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Viols de mineurs par les casques bleus de l’ONU...



En République Centrafricaine, la vulnérabilité des mineurs et des femmes


vendredi 5 février 2016
par Azouz Benhocine


C’était le scandale des soldats français en République centrafricaine, le viol de mineurs. Maintenant plus de 150 soldats du contingent de la paix de l’ONU qui est incriminé avec de tels actes, les plus récents de l’année dernière 2015. Certainement il est difficile de remonter à de plus anciens crimes sexuels, sur des humains vulnérables, et de révéler d’autres cas. Dans ce pays où chrétiens et musulmans ne cohabitent pas, c’est comme d’autres situations africaines. Plusieurs fois l’Afrique a été montrée dans les agressions sexuelles...

Voir en ligne : Notre dossier : AFRIQUE


Centrafrique nouveaux cas d’abus et de viols... par Populi-Scoop

Un groupe de défense des droits de l’homme a allégué jeudi, 4 février, qu’au moins huit femmes et filles ont été violées ou sexuellement exploitées par les casques bleus. Human Rights Watch a précisé, amplifiant cette ignominie, que les jeunes personnes ont été violées près de l’aéroport à Bambari, deuxième plus grande ville du pays. De précédents faits se sont déroulés dans la capitale.

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De son côté, la mission de maintien de la paix des Nations Unies en République centrafricaine a reconnu, le jour même après la déclaration de HRW, avoir identifié sept nouvelles victimes possibles dans la même portées à son attention. Elle a déjà, sur Twitter, diffusé une reconnaissance que ses soldats ont perpétré d’inimaginables actes et reproduit ce qui déjà horrifié l’opinion : (Voir note vidéo en haut l’article). Ces révélations reviennent, au contraire, car certains soldats ont compris qu’il y a facilité de commettre ces abus sur des mineurs.

Un expert enquêteur envoyé à Bambari a bien trouvé des preuves assez suffisantes que cinq victimes présumées étaient mineures et avaient été victimes d’abus sexuels. En outre un adulte a été aussi victime d’exploitation sexuelle, a indiqué ce missionnaire. Il n’a pas pu interviewer la septième victime présumée, alors que les allégations de l’ONG sont actuellement à l’étude et constituent les pistes de l’enquêteur.

L’ONU a indiqué que les soldats impliqués dans ces nouveaux cas d’atteintes sexuelles sont originaires de la République du Congo. La population civile de ce pays africain a connu, depuis bien une décennie et à ce jour, ces agressions sexuelles, lors des troubles et conflits internes où ces méfaits étaient nombreux et répétés.

La mission de l’ONU a décidé que les 120 soldats de la République du Congo déployés dans les environs de Bambari, les 17 septembre et 14 décembre derniers, seront rapatriés après la fin de l’enquête. Ce qui présume que les personnes impliquées, une fois identifiées, seront poursuivies. Dans sa déclaration la mission onusienne a précisé que le contingent congolais sera confiné, dans son casernement, et ne pourra pas réaliser le travail pour lequel il est arrivé en Centrafrique.

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L’émissaire de l’ONU pour la République Centrafricaine, Onanga-Anyanga, s’est déplacé à Bambari, le même jour aussi, et a exprimé son indignation. Il a dit qu’il est pris par la honte, pour ces dernières allégations. Les qualifiant de « double- crime » en s’attaquant aux femmes et aux enfants par les casques bleus, envoyés pour protéger les vulnérables.

Ces nouveaux cas mettent en évidence l’augmentation des craintes d’abus. Les soldats de l’ONU chargés du maintien de la paix, risquent encore de causer ces viols, parce qu’ils sont identifiés des forces internationales. Un titre plus respecté que les soldats français ou bien les soldats locaux.

Au-delà de la capitale du pays, alors que le chaos s’était généralisé depuis déjà plus 3 ans, il n’est pas possible d’intervenir, sans des conséquences incontrôlables. Certaines victimes de ces abus sexuels ont avoué aux enquêteurs qu’elles avaient peur, menacées de mort par leurs bourreaux, si elles ne soumettaient pas.

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