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Abou Hamza, prédicateur de l’islamo-terrorisme extradé aux Etats-Unis



En Angleterre, Abou Hamza était pendant des années la vedette des fanatiques de plusieurs nationalités.


samedi 6 octobre 2012
par Gros Emile


Des années de batailles juridiques qui ont épuisé et vérifié les équilibres entre les libertés civiles et la sécurité, ont débouché sur l’extradition de 5 personnes d’Angleterre vers les Etats-Unis. Parmi ces présumés terroristes, une figure marquante de l’islamisme, le fougueux prédicateur Abou Hamza al-Masri.

Les autres quatre hommes sont Babar Ahmad, Seyla Talha Ahsan, Adel Abdul Bary et Khaled al-Fawaz. M. Bary et M. Fawaz sont accusés dans le massacre de plus de 200 personnes dans les attentats de 1998 contre les ambassades américaines à Dar es Salaam, en Tanzanie, et de Nairobi, au Kenya. M. Ahsan et M. Ahmad ont été comme fournisseurs d’appuis aux terroristes et dans diverses infractions du même genre.

De son vrai nom Mostafa Kamel Mostafa, Abou Hamza est né en Egypte. Il a débarqué en Grande-Bretagne en 1979 pour étudier. A l’époque les campus, et dans le monde arabe avec l’aval des autorités de ces pays, notamment en Algérie, accueillaient à bras ouverts les islamistes. Il était incarcéré depuis 2006, d’autres frais, dont l’incitation au terrorisme.

Âgé de 54 ans, son physique à la limite monstrueux faisait l’objet de fascination chez les islamistes. Crochet à la place d’une main amputée et borgne, il a été ainsi transformé à la suite de blessures causées par des explosifs qu’il manipulait.

Dernièrement il avait perdu pour son appel devant la Cour européenne des droits de l’homme, qui a statué en faveur de l’extradition en Avril dernier. Elle a même insisté pour précipiter les procédures le concernant et ce dans l’intérêt de la justice. Afin qu’il soit jugé le plus rapidement possible et ce quelque soi la juridiction et le pays.

Envoyés aux États-Unis le vendredi 5 octobre pour répondre à un lourd tableau d’accusations pour terrorisme. Tous les ultimes recours ont été épuisés pour ces prévenus. Si les quatre autres personnes restent peu connues, Abou Hamza est un machiavélique prêcheur de haine qui officiait depuis des années dans la mosquée de Finsbury Park au nord de Londres, provoquant des hystéries parmi les fanatiques qui le vénèrent.

En effet ses sermons, qui se tenaient depuis des années, enflammaient les foules qu’elles attiraient. Malgré les nombreux adeptes que regroupaient ses discours, les services de sécurité britanniques minimisaient leur importance.

Cette mosquée est toujours un point de ralliement malgré la surveillance. Elle a eu comme disciple Richard Reid, l’homme à la « chaussure piégée », qui purge une peine à perpétuité pour tentative d’acte terroriste sur un vol transatlantique en décembre 2001. Et un autre franco-marocain, Zacarias Moussaoui, accusé d’avoir été formé pour être dans les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis.

Les Etats-Unis ont souhaité son extradition depuis 2004, alors qu’il était libre et prêchait. Il doit faire face à 11 chefs d’accusation qui incluent les appelant à la guerre sainte en Afghanistan , un rôle prouvé par des enquêteurs dans les enlèvements au Yémen et la participation à un complot visant à mettre en place un camp d’entraînement de terroristes en Oregon, sur le sol américain.