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Panama-Papers la lecture simplifiée aux 214 000 documents



L’Algérie apprêtée à des enquêtes sur la légalité des comptes offshores


mardi 10 mai 2016
par Damien Djamel Bouch’Raf


Il n’y a pas de crimes dans la création de sociétés offshores. De même, dans les plus de 11 millions de données qui ont divulgué 214 000 dossiers de compagnies dans le scandale Panama-Papers, il n’est guère établi que les détenteurs commettent des actes illégaux. C’est un même droit, comme les autres, d’ouvrir des entreprises tant en interne des Etats qu’à l’étranger… Cependant la provenance et l’utilisation de ces gros capitaux est secrète. Parce qu’elle est généralement douteuse. Et elle échappe aux impôts, les avoirs impayés dans les pays où sont l’activité et la citoyenneté du propriétaire.

Voir en ligne : Notre dossier : Algérie

Les Algériens ont eu leur part des dossiers qu’a diffusé ICIJ (lire nos articles sur ce collectif de journalistes ICI). Le groupe, de journalistes d’investigation, a exploite les données fuitées de 40 années d’activités de l’entreprise à Mossack Fonseca, basée au Panma. Il vient de dédier un moteur de recherche, il génère une page pour chaque pays. La lecture est rendue simple... Faites votre expérience ci-après.

Cocher la case que vous avez compris les termes du site-Web d’ICIJ —> Puis cliquer sur SUBMIT, pour accéder à la liste Algérie.

Les noms algériens déjà apparus sont ceux du ministre de l’Industrie, Abdeslam Bouchouareb, et du fils de l’ex-président Chadli Bendjedid, Tewfik Bendjedid. Chekib Khelil aussi, via son neveu direct que nous avons cité ICI, Réda Hemche. Puis Issad Rebrab, le premier industriel d’Algérie a été à tort, et sans précautions, indiqué par quelques médias algériens.

Or, précisément pour ce cas du patron de Cévital, qui vient d’acquérir le journal arabophone El-Khabar, le premier quotidien d’informations du pays, en suscitant une levée de boucliers, il n’est guère concerné par les Panama-Papers. C’est ce qui est dit par ICIJ dans le cas algérien. Par contre, un de ses associés de Roumanie, dans une usine d’acier, il dispose effectivement d’un compte personnel offshore créé par Mossack…

Le 9 mai, en organisant la présentation, ICIJ a facilité la consultation des documents. Voir en haut, la page Algérie. On y trouve plusieurs noms parmi lesquels Amine Zerhouni, fils de l’ex-ministre de l’Intérieur Yazid Zerhouni. Amine Zerhouni a en effet été actionnaire de la société offshore « Carrant Plus Ltd », basée au Royaume-Uni et enregistrée aux îles Vierges britanniques entre 2007 et 2010.

Dans ces nouveaux contenus distingués avec la nomination des impliqués, les Algériens ont droit à une surprise. Le nom de la Banque Extérieure d’Algérie en tant qu’actionnaire de l’« Algérien Saudi Leasing Ltd », société basée en Tunisie et enregistrée aux îles vierges britanniques. Ce qui ouvre une piste pour les explications, à propos de cette présence en offshore d’une institution bancaire publique.

En organisant et en mettant à en ligne pour le public, les 214 000 fichiers, les noms sont les indicateurs du bénéficiaire juridique. Ils apparaissent avec clarté pour chaque nation. Chose qu’avait demandé le site d’informations de Wikileaks, qui est maintenant disponible. Ce qui facilite grandement la consultation à tout internaute.

Aux contenus de Panama-Papers, ICIJ a rajouté les éléments recueillis de ses propres investigations. Pour le cas algérien, les noms suivants apparaissent : Moume Abdelhay, HADDANAainsi que Toufayel Wahib et HADDANA Tarek. Ils relèvent des enquêtes du consortium de journalistes et non des Panama-Papers.

Ce groupe de plusieurs dizaines d’enquêteurs a traité les données prises des opérations financières faites au Panama. Les fonds, à l’anonymat douteux et dont les propriétaires sont obligatoirement inscrits et reconnus, suscitent la curiosité de savoir leur provenance ?

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