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Le chaos n’est pas encore entier au Moyen-Orient.

La promesse de vengeance de l’Iran est plus risquée que juste.

mardi 7 janvier 2020, par Hugo Mastrèo

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L’illusion que les troupes des Etats-Unis quitteraient le Moyen-Orient après s’être bien implantés notamment en Irak, ne fera long feu. Même si l’hostilité entoure les casernements, les forces présentes seront à l’avenir plus nombreuses. Ce n’est parce que le président Trump a mené des erreurs, mais les faits n’avaient d’autres destins que ceux de la confrontation entre les puissances qui optent dans leur géopolitique de se placer là où se dispute réellement l’hégémonie.

Dans l’éternelle crise du Moyen-Orient aucun complot ne recule. Le chaos est devenu plus intenable, après la mort d’un puissant officier du régime des Mollahs. Ses funérailles ont mobilisé toutes les pleureuses du pays et ont causé l’écrasement d’une cinquantaine de personnes par la foule regroupée aux obsèques. Toute la région est secouée !

- 2è frappe américaine, au lendemain de l’élimination de Souleimani.
4 janvier 2020

Le cadavre du leader iranien abattu par les Etats-Unis a été trimbalé dans trois villes du pays des Mollahs : Ahvaz, la ville sainte de Mashhad puis la capitale de Téhéran. C’est l’heure et l’occasion inespérées d’atténuer les manifestations qui se sont soldées avec plus de 400 décès et pas moins de 3000 blessés. Ressouder le nationalisme obscurantiste et oppresseur iranien est tel le patriotisme américain.

Les estimations des services de renseignement américains croient qu’il y aurait encore 14 à 18000 terroristes de Daesh encore actifs sur les territoires à cheval entre l’Irak et la Syrie. Outre cette menace, les troupes étrangères, de la coalition, ressentent de plus en plus la force de frappe de l’Iran et d’une nébuleuse de groupuscules qui leurs sont alliés.

Aussi bien les Etats-Unis que l’EI (Etat Islamique) ont procédé à des dizaines de bombardements ou des d’assassinats ciblés dès mars 2019. Ironiquement, cela peut paraître incroyable, l’Iran et les États-Unis ont coopéré militairement, souvent depuis de mêmes bases irakiennes, dans la lutte contre le groupe extrémiste sunnite. Les nouvelles tensions sont un espace à Daesh qui peut revenir.

Avant d’être envahi par les Etats-Unis en 2003, l’Irak était, depuis 1989, sous de lourdes sanctions américaines de 1989. En 2001 un impressionnant bilan a été dressé sur les effets du blocus, citant quelques 1.5 personnes mortes par manque de médicaments et de répression du régime de Saddam acculé par la force des choses de gazer son peuple de Kurdes.

- Les Etats-Unis installent des escadrons d’avions d’assaut à la frontière d’Iran.
27 novembre 2019

Avec l’élimination du sbire des Mollahs, Quassem Souleimani, l’exigence d’éviction des soldats étrangers du territoire irakien, a été prononcée par les dirigeants qui sont contestés par des manifestations qui ont duré des mois. Plusieurs frappes américaines se sont succédées, alors que les jeunes irakiens protestent et sont abattus dans une totale indifférence.

Deux menaces ont été prononcées par Donald Trump, lors des derniers faits survenu dans la région. Outre qu’il ne se contente pas d’infliger une bien quelque chose de pire encore à l’Irak cette fois, pour l’Iran c’est la destruction de 52 sites dont culturels. Le départ des troupes américaines que les réseaux sociaux d’Internet proposent comme décision acquise donne à réfléchir, car c’est faux !

L’imprévisible locataire de la Maison Blanche a déclaré que les États-Unis ne partiraient pas amicalement. Il a promis aux Irakiens le remboursement des frais militaires effectués pendant l’occupation qui a suivi l’invasion de 2003. En désaccord avec lui, le secrétaire à la Défense affirme que les États-Unis ne violeront pas les lois des conflits armés en frappant des sites culturels.

Les surenchères de vengeance et de recherche d’alliés ne vont pas s’arrêter au fait de la liquidation de Souleimani. L’embrasement est déjà fervent, après deux décennies de terrorisme sunnite et d’un demi-siècle d’ambition inébranlable du chiisme d’exporter la révolution islamique. Aucun essoufflement ne viendrait troubler le chaos qui augure de flamboyantes braises !

La ville antique de Persépolis est une attraction touristique importante en Iran [Fichier : Delbars / Getty Images]


Voir en ligne : Notre dossier Iran

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