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Israël cache le visage du tueur de Corrie Rachel



Crime de guerre et parodie de procès.


mercredi 29 août 2012
par Rebel Kazimir


L’impunité d’Israël dans la spoliation des palestiniens de leur pays, du massacre de leur marmaille et des tueries des humanistes qui tentent d’alléger les souffrances des colonisés, est la pire injustice de notre époque. Des semblants de procès se tiennent dans ce qui est présenté la meilleure démocratie du Moyen-Orient, tous justifient des crimes reconnus insoutenables et confirmant d’actes commis par des criminels de guerre.

On s’imagine si c’est un bulldozer palestinien qui a tué un américain ou un israélien, de et par quelle justice sera traitée cette affaire. L’engin israélien qui a écrasé en mars 2003 Rachel Corrie, la jeune américaine, relève des équipements de Tsahal. Une armée composée à plus de 65% de binationaux venants d’Amérique, de France, d’Angleterre, d’Australie et d’autres pays généralement européens. Rachel protestait contre la démolition de maisons palestiniennes dans la bande de Gaza.

Contestant la décision hâtive de 2003, la famille de Corrie avait déposé, en mars 2010, une plainte au civil contre l’Etat d’Israël et le ministère de la défense. Dès le début le procureur général de Tsahal, exerçant dans la justice assurée de l’impunité des criminels qu’elle protège, a clôturé le dossier et aucune mesure, même disciplinaire, n’a été prise.

Le procès auquel a assisté la famille de Rachel, a débuté en Mars 2010 suite à la dernière procédure ouverte... Il s’est déroulé en 15 séances, avec la présence des parents (père, mère et soeurs) de Rachel. Des instances trop expéditives, pendant lesquelles des témoignages oraux se sont relayés devant la juridiction. Parmi ces derniers le conducteur du buldozer, caché derrière un rideau pour ne pas révéler son identité, car il risque ailleurs d’être classé parmi les nombreux criminels de guerre israéliens.

Le porte-parole de l’Etat hébreu, à l’issue du verdict rendu le 28 août, s’est empressé de justifier la décision. Les autorités israéliennes ne pouvaient rester silencieuses, car cette affaire est très suivie et commentée comme arbitraire par nombreux observateurs et diplomates.

Le juge israélien qui a présidé cette dernière parodie de procès, nommé Oded Gershon a déclaré, que l’Etat colonialiste, qui ne s’est pas donné la peine de mettre Rachel en arrestation, ne portait aucune responsabilité pour sa mort. Hanan Ashrawi, membre du comité exécutif de l’OLP, a déclaré dans un communiqué que le gouvernement des Etats-Unis « a été remarquablement absent, et son silence est assourdissant » , qualifiant Washington de « complice qui aggrave ce crime. »

La mère de la victime, Mme Cindy Corrie, s’est offusquée « … l’action en justice s’est substituée à une enquête judiciaire, celle qui n’a jamais eu lieu » et recul des instances diplomatiques américaines. En Juin 2004, un représentant du secrétariat d’Etat a écrit à la famille qualifiant l’enquête de Tsahal n’était pas « complète, crédible et transparente » .

Devenue un symbole international de la résistance palestinienne, le geste de Corrie Rachel reste édifiant pour la paix et l’insécurité entretenue par Israël, comme incidence sur le Monde. Il montre la sauvagerie de Tsahal en cas de remise en cause du colonialisme sioniste. Un navire dans ce qui est la flottille d’aide à Gaza porte son nom.

Quand elle a été tuée, elle portait costume brillant, un gilet de couleur orange vif, et criait avec un mégaphone, n’importe qui pourrait la voir. Le fait s’est déroulé lors de la seconde Intifada. Corrie, étudiante à l’Evergreen, un College d’Olympia à Washington, a rejoint le Mouvement de Solidarité Internationale en Janvier 2003. Elle a passé les dernières semaines de sa vie à Rafah, la partie de la ville de Gaza proche de l’Egypte.

Dans e-mail envoyé le 27 février 2003 à sa famille, elle écrivait que 600 maisons avaient été détruites depuis le début de l’Intifada. Le 16 Mars avec sept autres militants américains et britanniques, ils se sont présentés comme bouclier humain, se mettant à genoux entre les bulldozers et une maison sur le point d’être rasée.

La famille de Corrie Rachel présume déjà faire appel de ce verdict...