POPULI-SCOOP : Info citoyenne & Actu critique

 


La Cop25 et l’acharnement des jeunes pour l’alternative environnementale.



La volonté politique de mettre un prix sur le carbone pour taxer les pollueurs


mardi 3 décembre 2019
par Gros Emile


Ecouter l’article. D’après la CCNUCC (Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques) adopté à Rio de Janeiro en 1992, à l’échéance 2050 il y aurait zéro émission des gaz à effet de serre. Alors que pour l’urgence climatique, la jeunesse, préoccupée de son avenir, cogne fort sur les tables des responsables. Le contraste entre les leaders de la politique et la mobilisation des générations juvéniles est mondial, une différence générationnelle frappante.

Voir en ligne : Notre rubrique

Organisée par les Nations unies, la Cop25 doit se dérouler du 2 au 13 décembre 2019 à Madrid et revêt cette année une importance non-moindre. Ce sommet de 2 semaines devait, à l’origine, se tenir au le Brésil, mais le régime de Jair Bolsonaro, diabolisé, a désisté pour moult pratiques dont la déforestation. Il n’y a pas que le pays sud-américain qui ne fait pas d’engagement, les USA aussi.

- GretaThunberg n’accepte pas le Prix de l’#environnement du Conseil nordique. 30 octobre 2019

Puis en construisant même des structures, le Chili s’est proposé pour accueillir la Cop25. Les infrastructures dans le parc du bicentenaire de Cerrillos, ont démontré que l’on peut réalisé rapidement ce qu’on désire. Alors les troubles sociaux ont éclaté à Santiago, provoquant un résultat de vote, faisant la différence. Le pays reste techniquement l’hôte des pourparlers, mais ils se déroulent en Espagne.

Et malgré son déplacement à Madrid, Le Chili préside la conférence, les questions d’importance pour l’Amérique latine occuperont une place prépondérante. 196 pays, autour de l’Union européenne, ainsi que des organisations environnementales et quelques 20 000 personnes participent pour trancher sur les mesures à mettre en place dans le but de répondre à l’urgence climatique.

Nous avons diffusé dernièrement un article sur le retrait américain de l’accord de Paris. Un porte-parole du département d’État de la Maison Blanche s’est montré insistant : « La délégation américaine à la COP25 s’engagera activement dans des négociations en vue de protéger les intérêts américains et d’égaliser les chances pour les entreprises américaines », dans une récente déclaration.

- Cop-21 : Paris se fixe d’exorciser un ralenti à la montée des thermomètres mercredi 9 septembre 2015

L’ONU n’est pas entendue et ses exigences ne sont pas contraignantes, y compris pour les des principaux émetteurs. Elle travaille pour obtenir des engagements gouvernementaux lors des douze prochains mois. Cet essentiel est moins ambitieux au regard de la neutralité de carbone d’ici 2050. Alors pour commencer, il faut compter sur une réduction immédiate les émissions de gaz à effet de serre à un rythme compatible avec les volontés de chacun.

Il n’y a pas de doute, d’après l’argument scientifique auquel les jeunes font référence. La volonté politique manque pour les gouvernements. En dépit que le monde a les moyens techniques et économiques pour mettre fin au chaos climatique, les décisions pour l’environnement sont secondaires à des priorités souvent même quand elles sont injustes.

L’opinion publique se réveille partout. Elle s’implique quelque fois quand elle motivée par les alertes scientifiques que le principe de précaution, ne suffit pas sans son application. Mais le militantisme des jeunes qui font preuve d’un leadership et d’une mobilisation remarquables, ressemble à une révolte. Elle ne peut qu’être idéologique pour surmonter les barricades réactionnaires et ultralibérales.

Répondre à cet article