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Libye : série d’assassinats des chefs de la police

Ni la sécurité, ni les juges n’ont le mot devant les milices

 

jeudi 29 novembre 2012, par N.E. Tatem

Huit mois de sédition révolutionnaire en 2011 ont brisé la tyrannie d’un psychopathe dont l’accoutrement, la posture, le comportement et les discours « tartarinesques » justifiaient grandement qu’il soit destitué. Après 42 années sous Kadhafi, la Libye, à l’instar de pays livrés à l’instabilité, les meurtres de personnes liées institutions civiques ont emprunté une dérive nouvelle en cette fin d’année 2012.

Voir en ligne : Notre dossier : Libye.

Les Libyens craignent que leur pays tombe en ruines dans cette nouvelle spirale d’assassinats qui visent les responsables de la sécurité. l’administration essentielle pouvant assurer la protection des gens et de sauvegarder une stabilité peu certaine. Tant la transition n’a pas été sans soubresauts et fractures, qu’elle risque l’enlisement. C’est le fief de la révolution anti-dictature, Benghazi, qui est frappé par une vague d’assassinats touchant les responsables de la police.

Au début, c’était des actes revanchards à l’égard des employés de l’ancien régime. Mais lentement les libyens voient leur pays partir à la dérive, et autour d’eux nombreux délits restent inexplicables et impunis. Le tyran semble toujours hanter l’existence d’une autre Libye, sans lui et sur le point de juger sa descendance et effacer ses pratiques de népotisme et de main de fer.

Le colonel Adil Baqramawi, parmi les premières victimes de cette vendetta, a été ciblé pour ses liens avec le régime de Kadhafi. Mais le reste des tués, au nombre de 20 et tous responsables gradés, sont tous proches des révoltés qui ont chassé le dictateur. Mercredi 21 novembre, trois hommes armés sortis d’une voiture ont tiré huit balles sur le colonel Faraj al-Dersi, chef temporaire du Département de police de Benghazi.

Et c’est ce dernier crime qui rappelle tous les autres, où une volonté de déstabiliser la Libye semble opérer. Le pays hérite, du système Kadhafi, d’un appareil étatique complètement arriéré et incapable de gérer la société qu’il a sur les bars maintement.

Les institutions judiciaires, entre autres structures de service public où une forme même modique de gouvernance peut exister, est des plus incompétents du Monde. Les juges ne savent même pas tenir un procès, et en sont aujourd’hui complètement incapables de tenir un procès de peur de subir les représailles des justiciables.

Un matin de septembre dernier, Muhammad bin Halim chef de l’unité des crimes financiers au ministère de l’Intérieur habitant Benghazi, sortait de chez lui pour une nouvelle journée de travail. Il salut son voisin de sa main, en se dirigeant à sa voiture, modèle « candy-apple » de marque Hyundai. En ouvrant la portière, le véhicule explosa. Il échappa, en étant blessé légèrement, mais ce n’est pas le cas de nombreux de ses collègues.

Plus de 20 membres de la sécurité ont été tués pendant l’année 2012, selon des bilans faits par les agences de presse et d’après des constats officiels des nouvelles autorités libyennes. Des voitures piégées et des fusillades, principalement dans la ville orientale de Benghazi sont les deux modes opératoires des tueurs.

Cette ville autrefois principale base de la rébellion, elle est maintenant dominée par les milices rivales qui imposent par la force des armes leur volonté de même que la violence. Montrant une insoutenable impunité, puis l’anarchie est comme déjà installée.

Américains et libyens croient toujours que des extrémistes islamiques, voire AQMI, sont responsables de l’attaque le 11 septembre 2012 à Benghazi. Sans pouvoir dénouer l’écheveau d’une enquête confrontée à l’opacité que vit encore le pays, le FBI n’a pas trouvé de réponses et la police libyenne est impuissante devant même la puissance de frappe des éventuels auteurs.

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De notre rédacteur : T O U R E T.

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