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France : vote des étrangers où l’intégration reportée

6 millions d’âmes, contribuables aux caisses, à qui le corps électoral français n’a pas été déplié le strapontin !

jeudi 20 septembre 2012
par Gros Emile


En préparation des élections locales en France, 2014, le vote des étrangers, non-européens, promis avec le 50è point du programme du candidat, parvenu président, François Hollande, est maintenant un enjeu capital. La déconfiture de la droite, toutes tendances confondues, aux différents paliers des institutions élues va se creuser, en cas où des étrangers viendront à rajouter leurs voix…

Voir en ligne : Etes-vous Pour ou Contre le droit de vote aux municipales pour les étrangers ayant 5 ans de résidence ?

Vœu resté pieux, de la campagne de Mitterrand, en 1981 la dernière fois que les socialistes ont dirigé la France. Le débat sur le vote, et l’élection dans les conseils locaux, de contribuables résidants et non-français fait rage en cette rentrée 2012. Nicolas Sarkozy est le dernier président à s’être contracté, puis enterrer le sujet.

Avec Mitterrand le manquement n’étonne plus, au regard des refus généralisés de grâce aux condamnés-à-mort pendant la guerre d’Algérie, voire leur exécution « in extremis » sans se tenir-compte des appels, qui est l’opinion généalogiquement liée aux populations présente en France. L’homme avait la responsabilité de la justice.

Les sondages qui révélaient que 55 à 60% des français sont favorables à accorder ce droit de vote pendant la campagne électorale des présidentielles, sont devenus 61% négatifs. Le contexte a été pollué de l’affaire Merah. Et ces chiffres ont été recueillis en plein affaire du pseudo-film islamophobe « L’innocence des Musulmans » ont été publié le 19 septembre 2012.

On ne donne plus le coup de pouce à l’intégration des étrangers. La tare multi-décennale des politiques françaises envers l’accueil des émigrations multi-générationnels, est aussi bien aléatoirement que changeante au grès des conjonctures les plus ponctuelles.

La veto du roi, à ne pas révolutionner ses sujets !

Le raidissement est très net à droite et une pétition a été lancée par même le bureau politique de l’UMP. Les électorats de cette droite, qui étaient déjà défavorables, le sont encore davantage. Les sympathisants UMP se replient de 37% de favorables à 11%. Tandis que ceux du FN qui étaient 20% pour en décembre 2011 ne sont plus, paradoxalement, aujourd’hui que 8%. Les sympathisants de gauche, qui étaient 76% à être pour le droit de vote des étrangers, le restent mais se rétractent à 72%.

Si le statut des européens est clarifié en vertu des directives communautaires de l’UE (Union Européenne), celui des extracontinentaux a été traité distinctement par chaque Etat. Et la France est en retard par rapport aux autres pays. Le Luxembourg, puis la Belgique, et avant eux la Lituanie et la Slovénie, ont donc étendu ce droit, dans des modalités diverses, à tous les résidents étrangers, ce qui était déjà le cas en Suède, au Danemark, en Finlande et aux Pays-Bas.

Chose inédite aussi, à droite officiellement les deux candidats à la présidence de l’UMP, Copé et Fillon, s’y opposent. Mais les exacerbations à la base du parti, l’affichage d’un rapprochement avec le Front National ne sont pas appropriées à ouvrir aux étrangers plus d’intérêts. Cette base réelle à droite, se dit libérale et croient que la France a aussi changée, notamment la composition ethnique de sa société. Et ils ne sont pas alarmés, qu’un certain vivre ensemble s’exprime dans ce qui est le pluralisme.

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Le droit de vote des étrangers aux élections, c’est maintenant
"Le droit de vote des étrangers aux élections, c’est maintenant" : Par 77 députés du Parti socialiste

A gauche les arguments ne manquent pas. Nous vous livrons une copie de l’appel "Le droit de vote des étrangers aux élections, c’est maintenant" signé par 77 députés du Parti socialiste. Le document développe toutes les idées essentielles du débat politique.

Des voix, notamment les votes BBB « Blancs-Blacks-Beurs » à qui moult appels ont été faits pour participer à la vie publique. Le corps électoral français pour les collectivités territoriales, avec bien plus de 5 millions de personnes, peut changer. Quand on sait que les français ne se dérangent pas beaucoup pour voter aux scrutins des localités, un flux motivé par le volet social risque d’écraser la droite au niveau bas des assemblées élues…