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3% de commissions occultes perçues par des fonctionnaires Algériens...



La justice espagnole derrière les intermédiaires dans les contrats avec l’Algérie


vendredi 15 avril 2016
par Damien Djamel Bouch’Raf


Nouveau scandale de corruption pour la gouvernance de Bouteflika. Une enquête espagnole en cours, cite de fortes présomptions sur des commissions occultes obtenues par des fonctionnaires algériens. Elle a déjà convoqué un peu plus d’une vingtaine d’officiels espagnols, cités pour leurs comptes servant aux fuites de capitaux, vers des sociétés anonymes en offshore, le fameux "Panama-Papers". L’affaire éclate alors que l’entourage du président algérien est traqué dans nombreuses affaires où le denier public algérien est grugé.

Voir en ligne : Notre dossier : Algérie

La cour nationale d’Espagne, appelée « Audiencia Nacional », a ouvert une procédure envers plus de deux dizaines de fonctionnaires, soupçonnés d’avoir aidé les entreprises du pays à décrocher des contrats à l’étranger. Ces employés de l’Etat espagnol ont été chargés par les opérateurs économiques de distribuer des dons aux cocontractants corrompus, principalement d’Algérie. Tout en gagnant, sous table, leurs frais de missions.

Les affaires de corruption ont explosé sous la gouvernance de Bouteflika. Depuis 1999 la série des prédations de l’économie, a fait de l’intégrité dont se targuaient les algériens, un désuet slogan. C’est quand la compétence n’est pas perçue en d’abord une honnêteté professionnelle, que les cadres nommés par népotisme trouvent des largesses pour leur enrichissement, ainsi que des cercles qui les chargent des postes de responsabilité.

Les Algériens n’ont rien vu, obnubilés par le retour le pseudo-expert en pétrole Chekib Khelil au pays. En mars 2015, alors que la procédure qui le mettait au niveau international en citation devant un tribunal italien, dite « Sonatrach-2 » en Algérie, était en cours à Alger, il a réussi à passer la douane pour partir. Une année après, il a réintégré le pays parce que sérieusement visé par une enquête internationale.

Un retour de Khelil en Algérie qui coïncidence avec des procédures dites Farid Bedjaoui en Italie.

Le département américain de la Justice, le FBI, Agence nationale du crime du Royaume-Uni et la police fédérale australienne enquêtent actuellement conjointement sur Unaoil et certains de ses partenaires multinationaux, dont Sonatrach. La procédure est ouverte le 1er avril 2016, une semaine après le retour de Chekib Khellil en Algérie, où cogitent les politicards protecteurs du sérail.

Voici deux articles qui soulèvent des recherches policières : « The age » (journal australien) et le « HoffPost » (qui n’est plus à présenter). Elles sont tellement récentes que l’on apprend davantage de la violence subie par la conscience (ou opinion) nationale algérienne, de la présence de cet ancien ministre et directeur de Sonatrach, pourtant à portée d’une justice défaillante.

La nouvelle affaire vient d’éclater et cette fois en Espagne, peut donner des noms des bénéficiaires algériens. Puisque le dispatching financier, dans cette enquête judiciaire est précis pour les espagnols, il peut l’être aussi du coté connivent du Maghreb. Elle ne vise certainement pas Khelil, mais elle montre l’épaisseur du fléau sous le règne du clan Bouteflika.

Elle concerne deux projets localisés en Algérie et attribués à la société espagnole Elecnor, leader du pays en électricité. L’un en 2013 pour la construction d’une ligne de tram d’une valeur de 230 millions et un autre en 2009 pour un projet de distribution d’eau pour 250 millions d’euros, selon une source espagnole, qui est la radio Cadena SER.

Le haut tribunal espagnol a convoqué deux fonctionnaires, l’ancien ambassadeur d’Espagne en Inde et chargé des relations d’Afrique et Moyen-Orient au sein de l’Otan Gustavo de Aristegui et un élu du Parti Populaire en Espagne, Pedro Gomez de la Serna, afin qu’ils témoignent devant la cour, au début du mois prochain, mai 2016. Les questions auxquelles ils doivent répondre concernent plusieurs transactions dont celles contractées avec l’Algérie.

Vieille pratique des commissions sous tables données par les sociétés étrangères aux corrompus algériens.

Les premiers éléments de cette enquête révèlent qu’en Février 2012 des responsables algériens avaient également accepté des ristournes, équivalentes à trois pour cent (3%) de la valeur du contrat de tramway à fournir au pays d’Afrique du nord. Des documents dans les dossiers des tribunaux espagnols leurs seront présentés, ils sont des preuves que des « commissions » ont été fournies aux négociants et signataires algériens.

Le sort des investissements de l’Etat algérien, surtout des projets de travaux publics, sont souvent prédestinés à enrichir les castes dirigeantes que d’apporter des solutions aux citoyens. D’après Hespress, l’un des plus anciens sites web marocains d’informations s’exprimant en langue arabe (créé en 2007), le montant total des pots de vin acceptés par les fonctionnaires algériens est d’environ 7.000.000 €.

Cette affaire a été largement clarifiée par les documents du scandale des Panama-Papers. L’existence des sociétés offshores, détenues par des fonctionnaires espagnols, se trouve directement liée aux contrats avec l’Algérie. Ils laissent apparaître avec précision les bénéficiaires, dont les noms algériens n’ont été cités, de ces commission-ristournes sur des achats algériens effectués sous l’ère Bouteflika.

Bouchouareb est directement impliqué dans les négociations avec de nombreuses compagnies étrangères en tant que ministre. Le conflit d’intérêts paraît évident, comme le montre Panama-Papers.

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