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Berbères, communauté vivant à l’étranger et nationalisme arabe en Algérie



La révision de la constitution promet de redessiner de vieilles constantes nationales


lundi 2 novembre 2015
par Damien Djamel Bouch’Raf


Lors du 60éme anniversaire, l’année passée, le 1er novembre algérien s’enorgueillit de la mémoire des martyrs et ce malgré les secousses du printemps, devenu une catastrophe terroriste régionale. Le pétrole était à plus 100 dollars. En 2015, la 61ème cérémonie du déclenchement de la guerre de libération revêt un caractère plus solennel. Les caisses de retentissement populiste remettent les pieds sur Terre, avec un baril à la moyenne des 50 dollars.

Voir en ligne : Notre dossier : Algérie

#الواقع_العربي | بعد مضي أكثر من ستة عقود على اندلاع ثورة نوفمبر.. هل يمكن أن تشهد #الجزائر ثورة شبابية؟تقرير : ناصر آيت طاهرالحلقة كاملة : http://aja.me/3dgc

Posté par ‎-‎ dimanche 1 novembre 2015

A Alger on revient alors à la révision constitutionnelle que Bouteflika a annoncée en l’occasion de l’évocation du début de la tâche historique, de 1954, que le peuple algérien a pris à bras le corps. Prêter l’attention à la stabilité, veut dire que l’ambition de sortir du sous-développement, qu’un demi-siècle d’indépendance n’a pas conquis, est renvoyée loin après l’urgence. Alors que la menace s’aggrave en urgence à surmonter.

Quelques uns de nos articles sur l’amendement de la constitution en Algérie.
- août 2012, Algérie : Désespérément une constitution
- avril 2015, L’insipide révision de la constitution qui échappe aux Algériens
- juin 2011, Le système algérien de gouvernance dépourvu d’une constitution sacralisée.
- La suite ICI

Nous avons suivie, sur POPULI-SCOOP, à lire au lien ci-dessus, depuis le début les transgressions que le pouvoir de Bouteflika a porté à la première loi. La conclusion du message du président que nous vous donnons en document, est significative de la panique qui habite l’autorité dont la légitimité laisse bredouille le pays de l’alternance. « … notre peuple, exercé à affronter les difficultés et à relever les défis, saura dépasser cette étape porteuse de crises,… quels que soient la difficulté de la situation et le danger encouru.  »

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61e anniversaire du déclenchement de la Révolution du 1er Novembre 1954.
Texte intégral du message, du Président Bouteflika, à l’occasion de la commémoration du 61e anniversaire du déclenchement de la Révolution du 1er Novembre 1954.

Alors que le débat national a perdu le clivage entre classes sociales, pouvant alimenter la pratique de la politique d’une manière apaisée, voire civilisée, la confrontation réelle et qui coûte chère à l’Algérie, reste omniprésente. Elle se situe dans l’interprétation surannée de l’islam politique et sa conséquence dans l’insécurité quasi permanente, que la révision constitutionnelle devait rendre moins tempétueuse.

Selon l’élogieux article de l’APS (Algérie Presse Service : à lire ICI) le nouveau projet concocté à la présidence apporte des «  Garanties constitutionnelles inédites du processus de démocratisation  ». Il définit «  Les projections contenues dans le projet de révision constitutionnelle énoncées samedi par le président Abdelaziz Bouteflika, préfigurent une vie politique plus ouverte protégée par des mécanismes constitutionnels inédits.  »

En effet la RDN (Révolution Démocratique Nationale) que l’Algérie se doit de réaliser pour l’irréversibilité des libertés, l’instauration des égalités, l’extinction des fléaux comme la corruption et l’avènement d’une émancipation collective, n’a cessé de revenir au devant. Aussi bien pendant l’époque 1954/92 qu’à ce jour encore, le pluralisme naturel de toute société éclairant ses destins reste à définir.

Les 3 sujets qui reviennent avec pertinence depuis les deux dernières décennies sont :
- L’apport de la communauté nationale vivant à l’étranger dans…
- … L’organisation efficiente de la communauté nationale pour appréhender une démocratie fonctionnelle par diverses philosophies animée d’alternance.
- Et la pertinence de l’identité berbère qui ne cesse d’exprimer qu’elle est brimée quand on lui impose le nationalisme arabo-islamiste.

Voici un sujet, parmi les échanges entre Algériens, glané sur les réseaux sociaux qui reflète l’atmosphère de haine entre tenants d’un fédéralisme où la Kabylie, à forte personnalité différente de celle imposée par la définition officielle, est distinguée et ceux du nationalisme que les vieilles recettes, de l’unité nationale, prescrivent depuis, ou même avant le 1er novembre 1954.

Les échanges de ce poste sur facebook éclairent sur la principale tension...

Frustrations de berbères, jusqu’à quand ? Les administrations qui refusent les prénoms amazyghs.

Aujourd’hui à l’assemblée nationale autour d’une question orale sur le refus des agents d’inscrire des prénoms berbères à l’état civil.

Posté par Belgacem Azwaw sur jeudi 8 octobre 2015

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