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Une idée des enfants que le terrorisme islamiste a laissé en Irak et en Syrie



Les activistes qui appuient le terrorisme en terre d’islam, sont familiarisés avec l’obscurantisme


dimanche 11 août 2019
par Azouz Benhocine


Les islamistes qui produisent la matrice théorique du terrorisme confessionnel lié à l’islam, condamnent rarement les crimes. Certains bénéficient des grands actes de piraterie, comme de détournement du pétrole syrien par la Turquie. Ou bien les prises de richesses telles que les vestiges archéologiques ou bien les métaux précieux que les soldats de l’alliance américaine amassent en arrêtant les personnes qui les portent…

Voir en ligne : Notre dossier : Terrorisme

Dans un édifiant reportage de l’AFP, daté du 23 juillet, intitulé « Les enfants de Daech », le sujet des filles otages des « djihadistes » pour servir d’objets sexuels et surtout les enfants qui en sont nés des accouplements, est exposé par la correspondante de l’agence française en Irak. Au cœur de ce sujet figure la barbarie que subissent les 2 catégories des plus vulnérables, des femmes et de la marmaille.

Surtout, il faut insister d’emblée pour ces sujets, que l’islamisme de de la cruauté peut encore mobiliser les jeunes et de nouveau encore, des hordes de criminels peuvent reprendre du service pour commettre le pire. Ce qui interpelle aussi, l’épisode de la communauté « Yazidie » en Irak a montré combien les fillettes sont à portée de vandales masculins abreuvés de monstruosité…

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Dans justement la question du terrorisme islamiste, notamment celui qui a sévi tant en Irak, qu’en Syrie ou bien même dès le début en Afghanistan, le discours des hommes obscurcissait la parole féminine. Ce n’était tellement le cas de l’hécatombe de la « décennie noire » en Algérie, vécue dans la solitude par les Algériens et leur armée, alors que le Monde s’en détourne encore à ce jour de cette épisode de l’Histoire de l’humanité.

D’après un certain Baba Chaouich, religieux yazidi, gardien d’un site sacré à Lalish, questionné par Maya Gebeily, la correspondante de l’AFP, le sort des femmes ayant survécu à leur captivité et de leur progéniture est encore inconnu. Pendant 5 longues années, les affres qui ont éclaté à l’opinion internationale sont le début de la fin de l’existence de la communauté, quand leur principale ville « Sinjar » ne se relève pas encore et ses ruines sont un vaste émiettement.

Dans le même contexte d’endurance, même avec le net recul de l’EI (Etat Islamique), il n’y a point d’amélioration, les mêmes atrocités sont racontées mais très peu de solutions sont visibles. L’une des grandes tares de « l’après-Daesh », est l’arrivée des enfants nés de parents terroristes et souvent inconnus. C’est une humiliation trop forte pour les « Yazidis » qui ont connu les enlèvements massifs de leurs filles.

Une métaphores palpitante figure dans le texte produit avec la série de photos de reporters de guerre et surtout de terrain. Elle précise que les enfants qui avaient vécu sous l’emprise du groupe de l’Etat islamique demeuraient vulnérables à l’extrémisme. « Les enfants sont comme des armes vides. Vous pouvez les charger avec les munitions que vous voulez… ».

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Les nombreux gosses issus du viol d’une femme yazidie, sont exposés au rejet motivé par moult interprétation de leur situation. Certains ont un père inconnu et sont exposés à l’absence d’une patronyme d’identité, notamment pour l’état civil. Si ce n’est pas l’empathie qui les fait accepter, des gens croient qu’ils peuvent virer à leur tour à commettre des violences.

Après leur passage, aux premières années de leur existence sans scolarité, par la guerre où surtout l’homme qui était considéré leur père était impliqué, ils sortent vers une autre vie. Baghouz vient de tomber et les groupes de criminels qui l’occupaient ont vu leurs membres tués ou éparpillés, laissant des familles errantes.

Elles vivent dans une dizaine de camps pour déplacés et des abris de fortune, souvent réalisés à partir de tôles et de déchets ou en occupant ce qui reste des ruines. Et dans chacune des tentes fournies par l’ONU ou des abris de ciment transformés en foyer d’une famille, les poignants récits rapportés par ce récit sont un mélange d’incertitudes et d’indignité envers les autres et demain.

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