoutable « DRS », sur indication du parti FLN qui a porté cet individu à la tête du pays.

Mais encore sur la Syrie, la déchirure de ce pays relevant de la sphère arabe, c’est l’échec de Brahimi qui est mis en exergue par Boutef, de même qu’une quelconque présence diplomatique algérienne. Dans la revendication légitime du peuple syrien pour la démocratie, nous en sommes à l’équilibre que la marche inexorable de l’Histoire ne peut contenir.

A bien lire cet interview, l’impression que feus Mohamed-Chérif Messaadia et Abdelhamid Mehri gouvernent de concert, une Algérie qui fait de son peuple un consentant à la prédation...

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