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Bernie Sanders et la convention fédérale, les supporteurs de l’outsider en colère !



Des manifestations perturbent déjà le processus inachevé des délégués


dimanche 22 mai 2016
par Azouz Benhocine


Hillary Clinton est déclarée candidate des démocrates, sans que la prochaine convention du parti ne s’est pas encore tenue. Or elle peut surprendre. Attendue du 25 au 28 juillet, à Philadelphie, ancienne capitale fédérale avant Washington et grande ville démocrate de l’est des États-Unis, elle promet aussi d’être houleuse. Personnage dont on dit déjà qu’il a révolutionné la pseudo-gauche américaine, Bernie Sanders talonne sérieusement la plébiscitée par anticipation. Les jeux ne sont pas encore terminés, la Californie, le New Jersey et trois autres États ont des primaires le 7 Juin prochain. Aussi la réunion d’investiture qui a autorité de décider peut faire basculer le destin déjà imaginé.

Voir en ligne : Notre dossier : USA Etats-Unis.

La dernière fois qu’Obama a raflé la vedette à Mme Clinton, c’était avec le discours du changement. Il est encore plus représenté en 2016 qu’auparavant avec le tenace outsider Sanders. Face à une droite arrogante et engouffrée dans l’extrémisme populiste qui agite les phobies, le second de la favorite est donné vainqueur...

Neuf groupes qui soutiennent la compagne de Sanders, ont demandé des permis de protestation lors de la convention démocrate, a déclaré le porte-parole du bureau du maire de la ville où se tiennent les assises. Quatre ont été déjà autorisés. Les organisateurs vont faire des manifestations, avec des marches de Washington au lieu de la convention. Ils prédisent quelques 35 000 participants qui risquent de perturber le regroupement du parti.


Bernie Sanders TRADUCTION avec TEXTE en français par Populi-Scoop

Dernièrement les partisans de Bernie Sanders ont chahuté la primaire, convention de l’Etat du Névada, selon plusieurs médias que vous pouvez consulter la liste, en fin de cet article ICI. Même les prochains votes, du 7 juin, pour les derniers délégués sont susceptibles d’être gravement perturbés, puisque les détenteurs du pouvoir du parti sont hostiles à celui qui dénonce leurs choix.

Bernie Sanders est déjà donné le perdant de la convention des démocrates, par les médias lourds, dont les européens qui l’éliminent d’ores-et-déjà carrément de leurs journaux et débats. Pourtant à ce stade, le processus de désignation n’est pas terminé. Certes, l’outsider est devant un parcours vraiment étroit et difficile, mais possible puisque la décision finale ne peut être promulguée que fin juillet.

Moins que sa concurrente, avec Bernie Sanders il y a 1410 délégués et 39 "superdélégues". Ces derniers sont des sénateurs, maires, ou cadres du parti qui accèdent directement à siéger à la convention sans être élus et peuvent changer d’avis. Alors que l’ancienne secrétaire d’Etat a respectivement 1700 et 520, or ces "superdélégués" représentent les éléphants et cassiques du parti, exactement les cercles que le candidat Bernie a dénoncé jusqu’à exacerber leur réticence...

Dans ces nombres, la moitié + 1 des 4765, toutes sortes de "délégués" confondus, est donc 2383, nécessaires pour parvenir à une investiture que la convention approuve ou pas ! Comme cette importante assise a souvent, lors des expériences antérieures, montré les limites des pronostics, les voix peuvent changer, aller de l’une à l’autre. Ce congrès d’investiture se réserve de trancher, avec un vote de tous les délégués présents qui restent tous imprévisibles.

Il y a toute une philosophie et une certaine ambiguïté fouillée dans les primaires américaines, pour qu’en novembre, le socialiste qui n’est pas le favori devienne le candidat démocrate. Puis qu’il battra Donald Trump, selon tous les sondages qui constituent donc l’argument primordial. La perte d’Hillary Clinton, à l’élection présidentielle prochaine, est décisive. L’esprit collectif de la convention est de faire gagner le parti.

Chaque fois qu’un parti nomme quelqu’un pour la candidature à la présidence des Etats-Unis, se pose alors la stratégie de gagner. Si non seulement elle perd, c’est plus mauvais aux responsables du parti. Il y a toujours cet instinct de d’observer à la loupe le processus qui protège la victoire de ce qui est appelé les « candidats aberrants ». Devant une situation où Mme Clinton risque de perdre, face au candidat républicain, le débat se durcit.

Démentir l’establishment, Bernie Sanders le fait déjà à l’intérieur du parti qui lui barre la route. Continuant d’être le candidat favori à gagner, la course pour la Maison Blanche, contre Donald Trump, on ne cesse pas de produire des sondages qui répètent le même choix. Face au républicain magnat de l’immobilier ce qui a été déjà démontré par l’ensemble des précédentes enquêtes d’opinion, Bernie est encore en avance, bien meilleure à celle d’Hillary Clinton.

Le rapport de force au sein des démocrates américains a souvent caché des surprises. Il se joue lors de la convention. Sanders a promis de continuer à se battre jusqu’à ce que le dernier vote est terminé, le 7 juin prochain. Même s’il est presque impossible de surmonter l’avance de Clinton en nombre de délégués, il n’est guère impossible et il compte faire changer les avis lors de la convention.

Les chiffres des dernières enquêtes d’opinion qui favorisent toutes Bernie Sanders
Sources Sondages Bernie Sanders (D) Donald Trump (R) Sanders - Trump Hillary Clinton (D) Donald Trump (R) Clinton - Trump Sanders Advantage Over Clinton
CBS/NYT, 5/13-5/17 1,109 Registered Voters, MoE +/- 3% 51% 38% +13 47% 41% +6 +7
Fox News, 5/14-5/17 1,021 Registered Voters, MoE +/- 3% 46% 42% +4 42% 45% -3 +7
PPP, 5/6-5/9 1,222 Registered Voters, MoE +/- 3.2% 50% 39% +11 47% 41% +6 +5
CNN/ORC, 4/28-5/1 890 Registered Voters, MoE +/- 3.5% 56% 40% +16 54% 41% +13 +3
Morning Consult, 4/26-4/29 1,964 Registered Voters, MoE +/- 2% 52% 36% +16 46% 39% +7 +9
IBD/TIPP, 4/22-4/28 814 Registered Voters, MoE +/- 3.5% 50% 38% +12 47% 40% +7 +5
USA Today/Suffolk, 4/20-4/24 1,000 Likely Voters, MoE +/-3% 52% 37% +15 50% 39% +11 +4
GWU/Battleground, 4/17-4/20 1,000 Likely Voters, MoE +/-3.1% 50% 40% +10 46% 43% +3 +7
Fox News, 4/11-4/13 1,021 Likely Voters, MoE +/-3% 53% 39% +14 48% 41% +7 +7
CBS News, 4/8-4/12 1,098 Registered Voters, MoE +/-3% 53% 36% +17 50% 40% +10 +7

Un membre de la Commission de 1982 explique pourquoi ils ont créé superdélégués et ce qu’ils espéraient éviter. C’est-à-dire la défaite du parti.

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