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Tunisie, les artistes de la pauvreté perdent la rue…

Les « Salafistes » à l’œuvre d’un incessant harcèlement des forces vives de la révolution…

 

mercredi 21 novembre 2012, par Gros Emile

Z : COMME ZWEWLA ! La revendication sociale au cœur de l’avenir de la Tunisie post-Ben Ali.

La pauvreté en Tunisie de 2012 est recalée dans les oubliettes, après « la révolution des Jasmins ». Les troubles politiques fomentés par les fous de d’Allah, prennent le devant, le fond et l’arrière de la scène politique du pays. Les vraies préoccupations sociales, économiques et sortantes de la sphère confessionnelle se trouvent reléguées au second plan, loin derrière la forte agitation entachée de violence…


Surnommés les « salafistes » (de « Salaf » où l’authenticité des aïeuls), avec la complaisance de leurs acolytes d’Annahdha déjà à la manœuvre au sommet de l’Etat, une catégorie minoritaire de la population engage la société à la satiété d’un dangereux débat. Où la religion dispute farouchement sa prépondérance sur les droits démocratiques. Un clivage de vivent nombreux pays musulmans, et duquel les violences quasi folles et quotidiennes font des milliers de victimes…

Il n’y a que peu de doute, sous l’islamisme, les artistes se font censurés, les journalistes menacés, les bars sont agressés, les femmes violentées et la terreur fanatique garde haute la main sur l’opinion générale en Tunisie. Traînant la classe politique en dehors des réalités sociales en attente que se concrétisent, pour améliorer la situation de l’ensemble du pays, les fruits de la noble « révolution ! ».

Des hordes de jeunes croyants en attente de virer au terrorisme le plus répandu sur Terre, créent une discorde nationale de plus en plus virulente atteignant l’ordre public et la cohésion. Pour dire vrai, ils sèment la terreur. Nombreux salafistes sont emprisonnés, certains s’adonnent à des grèves de la faim jusqu’à la mort, tellement leur endoctrinement est sans retour. Le diktat des minorités agissantes…

Parmi les résultantes à laquelle aspiraient les tunisiens de « la révolution des Jasmins », la liberté d’expression qui n’était pas tolérée par l’ancienne dictature. Notamment quand il s’agit de critiquer les dirigeants et particulièrement la traduction des revendications des pauvres. Les jeunes qui partent vers Lampedusa et le cas du jeune Bouazizi par qui la révolte, pour le changement, s’est déclenchée, illustrent la situation d’une majorité de tunisiens vivants une précarité économique et à la jeunesse sans débouché en dehors de l’obscurantisme...

L’art de rue « Street art », notamment les graffitis muraux sont déjà très peu tolérés de part le monde. Certains censeurs, à idées courtes, y voient du vandalisme sauf quand on fait l’éloge de leurs pensées. Deux artistes tunisiens, du genre « taggeurs » seront jugés le 5 décembre prochains, sous la triple accusation : « écrit, sans autorisation, sur un bien public », « publier de fausses informations susceptibles de troubler l’ordre public » et « d’avoir violé l’Etat d’urgence ».

Ils ont été arrêtés le 3 novembre à Gabes, au sud-est de la Tunisie. L’article 303 du code pénal, (Modifié par le décret du 6 juin 1946), le décret de loi 50 (promulgué en janvier 1978) celui sur l’Etat d’urgence, ce qui appartient concrètement à l’ancien régime. Et les deux articles 50-54 du décret- loi n°115 de 2011 instaurent le délit des fausses nouvelles portant atteinte à l’ordre public (fortement critiqué par les défenseurs de la liberté d’expression, en bute avec les tenants de la théocratie qui partagent le pouvoir avec Marzouki. Les peines pour ces trois chefs d’accusation peuvent aller jusqu’à deux ans et trois mois de prison et jusqu’à 17 500 dinars d’amende.

Le message principal d’Oussam Bouagila et Chahine Berriche est orienté pour la dénonciation de la pauvreté. Ils signent leurs œuvres avec la lettre «  Z » qui évoque Zorro, tout un symbole pour évoquer le justicier rebelle. Mais le "Zawali" équivaut à "Pauvre". Les deux artistes relèvent d’un mouvement « Zwewla » qui s’est ligué sur une page Facebook. Et dans laquelle, il est expliqué que la révolution tunisienne a été menée par les démunis. Et où il est précisé que la politique oublie les pauvres.

Dans le climat délétère que l’islamisme entretient en Tunisie, il y a un formatage à l’intolérance qu’une féodalité médiévale instaure, afin d’instaurer en finalité la cruauté économique et sociale de l’esclavage. Censurer par la répression les expressions citoyennes, paisibles, d’un ordre artistique, relatant les conditions humaines du dénuement matériel… est un acte mineur dans l’islamisme, en Turquie qui est le modèle LIRE ici…

L’un des deux accusés dit sur Internet : « Nous avons fait ce mouvement de graffiti parce que personne ne parle de nous, de nos problèmes de chômage, de pauvreté et de marginalisation. Nous avons donc décidé de parler par nous-mêmes. Pourquoi le graffiti ? Parce que le graffiti est plus accessible au tunisien qui n’a pas Facebook par exemple. »

L’autre u rajoute : « Le problème, ce n’est pas la police qui a essayé de nous arrêter ou qui nous a confisqué notre matériel. Le vrai problème, c’est la loi qui s’applique pour les uns et pas pour les autres. Et la loi en elle-même ne garantie par la liberté d’expression et continuer de réprimer avec les mêmes méthodes des anciens dictateurs, les activistes et militants » .

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De notre rédacteur : T O U R E T.

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