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Des révisions constitutionnelles factices comme réponse aux jeunes épris de bien-être.



Des gouvernances médiocres devant la responsabilité populaire.


samedi 12 mars 2011
par N.E. Tatem


L’habitude de répondre aux évènements sociaux qui secouent les régimes de nombreux pays, sinon de la totalité, par la création de « commissions d’enquêtes » ne semble plus tenir face à la déferlante populaire du printemps arabe. Les constitutions des pays arabes sont finalement des illuminations décoratives, et non des législations régulant les codes qui leurs sont des dérivations et des extensions juridiques subalternes.

Si les manipulations de ces super-lois servent à dévier les contestations, Plus éclairées, ces dernières peuvent ne pas répliquer de réciprocité et de paix. Ces textes de haute importance ont été les moyens aux présidents à vie et de légalisation de mandat prolongeant des règnes illégaux, comme en Algérie.

Bouteflika a modifié la constitution de son pays, par un simple vote à l’assemblée. Dans les mois qui ont précédé cette malversation qu’aucun constitutionnaliste (spécialiste du droit constitutionnel) n’a pris au sérieux. Les députés algériens ont vu leurs salaires multipliés par 3,5. Ce qui équivaut à 25 SMIG appliqué du pays.

Si en tentant d’amender les premiers lois de leurs pays, les despotes présument sauver leurs peaux sur l’échine du règne et leurs systèmes, tels qu’ils sont, avec. Hélas, les peuples comprennent désormais, qu’après des décennies de vulgaires tâtonnements et de dirigistes médiocrités, que le bien-être relève d’une refonte des relents sociaux qui détiennent les cercles centraux et décisionnels. Ceux qui se sont appliqués, pendant de longues décennies, à donner d’insignifiants résultats dans le concert mondial où émergent d’autres nations…

Coup sur coup, les révisions sont promises aux populations qui ne veulent plus d’aucunes misères. Elles sont la traduction, ces manœuvrières corrections des premières lois des Etats, que les modèles de gouvernance suivis jusqu’à là, du point matériel, sont simplement des entités économiques. Et elles desservant, comme des planches à billets, des rentes à une caste réduite à quelques familles chapotant des Etats.

Entre légitimité monarchiques et despotes vissés éternellement au pouvoir, les peuples arabes ne confondent plus désormais leurs droits à une citoyenneté respectable, à celle d’être un ressortissant défavorisé pour toutes espérances. Son accès à la participation aux affaires de la cité, est obstrué par une domination qui a un nom. Et une révision constitutionnelle, à elle seule, reste plus une réforme institutionnelle qui ne peut assouvir le réel besoin de liberté.

Un amendement des lois, s’il n’a pas faculté à rendre justice, restera lettre morte et un prorata minime parmi les profonds et multitudes changements qui mobilisent désormais des êtres plus éclairés. Les annonces faites même en Tunisie et en Egypte, pour de nouvelles constitutions, constituent des conséquences obligatoires à des révolutions abouties. Celles des autres pays qui couvent des mécontentements, attendant la grande subversion, servent d’abord à amadouer la fronde. Amadouer des avidités de liberté !

En réalité, le besoin en projet de société démocratique dépasse toutes autres considérations. Il est même l’aspiration des catégories les moins favorisées et les socialement précaires de la population. Salariés et leurs enfants, car ce sont ces personnes qui forment le potentiel humain qui s’est attaqué par un militantisme rebelle aux appareils érigés par la classe dominante. Ils aspirent, non pas seulement à ce qui est banalement et même outrageusement fomenté contre les labeurs, désigné par : le partage des richesses.

Car réellement, la volonté à démanteler les fuseaux de la corruption qui ont main-basse sur toute la gouvernance, ne peut reculer. Il est question de citoyenneté dans le contexte d’un millénaire qui décloisonne les esprits. Les vecteurs qui expriment un népotisme partial donnant préférence aux entourages des rois et des autres dirigeants qui encerclent… des mines d’or noir, jaune, vert et même sans couleurs car tellement obscurs ! Les officiels qui décident, se trouvent responsables devant leurs peuples.

Aucun intermédiaire, ne peut se dresser. Même pas une révision constitutionnelle. Car elle tentera de biaiser davantage l’avenir sur le retour de plus âpres et maudites dictatures !

Prochain sujet : LES MASSES : faux concept pour VRAIES REVOLUTIONS !