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Benguerdane : syndrome libyen et laxisme envers la radicalisation



La Tunisie voisine d’un sanctuaire puant la diplomatie inerte


vendredi 11 mars 2016
par Azouz Benhocine


Les détails sur l’attaque de Ben Guerdane, du sud de la Tunisie, qui s’est déroulée à l’aube de la journée du 7 mars 2016, clarifient et interpellent sur l’ampleur de la dégradation de la situation chez le pays voisin du sud oriental "la Libye". Même, si c’est un problème tunisien, le sanctuaire islamo-terroriste libyen reste l’origine principale de cet assaut, auquel ont pris entre 80 et 100 éléments combattants. Les ratissages, de la région du sud-est, sont concluants après 4 jours, un terroriste se cachait sous un pont à 50 km de la ville de Benguerdène...

Voir en ligne : Notre dossier : TUNISIE


Tunisie Benguerdane 4è jour par Populi-Scoop

La composition de ce contingent islamiste est tellement hétéroclite, que l’identification des morts est impossible pour certains. Des étrangers venus de Libye ayant perdu la vie ne trouvent pas noms. Mais globalement, après le choc, la sécurité tunisienne continue depuis 4 jours de traquer des criminels éparpillés dans la nature et de mettre des identités sur des cadavres.

Notre précédent article sur Benguerdène en Tunisie
- La Tunisie exposée aux assauts des hordes du sanctuaire en Libye

La puissante conviction des éléments impliqués dans cette assaille, leur donnait croyance d’instaurer leur premier Califat en Tunisie. Aux quarante-cinq corps des personnes abattues, actuellement entre les mains de la police, il faut rajouter 7 individus appréhendés vivants. Donc on est encore loin du compte proclamé à une centaine selon le chef du gouvernement tunisien.

Quelques membres du parti islamiste Ennahdha sont présents dans les rangs de ce groupe. Ils sont au nombre de 15 selon une estimation de la presse. Et nombreux d’entre eux ont suivi une formation au maniement des armes en Libye. Aussi les islamistes locaux non-partisans sont en grand nombre, originaires de Ben Guerdane et de l’ensemble du pays.

Dès 2011, après la chute du régime Ben Ali, des amnisties ont été accordées aux détenus tunisiens. Parmi eux une pléiade d’islamistes prêts à en découdre avec la société laïque qui n’a pas eu le temps de séculariser en Tunisie indépendante. En vertu du décret loi No 1 du 19 février 2011, promulgué par Foued Mebazaa, président par intérim, 9 libérés figurent parmi les cadavres. Et 6 autres aussi ont été relaxés, plus tard en 2012 par Moncef Marzouki.


- • Tunisie, l’essentiel des opérations antiterroristes de début août.
- • La Tunisie devant le retour des "djihadistes" du Moyen-Orient

Parmi les vétérans, on trouve Meftah Manita et Moez Fezani. Le premier a été arrêté en Tunisie en 2008, pour appartenance à une organisation terroriste et condamné à la prison, puis relâché en cassation, sous la pression des défenseurs des droits de l’homme arabes qui avaient crié victoire. Et le 2ème est un ancien détenu de Guantanamo où il a passé 7 ans.

Les principaux protagonistes de ce coup ne sont pas déterminés, les éléments arrêtés sont comme tous les autres que les polices et armés du Monde capturent. Ils ne parlent jamais, pris les armes à la main, ils disent « c’est un ami dont je ne connais pas le nom ! » Les soupçons versent à croire que Tarek Maaroufi ou bien Seifallah Ben Hassine, alias Abou Iyadh, sont certainement les principaux Emirs.


Tunisie - attaques terroristes à Ben Guerdane par argotheme

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