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L’Algérie expulse 60 Palestiniens entrés illégalement sur son territoire

La pression de la vague migratoire devient de plus en forte en Algérie !

jeudi 29 novembre 2018
par Damien Djamel Bouch’Raf


L’Algérie a expulsé une soixantaine de Palestiniens, entrés illégalement dans le pays, selon l’agence Shehab. C’est en s’exprimant eux mêmes d’un centre d’hébergement appelé Baraka "بريكة", dans la wilaya (département) de Tamenrasset en plein sud du Sahara, aux confins nord avec le Sahel africain.

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Les autorités algériennes se sont montrés cette fois rigoureuses. Parce qu’habituellement la complaisance de fraternité était de mise dans une telle situation, notamment quand il s’agit de Palestiniens. Mais dernièrement la migration est d’une ampleur inégalée. Après deux mois de détention, l’Algérie a finalement décidé d’expulser ces Palestiniens vers le Caire, d’où ils semblent être tous venus.

Un ressortissant palestinien s’est exprimé avec le reporter de l’agence palestinienne "Shehab". Il a décrit sa situation et de ses compagnons. Nous avons été détenus déclaré-t-il. Les autorités algériennes les avaient informés, il y a quelques jours, qu’ils seraient expulsés vers l’aéroport du Caire, après avoir été détenus pendant environ 60 jours, dans le centre d’hébergement situé à la frontière sud.

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Shehab travaille beaucoup sur Internet, pour être à l’heure dans les échanges avec ses lecteurs et partenaire. Cette modeste agence se targue d’être indépendante. Elle a été lancée en 2007, pour couvrir exclusivement et quotidiennement les faits propres à la Palestine et son peuple. Avec la colonisation et la spoliation des Palestiniens de leur patrie, la densité des événements d’actualité sont incessants, les couvertures de cette structure médiatique contiennent du son et des images.

Les Palestiniens sont arrivés dans le pays d’Afrique du nord, après avoir traversé le désert. Ils sont entrés en Algérie par une des frontières sahariennes. Puis ils se sont rendus à la police des frontières algérienne, qui les a traduits devant le service de l’immigration clandestine. Devant laquelle ils ont demandé l’asile pour séjourner légalement. Mais ils ont été condamnés à trois mois de prison avec sursis, puis accueilli dans le camp de Berayka, dans les parages de Tamenrasset.

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Selon l’un des détenus qui a relaté leur courte présence en Algérie, ils ont été détenus comme dans une prison, ce qui les abrité des intempéries ou du fort renommé soleil de la région du Sahara. Décrivant des conditions déplorables, le témoin dit que leurs téléphones ont été confisqués ainsi que la plus grande partie de leur argent, pendant la détention. Ils ont également décidé de faire une grève de la faim, pendant plusieurs jours au cours des soixante jours écoulés pour protester contre leur détention.

Avant que la décision d’expulsion ne leur a été signifié, le palestinien qui a parlé à l’agence Shehab a déclaré qu’ils étaient, dans un 1er temps, censés être libérés et se voir accorder un permis d’entrer et de séjour en Algérie. Avec cela il devait leur accordé un certain délai pour quitter le pays, après le règlement de leur situation. Mais ils ont été détenus pendant deux mois et la décision et leur refoulement est tombé finalement, il y a quelques jours.

Il a expliqué qu’ils avaient contacté l’ambassade de l’Autorité palestinienne en Algérie, dans le but d’être aidés. Ils avaient envoyé une liste des noms des détenus, mais la représentation diplomatique avait répondu qu’elle n’avait eu aucun «  ... aucun contact préalable avec vous.  » Il a dit qu’il avait appelé quelqu’un à l’ambassade et qu’il a même parlé à l’ambassadeur pour l’invité à intervenir. Ce dernier était ferme : « Vous êtes entré illégalement. »

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