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LES MASSES : faux concept pour VRAIES REVOLUTIONS !



LES CLASSES MOYENNES DECISIVES DANS TOUT RAPPORT DE FORCE.


samedi 12 mars 2011
par N.E. Tatem


Tellement galvaudé par les idéologues, le terme « masse », pour désigner les strates sociales sinon les catégories de populations, est vidé de sa première et de toutes les significations qu’il peut recéler. Celle qui traduit juste et principalement un collectif, quand il s’agit justement d’individus ayant mis la main la main pour une cause. Le raisonnement nous interpelle à une logique simple, situer l’humain dans le cadre de la population dont il relève.

Voir en ligne : Première partie : Des révisions constitutionnelles factices comme réponse aux jeunes épris de bien-être.

D’abord la personne : savoir qui est d’une masse populaire donnée ? Ou participe au sein d’une autre nommément désignée telle. Et encore il fait partie d’un ensemble et même d’une hyper-corporation, ce qui le conduit à porter une identité communautaire. Or souvent s’effacent les confins entre les êtres, surtout qu’ils sont acteurs dans la construction d’un destin commun.

Bref, les masses semblent regarder l’histoire, alors qu’on prétend en leur nom qu’elles la font. Cheminer les mémoires, et les construire, vient de tout un peuple. Quand on veut expliquer des révoltes, on les attribue aux masses. Et elles sont jalousement désirées comme enjeu des fossilisées idéologies, qui se cramponnent à l’argument fatalement vague. Et qui dégonfle, aplatie à zéro, les plus nobles idées. Une manière d’associer aux événements qui changent le monde un responsable, une sorte de leader !

Dans cette vidéo, il est expliqué que les entrepreneurs tunisiens ainsi que les intellectuels ont pris en main la révolution sans trahir les espoirs de la classe démunie ou pauvre.

Quand le printemps arabe s’était fait une lueur d’espérance pour les libertés, tous les fondements des sociétés jadis administrées par des despotes se sont trouvés dans une décomposition. Sans héros, ni chef et encore un ou des partis politique désigné. La putréfaction des raisonnements nationalistes, par le passé glorieux et animés de décolonisation, est devenue plus perceptible comme une déchéance. La page se tournait, laissant place à une suivante.

LES CLASSES MOYENNES JALOUSES ET MENACEES DANS LEUR STATUT

Ces peuples, qui n’ont rien à voir avec une masse quelconque et ne sont pas l’addition de plusieurs masses disparates et désarmées de la simple cohérence entre elles, se révoltent en quête d’un idéal visible. Un projet historique identifié et prémédité à travers des aspirations. Les masses regardent la télévision, cependant, peut-être sans indifférence mais loin du champ de l’action mémorable.

Classe moyenne en France, en PERTE DE VITESSE ET DE STATUT

Car le capital humain qui mène ces soulèvements, notamment dans le monde arabe, est sans nul doute la classe moyenne. Où se croisent les âges et les appartenances catégorielles. La classe moyenne, minoritaire comme en Algérie et en Egypte mais plus large en Tunisie, est au devant l’étendue de pauvreté au sein du prolétariat. Anonymement elle a guidé et a rayonné sur des contrées qui lui sont bien similaires. Elle est plus concrète qu’une masse aléatoire.

Les moyens utilisés, lors des révolutions populaires dans le monde arabe, sont fondamentalement technologiques. On en fait usage personnellement quand on dispose du minimum matériel requis. Et ces outils électroniques ne sont pas strictement les mass-médias de jadis. Alors que devant les écrans se flanquent ces peuples tenus en haleine, par le pesant brouhaha et l’artifice spectaculaire de la violence dont raffolent les canaux médiatiques classiques, y compris la presse écrite.

LA CHINE : LE PAYS DIRIGE PAR DES COMMUNISTES Où LA CLASSE MOYENNE EMERGE ET REVOLUTIONNE LE NIVEAU DE VIE

En effet la phase, à savoir la face, est d’une suprématie intellectuelle. Les meneurs de ces révoltes contre des régimes malsains, est qu’ils s’engagent pratiquement en utilisant mails, téléphones et les réseaux sociaux d’Internet comme Facebook et Twitter. Qu’on veut les désigner par masse, c’est trompeur. Le suicidé de Ben Bouzid, par qui la traînée de poudre a pris feu, est universitaire ! Les grandeurs, des peuples organisés en masses, étaient éclipsées par les autres éléments faisant usage d’outils technologiques mais aussi d’une conscience de classe, moyenne, menacée par le fait d’être rétrogradée.

Cette classe moyenne est armée de ces redoutables réseaux sociaux, une vertu d’époque qui a incidence d’être une néo-idéologie. Ouvertement échangiste, une communication sociétale qui ressemble à l’appel d’une prière sur Square Ettahrir en Egypte et un riposte de tunisiens révoltés, qui via Facebook et Twitter tombent en jonction avec les groupes de jeunes largement essaimés sur Internet.

Il ne s’agit plus de masses, dans la forme sociologique classique, mais d’escortes qui possèdent l’habilité de la revendication. La classe moyenne a mieux représenté les émeutiers, répondu à leur colère et traduit leur désarroi. De peur de se retrouver démunie, comme des chômeurs ne pouvant vivre pleinement sa citoyenneté !

Première partie : Des révisions constitutionnelles factices comme réponse aux jeunes épris de bien-être.