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Ni moudjahid, ni "Hirakiste" ne sont des diplômes pour des élites.



L’an-1 d’un rêve en gestation.


samedi 22 février 2020
par Damien Djamel Bouch’Raf


Ecouter l’article. Quand éclatèrent les émeutes contre un éventuel 5ème mandat pour le despote Bouteflika, les agents du régime en place, lui-même prolongeait une usée ploutocratie, jurèrent de les freiner pour éviter la fin de leur règne. Mais les jeunes de l’ère des espaces connectés et des réseaux qui sociabilisent les personnes, sensibilisent des collectifs pour inspirer et engager des projets. Y compris des transformations, comme le "Printemps Arabe" se concertent pour les libertés des gens.

Voir en ligne : Notre dossier ALGÉRIE

La sensation n’est pas d’une passagère bise. Mais bien une tornade brisant les girouettes et une houle que les embarcations inopinées ne supportent pas, tel est le chamboulement qui a balayé une partie des gangs qui gouvernaient l’Algérie. Le contingent qui reste en exercice est encore plus sordide, surtout quand il tente de faire du soulèvement son comptoir pour le commerce de la légitimité de Tebboune.

- Inflexibles Algériens pour des fourbes qui n’abdiquent pas. 16 février 2020

Une année que le bébé tentait de grandir, alors que les adversités cherchent encore à le censurer, le briser et entraver son érection. Parmi les ennemis du peuple engagé dans son mouvement, les rentiers détroussant les ressources nationales et les gavés des privilèges puisés de la mémoire et des fausses solidarités.

Révolutionnée la société algérienne renie, encore une seconde fois après 1988, les prédateurs de l’économie qui se disaient les tuteurs historiques. Et elle se dépêtre maintenant de l’islam exhaustif qui squatte les consciences et prend en otage les doléances sociales et sociétales. Grâce à une nouvelle génération encline à célébrer l’universalité, via le Web et en opposition à la main venue d’ailleurs.

En dépit des débats pacifiques qu’empêchaient les sbires, les juges se sont alignés sur la condamnation des jeunes berbères pour leur soif de reconnaissance de leur identité et des activistes accusés de comploter contre l’intégrité nationale. Il est vrai que l’intrusion des aventuriers et des opportunistes dans les manifestations, est incontrôlable. Et la confiance des contestataires est bernée.

- En Algérie, l’info esquive le censeur via le Web. 11 février 2020

Ce qui désoriente le changement dans ce pays, car nul n’ignore que la mutation a en partie rompu l’emprise de la tendance toxique du nationalisme mais n’a divorcé avec la « médiocratie », ce sont les hiérarchisations des priorités et des intervenants dans l’expression revendicative. Les discours sont révélateurs des chapelles qui tentent d’aliéner l’esprit progressiste, faute de le contrecarrer…

Plusieurs exclusions sont érigées dans le Hirak. L’une d’elles, instaurée par les islamistes qui se barricadent par la cause palestinienne, Ibn-Badis et la mémoire du 1er novembre 1954, révèle la vacance de renouvellement des vanités dites « constantes nationales ». Même Tebboune adopte le « béni Hirak », dénaturant la subversion en clémence en mettant en évidence le repli en miséricorde.

La cristallisation quasi viscérale que le Hirak est censé accoucher, comme une mise à bas d’un mammifère, d’un nouveau personnel politique, s’avère complètement déphasée par rapport à la réalité. Ce genre de fuite en avant, qui est certes une phase ou bien un cycle imparable du bouleversement que vivent les Algériens, n’est pas une mécanique absolue. Il faut passer par les urnes que Mr Tebboune prétend avoir conquis.

Nous organisons des sondages et enquêtes. Vous êtes invités à vous inscrire à nos panels. Merci si vous participez.

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