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Un Conseil National Syrien en novembre



La structure fédérative de l’opposition armée, très attendue depuis des mois, se dessine enfin !


mercredi 17 octobre 2012
par jaco


Longtemps attendu un Conseil National de Transition Syrien verra le jour début novembre, d’après une démarche conjointe du Qatar et de la Turquie. Les soutiens à la rébellion n’avaient pas d’interlocuteur unique et clairement identifié parlant au nom des insurgés.

Les aides en armements tardaient à venir, de peur que les "djihadistes" (Alias les ISLAMO-TERRORISTES) s’en accaparent, sauront leur destinée. Ce nouveau projet semble être assez crédible, une avancée majeure pour l’instauration de la démocratie en Syrie et la destitution du despote devenu criminel, tueur de son peuple.

Les retards des rebelles syriens, de venir à bout du dirigeant indécrottable et illégitime chef d’Etat, est en grande partie due aux faiblesses de leur organisation. Alors que Lakhdar Brahimi tourne en rond, après des semaines de son installation comme médiateur onusien, les armes continent de tonner. Enfin un conseil national syrien verra jour, le 4 novembre, lors d’une conférence d’unité de l’opposition dont le lieu où elle se tiendra est encore inconnu.

L’une des exigences des soutiens internationaux est de ne pas reconnaître des interlocuteurs représentants cette opposition qui a assumé déjà 18 mois de combat. Le Qatar et la Turquie sont arrivés à fonder un accord entre les différentes factions armées qui commencent à être structurées. Cette convention pourrait être officiellement annoncée ce mois-ci d’octobre, selon un article paru sur l’agence Reuter. Et des assises se tiendront le 4 novembre.

Jamais depuis le déclenchement des hostilités entre les jeunes syriens qui ont commencé à manifester paisiblement en 2011 à l’orée même du Printemps Arabe, un tel projet n’a été dessiné. C’est une tentative jugée crédible, par les observateurs qui suivent la situation en Syrie, pour réunir les disparates opposants armés contre Bashar Assad.

La plupart ont combattu nominalement sous la bannière de l’armée rebelle syrienne libre, mais dans la pratique ils ont fonctionné de manière indépendante, et se sont souvent trouvés affaiblis par des rivalités assez profondes.

Une nouvelle direction a été tracée pour coordonner surtout l’action sur le terrain des combats, et particulièrement pour l’obtention d’armes plus sophistiquées. Elle comprendra FSA –Free Syria Army- Armée Libre de Syrie.

Parmi les participants à ce projet, outre les chefs des rebelles armés des provinces à l’intérieur Syrie comme Qassem Saadeddine qui commande les insurgés à Homs, de nouveaux et non moindre dirigeants, car ils commandent des groupes, ont rejoint cette collusion/coalition des forces...

Il s’agit de Riad al-Assad un ancien colonel de l’armée de l’air syrienne, qui a fait défection en Juillet 2011. Et le général Mustafa Sheikh qui est aussi un déserteur de l’armée régulière. Tous les deux sont critiqués par de nombreux rebelles parce qu’ils sont basés en Turquie. Ils ont été rejoints récemment par un autre déserteur le général Mohammad Ali Haj, ainsi que d’autres chefs de rebelles qui font des conseils provinciaux militaires à l’intérieur du pays. Une jeunesse syrienne complètement engagée pour chasser la dictature, elle voit se structurer ses chefs.

L’envoyé spécial de l’ONU cherche en vain à obtenir un cessez-le-feu, en persuadant Assad et les rebelles de l’accepter et de permettre à des observateurs de l’ONU de le le surveiller. Cet émissaire est considéré, par l’opposition, comme quelqu’un qui veut sauver le régime du Baâth.

Représentant aussi de la Ligue arabe, Lakhdar Brahimi a appelé les musulmans chiites d’Iran, allié proche régional du régime, pour l’aider à acquérir un cessez le feu en Syrie. Et ce à l’occasion de la fête islamique de l’Aïd al-Adha, espérant l’obtenir avant la fin du mois d’octobre.