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Libye, Yémen et Syrie : déchaînement de soulèvements plus rageurs.



En attendant que les monarchies arabes ne soient plus jamais au devant des Etats sans liberté.


lundi 28 mars 2011
par Hugo Mastréo


Le printemps arabe déploie, à plusieurs pays, son processus de renversement des régimes honnis par leurs administrés d’abord et largement isolés au niveau international. Les despotes que visent les soulèvements sont tous coupables des pires pratiques que subissent leurs peuples. Et sont aussi sans aucune ouverture crédible dans la mondialisation débridée qui les isole davantage... l’avancée démocratique se poursuit.

Dans cet article : DERNIERES SEQUENCES VIDEOS DES MANIFESTANTS QUI S’EN PRENNENT AUX SYMBOLES DES ASSAD (Père et Fils)


Parmi les régimes arabes élus à d’imminentes destitutions, on trouve au premier palier des républiques qui lorgnaient vers un genre de féodalité, par l’héritage du pouvoir qui s’est manifesté en 1er lieu en Syrie, avec la configuration d’escroquerie népotiques.

Les féodalités, de leur côté, redoutent que leurs trônes ne soient contestés, et se livrent à une réprimande inhumaine souvent peu rapportée par les médias. Le Maroc, par exemple, colonise depuis 35 ans le Sahara occidental et détient le monopole mondial de la drogue dite douce. Alors que Bahreïn, la Jordanie et l’Arabie Saoudite vivent de flagrants et indescriptibles déficits de démocratie, sans que l’on les désigne...

D’abord, celui de la Libye qui est sous le double feu guerrier des insurgés et de la coalition chargée d’appliquer la résolution 1973, risque de tomber le premier. Celui du Yémen dont le président Saïd promet de partir et ne cherche plus à perdurer, est visé par les frappes des « islamofascistes » affidés à Al-qaïda. Ce pays, des plus tribales des pays arabes, est celui dont est originaire la famille de Ben Laden et où sont installés des camps d’entraînement. Nombreuses têtes du terrorisme international y ont trouvé refuge, en étant souvent des yéménites. La nébuleuse islamo-terroriste Al-Qaïda a eu largement le temps de s’y implanter.

L’Algérie se contente d’un noyau dénommé la CNCD qui chaque se présente sur le pavé pour manifester, et se fait endiguer par les forces de l’ordre. Ayant aussi exprimé son soutien à Kadhafi, il se présente comme celui qui couve le plus ancien, depuis le 1er novembre 1954, modèle de gouvernance entaché de criminalité, de corruption et d’exclusion de ses propres habitants catégorisés selon leur soif, ou pas, de liberté.

Alors que la Syrie est désormais le pays où le régime est grandement harcelé, après avoir, sans pudeur aucune, apporté son soutien à Kadhafi. Qui pouvait s’imaginer avec le régime répressif syrien que des manifestants s’en prennent aux symboles majeurs du « Baath » l’indécrottable parti unique ? Les séquences vidéo qui sont apparues sur le Web montrant les destructions des affiches ou statues de la famille régnante des Assad, ont étonné plus d’un.

Mais elles ont grandement marqué le signal donné au début d’une fin d’un règne quasi inacceptable. Celui qui a déclenché le plus exécrable mode de transmission antidémocratique du pouvoir, dans le monde arabe, du père au fils dans un système qui a la prétention de la république. Les visages du Président Bachar al-Assad et de son père, Hafez al-Assad, sont partout sous formes d’affiches, et de peintures sur les immeubles ainsi que des statues innombrables.

Inspiré par des révolutions de l’Egypte et la Tunisie, les protestations en Syrie ont été timides puis ont pris de l’ampleur depuis le 15 Mars. Et suite à un premier appel à manifestations datant du 5 Février qui a attiré peu de foule. Puis à partir le 18 mars 15 enfants ont été arrêtés, pour avoir écrit des graffitis anti-régime. Ce qui a déclenché, le jour-même, une manifestation d’une ampleur surprenante. Elle s’est soldée par la mort de trois personnes, tuées par les forces de l’ordre.

Déclenchant aussi la propagation des cortèges de protestataires plus décidés au niveau du pays. Des milliers de personnes sont sorties exprimer leur désaveu du gouvernement, et du président Bachar Al-Assad comme le despote à destituer. A Damas, Alep et dans plusieurs autres villes, des dizaines de manifestants ont été arrêtés. Alors que cœur de la contestation se situe depuis et jusqu’à dans la ville méridionale Daraa. Où au moins 37 personnes ont été tués, alors que certains rapports indiquent 150 décès.

Les protestations les plus vastes à l’échelle nationale depuis le début des soulèvements ont été le 25 Mars sur ce qui est maintenant dénommé "vendredi de la dignité". Au moins 24 décès ont été signalés à ce jour.