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Algérie : l’asile à Abou Qatada en Tunisie



La Tunisie, sous Ennahdha, prend le risque d’excitation de l’épine salafiste locale !


lundi 13 août 2012
par Azouz Benhocine


Le gouvernement d’Ennahdha de Tunisie a accordé l’asile politique à Abou-Qatada, un nom qui fait frémir de peine nombreuses familles algériennes. La déclaration a été faite par le représentant, du moins le prêcheur le plus renommé, du courant « salafiste-djihadiste » au sein de toute « l’internationale islamiste ». Il s’agit de Mohamed Et-Tahaoui qui fait l’apologie ouverte du terrorisme islamiste partout sur Terre. Il annonce Dans Tanit-PRESSE que la Tunisie est prête à l’accueillir !

Une extradition d’Abou-Qatada vers la Tunisie est encore refusée par l’Angleterre où il est emprisonné. Mais ses complices jouant avec les droits de l’Homme, comme pour un certain Mourad Dhina, planifient avec la légalité internationale qui se réfère à la liberté de circuler de l’intéressé. Son arrivée est acceptée par les autorités islamistes tunisiennes. La terreur des salafistes tunisiens est trop agressive en démocratie, tel est aussi le risque.

L’intéressé est déjà condamné dans son pays la Jordanie, à plusieurs peines où son palmarès d’accusations est le plus édifiant et le plus lourd. Pour les services de sécurité occidentaux, c’est l’ambassadeur de Ben Laden en Europe. Son acolyte Mohamed Et-Tahaoui, à partir de la Jordanie révèle les risques que font prendre les islamistes d’Ennahdha aux tunisiens...

Qui est Abou-Katada ? Un criminel international en liaison avec AQMI

C’est un prêcheur qui est passé plusieurs fois en Algérie pendant les années 1990 à 1992, au moment du sombre règne des mosquées inondées d’obscurantisme et de haine. Il était accueilli par les dirigeants du FIS. Il revendiquait, fetwa à l’appui, qu’on peut tuer les femmes et les enfants au nom du projet de l’application de la « Charia » en terre d’islam.

Avant lui, l’autre Cheikh Al-Ghazali l’avait précédé par des passages intensifs sur l’unique chaîne télé nationale en heure de grande audition, 19 à 20 heures, le disait avec moins de virulence qu’au moment du terrorisme. De la même façon, mais plus d’hypocrisie que de sagesse pour cet Azhari, et le plus officiellement car invité pour 10 ans par Chadli-Messaâdi-Mehri à la TV algérienne, pour la nécessité de Djihad afin d’appliquer la même pseudo-merveilleuse « Charia »

Au niveau international c’est avec Abou Qatada al-Filistini1 (arabe : أبو قتادة الفلسطيني) qu’il est appelé, des fois c’est Abou Omar. Il est né, entre 1959 et 1960 à Bethléem, en Cisjordanie, en Palestine dirigée par Abou Abbas actuellement. Mais il est de nationalité jordanienne. Pour les services de sécurité occident, il est classé comme terroriste palestinien.

La cour jordanienne de sûreté de l’État l’a condamné à deux reprises, en 1998 et 2000, à 15 ans de travaux forcés, pour « financement d’un groupe interdit » et « liens avec Al-Qaïda », ainsi que pour la « préparation d’attentats visant des objectifs américains et juifs et des visiteurs chrétiens en Terre sainte lors du Jubilé 2000 ». Et comme pour l’Algérie, la justice jordanienne peine à rapatrier ses terroristes même quand ils sont condamnés. Les pays occidentaux, -Canada, France et Royaume Uni-, les libèrent et des fois les présente comme des persécutés.

En Angleterre, il devait être relaxé en plein Jeux Olympiques de Londres 2012, mais on lui a encore imposé des jours de liberté très-surveillée. Il a été arrêté une fois première en août 2005, par la police britannique après les attentats du 7 juillet 2005 à Londres, dans le seul dessein de l’extrader. Aucun pays n’en voulait à l’époque, comme maintenant sauf Ennahdha du pays voisin. Son extradition vers la Jordanie était bloquée par les tortures qu’il allait subir s’il retournait dans son pays d’origine, nombreux algériens bénéficient de cette bénédiction "droits-l’hommiste".

Il est libéré le 17 juin 2008 de la prison de Long Lartin sur décision d’une commission spéciale. Il est à nouveau arrêté par la suite, quand AQMI "Al-Qaïda au pays du Maghreb islamique" enlève quatre touristes britanniques au Mali pour obtenir sa libération en janvier 2009. Des preuves ont été établies de son implication. Le 6 février 2012, il est placé en liberté conditionnelle, assigné à résidence et soumis à un contrôle des visites, le très-surveillé !

Pour l’Algérie c’est encore une menace, la présence de ce tueur en force dans la région du Maghreb. D’autant qu’il arrive avec la dernière et des plus belle alertes pour laquelle il est accusé, ses rapports à l’AQMI. Une organisation, dirigée par des algériens, qui dispose, grâce à l’argent des enlèvements d’occidentaux, de vrais arsenaux. Ils ont été fournis par les occidentaux, et achetées dernièrement chez les milices libyennes.

Le bras de fer actuel se joue avec ses avocats, ses filières de soutiens qui sont très nombreuses, parmi lesquelles celles des islamistes algériens et des plus légaux.

La secrétaire d’État à l’Intérieur Theresa May s’oppose à sa libération. Le gouvernement du Royaume-Uni souhaite extrader Abou Qatada vers la Jordanie afin qu’il y soit jugé. Dans un jugement rendu le 17 janvier 2012, la Cour européenne des droits de l’homme s’oppose à cette extradition qui violerait le droit fondamental à un procès équitable.

Si c’est un homme dangereux pour l’humanité, il revient, comme tous terroristes notamment les algériens actuellement cachés en occident, à sa patrie de le juger. Il bénéfice cependant de la traîtrise des vies humaines massacrées, l’Algérie est le record mondial en nombre de victimes de l’islamo-terrorisme, par les ONG qui dévoient les principes des droits de l’homme… Pour plus de victimes !

Dans Tanit-PRESSE

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