POPULI-SCOOP : Info citoyenne & Actu critique

 


Offensive sur Tikrit, nécessaire pour libérer Mossoul



Des comptes seront demandés aux complices qui ont servi le Daesh


mardi 3 mars 2015
par Rebel Kazimir


Pour nombreux observateurs, c’est le début de la reconquête des régions irakiennes prises par le Daesh. Avec et sur celles relevant de la Syrie, les terroristes ayant pour guide Abu-Bakr El-Baghdadi, l’Etat Islamique a été proclamé en été 2014. C’est aussi le commencement de la défaite du premier Etat terroriste que nombreux musulmans, généralement islamistes, ont préféré soutenir... Sur la carte que nous vous proposons, qui sera continuellement mise à jour, la répartition des territoires entre les forces régionales en place.

Voir en ligne : Notre dossier : Daesh ISIS EIIL Daech

Syria and Iraq 2014-onward War map

  Contrôlé par par l’Armée syrienne libre et ses alliés et le Front islamique
  Contrôlé par le gouvernement syrien
  Contrôlé par le gouvernement irakien
  Contrôlé par l’État islamique
  Contrôlé par le Front al-Nosra
  Contrôlé par les Kurdes syriens
  Contrôlé par les Peshmergas Kurdes irakiens
  Zones contestées

L’une des offensives qui peut compter dans l’avenir de l’Irak a commencé en ce début mars 2015. La reconquête de la ville de Tikrīt, d’où est originaire l’ancien dictateur Saddam Hussein, semble être favorablement entamée. Elle est située dans la province de Salahuddin qui est dans son ensemble l’objectif de cette offensive. L’armée irakienne a avancé dès le second jour du mois de beaucoup de terrains…

Nos derniers sujets sur la situation de cette région du Moyen-Orient :

- L’Iran contre l’EI (Etat Islamique) : politique de guerre sectaire en islam
- Retrait du passeport d’un journaliste japonais qui voulait se rendre en Syrie
- Une conférence sur le financement du terrorisme, quand le Daesh vend du pétrole et du blé
- L’EI s’adresse aux musulmans, aux bons entendeurs qui relaient

Des sources militaires ont fait état d’avions irakiens participant à l’opération. Par contre il n’est pas clair, dans l’immédiat, si l’offensive pouvait aussi compter sur un soutien aérien étranger, alors qu’il est très utile. Les iraniens et la coalition antidjihadistes internationale conduite par les États-Unis, sont présentes et peuvent beaucoup aider.

L’intervention militaire contre l’État islamique et le Front al-Nosra en Irak et en Syrie, auxquelles s’est joint le bateau français le "Charles-de-Gaulle", dans le cadre de la « Coalition arabo-occidentale en Irak et en Syrie », avance désormais, alors que reculent les terroristes. Les frappes aériennes commencées depuis fin août 2014, telle une guerre ouverte, commencent à donner leurs premiers résultats, surtout en Irak prenant de nouveaux territoire dans la province occidentale d’Anbar.

Selon les premiers éléments diffusés par l’armée irakienne quelques 30 000 hommes participent à cette offensive qui a pour objectif la reprise de cette localité située au nord-est de la capitale Baghdad. Ces troupes se composent de l’armée régulière qui est maintenant mieux encadrée par des instructeurs étrangers dont les américains, mais aussi des chiites d’Irak (appelés Hashid Shaabi), des Kurdes et de quelques combattants autonomes et même étrangers ayant rejoint ces combats.

Un colonel irakien a déclaré à l’AFP : «  Les forces de sécurité avancent dans trois directions vers Tikrit. A partir d’Ad-Dawr (au sud) et Al-Alam (au nord)  » Il a précisé que « D es chasseurs-bombardiers, des hélicoptères et l’artillerie visent Tikrit pour assurer la progression (des forces progouvernementales) et couper les voies de ravitaillement…  » de l’ennemi.

Tikrit a été envahie par les criminels du Daesh il y a quelques 10 mois, avec l’aide des islamistes locaux et on soupçonne aussi les anciens du parti Baâth. Avant de pénétrer la ville, les islamo-terroristes prenaient des renseignements des lieux et sites de l’armée irakienne qui a été chassée avec une facilité déconcertante en abandonnant ses arsenaux.

Ce retour de l’armée pose le problème du traitement réservé à ces complicités qui ont pleinement travaillé avec les terroristes. Le premier ministère a diffusé un communiqué en fin d’après-midi du 1er Mars, annonçant le début de cette opération de sécurité pour « libérer » cette zone stratégique. Déjà repoussés loin de la région de Bagdad et au nord kurde de la province orientale de Diyala, l’EI (Etat Islamique) vit un début de débâcle.

Haider El-Aabadi, le 1er ministre, s’est exprimé dans la ville de Sammara (proche de Tikrit) où il supervise l’opération, sur les éventuelles résistances. Il a proposé aux combattants tribaux sunnites qui se sont impliqués avec les djihadistes dans les assauts sur Tikrit, une « dernière chance » pour abandonner le groupe État Islamique. Le rapporteur de l’ONU a blâmé les crimes d’ISIS, mais aussi cité des actes de massacres de personnes ayant servies les terroristes.

Répondre à cet article