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Le budget 2020 en Algérie compte briser la règle du partenariat majoritaire avec l’étranger.



Remise en cause du partenariat à 51/49% dans le secteur public, mais le privé est plus attractif


jeudi 12 septembre 2019
par Damien Djamel Bouch’Raf


Ecouter l’article. Parmi les héritages les plus crédules, les règles où l’économie rentière algérienne s’est engouffrée. Sans vraiment suivre une stratégie bénéfique, celle de la détention de la majorité de 51%, lorsque qu’il s’agit d’association avec les investisseurs étrangers, constitue un frein à l’attractivité des activités, dans un pays qui rengorge de compétences et de matières premières. Formule à laquelle, les pays dits du monde arabe adhèrent plus généralement.

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Elle a été établie au temps de Bouteflika, mais était, depuis des décennies auparavant, en l’air par mimétisme des monarchies arabes du Moyen-Orient. Selon l’agence Reuters, citant une déclaration du gouvernement, le pays d’Afrique du nord envisage d’autoriser une participation étrangère majoritaire dans des secteurs non stratégiques de l’économie publique. Mais lesquels ?

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L’annonce faite aux médias d’Etat, mercredi 11 septembre 2019, est sommaire. Très peu de détails ont été révélés, sur par exemple les domaines d’activités qui seront touchés par cette nouvelle philosophie. Cependant, c’est bien dans le cadre des premières études de la loi financière de 2020, alias le budget de l’année, que le projet a été décelé, sans qu’aucune profonde information n’a été rendue publique.

Car il s’agit bien d’une décision idéologique qui n’a jamais démontré son efficacité. De même qu’il faut aussi un temps suffisant pour concrétiser des textes dans ce sens, alors les anciennes pratiques fondamentalement rentières, seront difficiles à effacer. De même que le secteur privé était soumis un tel blocage réduisant grandement l’intéressement des apports extérieurs, notamment financiers.

Le pays est actuellement secoué, depuis même le début de l’année, de manifestations qui se poursuivent, sans atteindre la revendication de rupture avec le personnel politique du nationalisme décadent qui gouverne depuis même la tâche historique de la guerre de libération. Moins fortes qu’au printemps, alors que l’armée pousse à une nouvelle élection, prévue d’ici la fin de l’année. Une telle première telle opération de présidentielle a été avortée.

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L’aboutissement à la démission du président Abdelaziz Bouteflika en avril dernier du mouvement plus politique que social, impliquant diverses couches de la population, a rendu plus difficile la faveur des réformes économiques. Le chef de l’Etat lui-même est dépourvu des prérogatives pouvant aller trop profondément dans la mutation des modèles multisectoriels qui permettent une gouvernance efficiente.

Plus souvent, l’Algérie se penche sur des réformes économiques quand arrive la baisse des prix de l’énergie, car ayant une conduite permanente fluctuante. C’est quand est compromise la situation budgétaire, comme au cours des dernières années, qu’on songe à répondre à refonder les orientations macro-économiques. Le pétrole et le gaz fournissent 94% des recettes d’exportation et 60% d’un budget qui tente de fournir, injustement, aux citoyens des services publics peu satisfaisants.

D’après les premières sondes qui tentent de savoir les secteurs qui seront touchés, le pétrole et le gaz, l’électricité, les transports, l’eau et les télécoms. Ici ce sont des activités de la rente nationale, gérée par l’Etat qui les considèrent comme domaines stratégiques. Quant aux formes de partenariat qui seront données aux entreprises privées aucune idée n’est encore en vue.

SOURCE.

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Sa question unique est : Qui après Bouteflika ?

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