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La cour européenne accorde à la France d’expulser un Algérien membre de l’AQMI

La justice algérienne regagne une crédibilité avec le mouvement qui destitua Bouteflika...

mercredi 1er mai 2019, par Damien Djamel Bouch’Raf

Changement, en France, dans la perception de l’action judiciaire en Algérie. Plusieurs criminels, de ce pays d’Afrique du nord, trouvaient échappatoire et impunité en Europe, sous prétexte qu’ils risquaient d’être torturés, dans leur pays d’origine. Quelques uns des jugés comme impliqués dans des actes terroristes, fuient les décisions des tribunaux d’un Etat dont la population vient de se révolter contre ses médiocres dirigeants, dont sa mauvaise justice...

Comme les deux fils de Madani Abbassi, le chef du pôle majeur de l’islamo-terrorisme qui sévit en Algérie, ils ne répondent pas des poursuites qui sont prononcées à leur encontre. Pour les deux rejetons du Cheikh, commanditaire de moult crimes en Algérie qui vient de rendre l’ me, un jugement de 1996 en Allemagne les condamne pour trafic d’armes.

Ce qui ne leur permet pas de bouger du Royaume-Uni, sans se faire arrêter. Leurs complices, celui qui leur a vendu une cargaison d’armes et de munitions, un Hollandais, a été arrêté, jugé et a purgé sa peine...

- Le plus grand terroriste algérien court toujours et, gr ce à l’impunité, publie ses aveux
10 février 2019

Comme nombreux autres Algériens, repérés par Interpole, souvent ils ne peuvent se déplacer qu’avec autorisation des instances judiciaires qui les suivent avec de méticuleux contrôles. Notamment en Angleterre, les condamnés pour des faits commis dans leur pays, lors de la décennie noire, vivent dans la quiétude s’ils ne commettent aucun nouveau délit. Mais certains ne s’en passent d’assumer leurs convictions...

Le regain de crédibilité, par la justice algérienne, s’apparente à une conséquence du mouvement populaire qui a réussi, avec l’aide de l’armée, à faire démissionner le potentat Bouteflika. De la mutation que vit la société qu’on n’avait pas imaginé tant débordante de dynamisme militant, jaillissent nombreuses conceptions imperceptibles, il y a quelques semaines auparavant.

La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a autorisé, par sa décision du lundi 29 avril, l’expulsion vers l’Algérie d’ALi Meguimi. Cet individu condamné pour terrorisme en France, échappait à la justice de son pays d’origine où ses délits ne sont pas connus, à part qu’il projetait de rejoindre l’AQMI, la succursale d’Al-Qaïda qui opère en Afrique du nord et de l’ouest.

La décision de la cour européenne, concernant l’Algérien Meguemi qui voulait rejoindre l’AQMI.

Depuis le 3 janvier 2019, Paris a déposé une demande à la Cour européenne des droits de l’homme afin de pouvoir expulser des terroristes algériens particulièrement. L’instance continentale devait se prononcer, lors de l’audience publique tenue, mardi 22 janvier, dans l’affaire opposant l’Etat français à cet Algérien condamné pour terrorisme. Il projetait de faire exploser la Tour-Eiffel, mais rejoindre le Sahara pour les rangs de l’AQMI.

- Base de données des dossiers judiciaires du terrorisme en Algérie
27 décembre 2016

Ce qui rendait exceptionnelle ce jugement, c’est l’inversement des dispositions antérieures, sur lesquelles Populi-Scoop a publié plusieurs articles. Nous disons que le rapatriement de justiciables liés à des affaires de terrorisme et qui trouvent impunité en se réfugiant en Europe.

Ce coup porte même la remise en cause de la propagande des « généraux ». Celle que distillaient les défenseurs des « droits de l’homme », avec le refrain de junte du genre égyptien, pour et avec les islamistes. Ce qui prend fin. Le jugement en Europe autorise le retour au bercail d’un terroriste, déjà condamné…

Il y a exactement un an, en avril 2018, un imam algérien a été déjà expulsé de France, après avoir épuisé ses recours auprès de la même cour. Il n’était accusé de terrorisme, mais officiait officiellement dans un lieu de culte, à Marseille, avec des prêches incendiaires et distillant de la haine.

Ce qui constitue un précédent, en matière de destination vers l’Algérie des islamistes. Mais ce nouveau cas n’est pas de même nature procédurale. M. Meguimi a encore la période de trois mois pour faire appel devant la CEDH. Période durant laquelle il ne peut être expulsé.

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