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OBAMA REPORTE L’EXPULSION D’ENFANTS SANS-PAPIERS



Vers une régularisation de 11 à 12 millions d’émigrés clandestins.


lundi 18 juin 2012
par Damien Djamel Bouch’Raf


Malgré la crise, le président Barack Obama a décrété, mi-juin, la levée d’expulsion pendant 2 ans, qui pourrait être étendue à deux ans de plus, à quelques 800 000 jeunes émigrants vivants sans-papiers aux Etats-Unis. Insistant que « Ce n’est pas l’amnistie. Ce n’est pas l’immunité. Ce n’est pas une voie d’accès à la citoyenneté. Ce n’est pas une solution permanente. »

Quelques 12 millions de personnes vivent sans-papiers aux États-Unis et leur présence constitue une tension politique dans le pays. Aussi bien leur présence (sous prétexte qu’ils occupent des emplois revenants aux américains) que leur éventuelle régulation, sont un sujet d’un incessant débat, partagé entre leur stabilité administrative ou leur expulsion. La majorité de ces émigrés illégaux est sud-américaine, les Mexicains sont les plus nombreux.

Aucun doute, c’est un engagement qui est paradoxalement interprétée pour la réélection de l’actuel locataire du bureau ovale. Se confrontent deux significations diamétralement opposées. L’une disant que la convoitise de l’électorat hispanique, à cinq mois du vote, et dont la communauté constitue un appréciable nombre des votants. Et l’autre, se dit outrée, qui la présente comme un affront aux américains affidés au conservatisme qui adhèrent aux thèses anti-migratoires.

La mesure vise les mineurs arrivés sur le territoire américain avant l’âge de 16 ans et ne dépassent pas actuellement trente ans, scolarisés ou ayant obtenu leur baccalauréat et n’ayant aucun antécédent judiciaire.

Le républicain Mitt Romney a une position dure contre l’immigration clandestine et mène campagne pour l’expulsion. Pourtant, il n’a pas été critique sur cette initiative. C’est au congrès que revient de promulguer un texte définissant toutes politiques qui engagerait le pays. Notamment en matière d’immigration, qui ouvre droit à la nationalité.

Les tentatives de faire passer de telles mesures au Congrès ont échoué… Le président américain est désigné par l’opposition des républicains, qu’il empiète sur l’autorité du Congrès pour définir les lois régissant la citoyenneté américaine.

Obama a fourni des explications, car bon nombre de ces résidents illégaux ont vécu la plupart de leur vie aux États-Unis, et fréquent les écoles élémentaires et secondaires. Il répliqua : « Ils sont Américains dans leurs cœurs et les esprits, dans tous les sens unique mais un - sur le papier… »

En substance, la décision profite à ceux qui sont admissibles, selon quelques critères souples. Ils seraient autorisés donc à vivre et travailler aux États-Unis pendant deux ans et pourraient bénéficier des extensions lié au statut d’émigrés.